Snep UNSA
19 juin 2026

[presse] FORMIRIS le paritarisme douteux entre Eglise - Syndicats et le Ministère de l'éducation nationale enfin dénoncé

Le 18 juin 2026 dans ce qui pourrait s'apparenter à un appel à libérer les enseignants du privé sous contrat d'un paritarisme douteux entre le SGEC, le Snceel, l'Unetp, le Synadic, le Synadec, la Fep-cfdt, le Snec-Cftc, le Spelc et la CGT-ep la Cour des comptes produit un rapport au vitriol sur les conséquences de la non-séparation du ministère de l'Education nationale et de cette forme de clergé que constitue FORMIRIS.


Au mois de mars 2018 le Snep UNSA, informé des pratiques découlant d'une forme de paritarisme entre le représentant de la conférence des évêques, le SGEC et des syndicats , demandait au ministre de l'Éducation nationale d'assurer un contrôle strict des actions de formation de 140.000 enseignant(e)s, agents publics de l’État.  Parmi les arguments soulevés par nous, nous nous étonnions que 20% des crédits de FORMIRIS soient lié à des frais de structure.

Nous nous étonnions aussi du financement public d'une association GABRIEL dont l'objet est de capter des données personnelles et professionnelles des agents, mais aussi des données personnelles des élèves afin de constituer une base de données parallèle à celle du ministère.


Le ministre refusa, en 2018, un contrôle précis, et le Conseil d'Etat valida le refus.


En 2026, il n'est plus question de 20% des crédits consommés par les frais de structures, mais de 35%. C'est-à-dire que pour 17,7 millions d'euros réellement consommés pour des actes de formation, 11,9 millions ont été utilisés pour payer la structure et des instituts liés par un projet commun : utiliser les fonds publics entre eux.


Les EAFC palient de plus en plus au manque d'action de formation mis en œuvre par FORMIRIS


Sur la base de réponses de moins de 4.000 répondants à une enquête interne, la cour des comptes affirme que 'les deux tiers des enseignants ayant
contacté leur conseiller territorial ont jugé sa présence « très importante »".  De là à affirmer que FORMIRIS rempli sa mission de formation des enseignants il y a un pas audacieux à franchir.


En revanche les inscriptions officielles par les enseignants dans les écoles de formation du ministère de l'Éducation nationale (EAFC) ne cessent de progresser "De 20 666 journées acquises auprès de 19 académies en 2022/2023, à 23 089 journées en 2023/2024, dans 22 rectorats, soit une progression de 12 %"


FORMIRIS est l'organisateur d'un projet de nature confessionnel : l'évangélisation des enseignants, agents publics de l'Etat


De la page 20 à la page 88 du rapport, la cour des comptes étrille le paritarisme douteux dirigé par le SGEC au profit d'interlocuteurs choisis sur le critère simple : l'acceptation du "principes d'un projet éducatif enraciné dans l'Évangile".


Jusqu'au détail de l'usage de la cantine interne aux personnels de Formiris, beaucoup de dérives sont pointées :

  • des montages associatifs douteux,
  • une indemnisation illégale des enseignants que Formiris contraint à parcours la France alors que les EAFC existent partout,
  • une attention peu soutenue accordée au contenu des formations,
  • un mode de calcul de la subvention devenu opaque depuis 2016,
  • un compte-rendu financier d’utilisation de la dotation moins lisible depuis 2020,
  • une convention obsolète,
  • une répartition de la dotation entre les bénéficiaires à la main de l’enseignement catholique,
  • une absence de contrôle de l’administration,
  • des frais de gestions prélevés par Formiris plus élevés que si la dotation était versée directement par le ministère,
  • des frais de structure très élevés, réduisant d’autant les crédits destinés à la formation des enseignants,
  • des frais de fonctionnement représentant encore un tiers de la contribution pour la formation continue,
  • un recours toujours incohérent à l’expertise externe,
  • une relation problématique avec l’association Gabriel,
  • une subdélégation anormale d’une fraction de la contribution de l’État.


