Avec le retrait du projet de loi de la mesure d'équilibre financier d'ici à 2027 ("âge pivot" pour les collègues partant en retraite entre 2022 et 2027), la volonté d'imposition, par le gouvernement, d'un texte déséquilibré pour les salariés semble mise en pause.
Snep UNSA

12 janvier 2020
Retrait d'un âge pivot du projet de loi : un préalable à la poursuite des discussions obtenu
Cette pause, obtenue en particulier par l'engagement des salariés et agents publics dans la grève, nous semble fragile.
Dans l’intérêt des personnels qu’elle représente, l’Unsa Éducation est prête à s’engager pleinement dans les négociations pour une réforme sans perdant·es ni puni·es dans l’Éducation nationale avec les revendications suivantes :
Le contenu du courrier du 1er ministre (ICI) pose question par rapport aux travaux parlementaires avec le point 7 (annonce de l'utilisation d'ordonnances). Le point 8 pose la question de la négociation entre partenaires sociaux avec un cadre très contraint.
Conduire, "en même temps", des débats parlementaires et une concertation entre les partenaires sociaux sur ce même sujet, épineux et sensible, n'est pas dans l'esprit de la démocratie. Pour nous, il est préférable que les parlementaires se saisissent d'un texte de compromis travaillé entre partenaires sociaux.
L'"âge d'équilibre" dit aussi "âge pivot" (à partir duquel il n'y a plus de pénalité en fonction de l'âge de départ) n'est pas retiré à notre connaissance pour les collègues amenés à partir après 2027 (64 ans sinon bonus/malus), notamment ceux nés après 1975. D'autre part, quel est l'intérêt, dans un système par point prétendument égalitaire, d'imposer un âge dit d'équilibre, hormis pousser les collègues à demander leur retraite de plus en plus tard ?
C'est pourquoi, l'UNSA reste mobilisée contre l'âge pivot
Pour les enseignants de l’Éducation nationale, affectés dans les établissements privés sous contrat, l'avenir de nos salaires et retraites dépend des discussions entre les syndicats du public (Snes-FSU, Se-UNSA, ...) et le ministre. En effet la loi prévoit que les mesures salariales des fonctionnaires doivent s'appliquer aux enseignants en contrat définitif.
Revalorisation des enseignants : maintenant, il faut avancer
Après les mobilisations du mois de décembre, il est maintenant temps d’avancer de façon concrète sur la revalorisation qui doit permettre le maintien du niveau de nos retraites et la reconnaissance de nos métiers. Nous serons reçu par Jean Michel Blanquer ce lundi 13 janvier. Nous y porterons nos revendications sur les salaires, les déroulements de carrières, les aménagements de fin de carrière et les conditions de départ à la retraite.
Après des mois de déclarations de la part de l’exécutif, pour le Snep-Unsa, il est désormais temps d’avancer. Nous voulons rapidement connaître les éléments sonnants et trébuchants posés sur la table de la négociation.
- une revalorisation conséquente qui permette le maintien du niveau de nos pensions et reconnaisse nos métiers à leur juste valeur ;
- un dispositif traduisant 100% de droits acquis pour les générations à partir de 1975 ;
- un aménagement des fins de carrière : retraite progressive pour tous, départ possible en cours d’année scolaire pour les PE ;
- une loi de programmation sécurisant la construction de la hausse à terme des 8 à 10 milliards d’euros annuels de la part consacrée aux rémunérations dans le budget de l’Éducation nationale avec le calendrier de montée en charge dès 2021.
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