L'attention du lecteur de ce rapport est orientée vers un processus d'enrichissement de Formiris, de certains de ses personnels et/ou de personnels liés au SGEC, sur la base de fonds publics et au prétexte de la formation des enseignants agents publics.


Un syndicat, n'est pas un procureur, il n'est pas de ses prérogatives de qualifier juridiquement ce que pointe la cour des comptes.


Le Snep UNSA a donc transmis au parquet de Paris le rapport de la cour des comptes afin que toute la lumière soit apportée sur cette mécanique douteuse profitant à quelques-uns. Le Snep UNSA poursuit ses échanges avec le ministère de l'Éducation nationale, afin que les recommandations de la cour des comptes se matérialisent dans l'intérêt de tous les collègues.


Contact presse :

Franck Pécot, 06 52 60 83 11


par Snep UNSA 18 juin 2026
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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
par Snep UNSA 23 mars 2026
Les données personnelles mais aussi professionnelles sont devenues des ressources convoitées et lucratives pour qui se les approprient. Le Snep UNSA, syndicat indépendant de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC) a déposé une plainte auprès de la CNIL, (commission nationale informatique et libertés) et une information à ce sujet auprès de la tutelle : le ministère de l'éducation nationale au mois de février 2025. De quelles données est-il question ? L'association SGEC, via différents outils et probablement avec seul prétexte le "caractère propre" récupère en particulier les données personnelles et professionnelles des enseignants en situation de précarité. Ainsi les maitres délégués doivent utiliser une plate forme (Caac Web) s'ils veulent obtenir du travail dans un établissement sous contrat catholique. A minima : nom, prénom, date de naissance, nationalité, adresse postales/mail/... situation familiale, nombre d'enfants, diplome, nombre de trimestres acquis à 55 ans, ... sont collectés. Il serait aussi question du stockage d'éléments d'évaluation professionnelle réalisée hors cadre réglementaire. Pourtant l'association SGEC n'est pas l'employeuse des agents publics. La responsabilité de ces transferts au SGEC, balayée par la ministre. Au mois de Mai 2025, madame la Ministre, madame Borne avait apporté une réponse surprenante. Surprenante car le lecteur pouvait comprendre que des données confidentielles ayant trait aux salaires des enseignants étaient transmises par les directeurs d'établissements privés associés à l'enseignement public à l'association SGEC. Pour madame Borne, les responsables de ces transferts sensibles sont les directeurs. La question de la légitimité de ces opérations était balayée notamment en arguant de leur statut de salarié de droit privé. Pourtant les directrices et d'écoles privées sous contrat sont des agent(e)s public(que)s. Ces éléments figurent notamment dans le registre des questions/réponses du Sénat ( ici ). Cela interroge la loyauté des directrices et directeurs, représentant(e)s de l'Etat auprès des personnels. Aujourd'hui les outils informatiques de l'association SGEC auraient été visités ? A lire la communication de cette association et de ses filiales départementales, qui "ne peuvent être regardées comme concourant au service public de l'enseignement"*, il y aurait eu "un accès non autorisé aux données relatives à l’identification des utilisateurs de cette application et aux coordonnées des élèves, de leurs familles et des enseignants"**. La CNIL est questionnée sous la forme d'une plainte par le Snep UNSA depuis un peu plus d'une année, sur la légitimité de l'appropriation des données personnelles et professionnelles des enseignants, concourant au service public de l'éducation. La communication de l'association SGEC est-ce un contre-feu allumé pour se placer en victime ? Le Snep UNSA, avec cet élément nouveau va solliciter une rencontre avec la présidente de la CNIL et demandera à nouveau des explications à monsieur le Ministre, monsieur Edouard Geffray , par ailleurs bien informé des procédures de la CNIL pour y avoir exercé des responsabilités. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11 * lire notamment, https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250404279.html ** communication de l'association SGEC
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