Snep UNSA
16 avril 2020
  • Les conditions incontournables pour la reprise

    Validées en CHSCT par les syndicats présents dont l'UNSA puis repris par tous les syndicats

    • La mise en place d’une politique massive de tests qui devra correspondre aux préconisations du Conseil scientifique et de l’OMS ;
    • La désinfection des écoles, services et établissements scolaires qui ont été fréquentés pendant la période de confinement avec des dotations en matériel spécifique (équipements, masques...) et une protection adaptée ;
    • La fourniture des matériels de protection (gel hydro-alcoolique, gants et masques chirurgicaux ou FFP2) en quantité suffisante pour les agent-e-s et les élèves, adaptés à la situation de travail de chacun ;
    • Les personnels dont la santé ou la pathologie le nécessite doivent bénéficier des mesures d'éloignement du travail et bénéficier d’un suivi médical tel que prévu par le décret 82-453 modifié ;
    • Les élèves dont la santé ou la pathologie le nécessite, et celles et ceux dont les parents souffrent de pathologies lourdes, doivent être exemptés du retour en présentiel ;
    • Des garanties concernant la limitation des effectifs dès le retour des élèves (retour qui ne peut être simultané de celui des adultes), afin de garantir la distanciation sociale exigée par ailleurs.

Retour progressif à l’école : quand la sécurité sera assurée !

Dans son allocution du lundi 13 avril, le président de la République a annoncé un déconfinement progressif à partir du 11 mai. Dans le même mouvement que le reste de la société, les écoles, collèges et lycées rouvriraient eux-aussi progressivement leurs portes à partir de cette même date. 

Le gouvernement est chargé d’élaborer le plan de déconfinement dans les deux prochaines semaines. Le Snep UNSA est particulièrement attentif.

les discussions avec le ministre ont débuté dès le 14 avril. L'Unsa a fait part au ministre de l’inquiétude vive et légitime des personnels suscitée par les annonces de la veille. 

Pour le Snep-Unsa, cette reprise progressive ne pourra avoir lieu que lorsque les conditions de sécurité sanitaire seront réunies et auront été fixées par les autorités compétentes.
 
Pour le Snep-Unsa, si l’école s’est arrêtée brutalement le 13 mars pour les enfants, les jeunes et les adultes, cette reprise ne peut se faire ni prématurément ni dans la précipitation mais au contraire avec précaution, préparation et adhésion de l’ensemble de la communauté éducative. Au regard de la situation sanitaire qui peut s’améliorer mais vraisemblablement va durer encore des mois, il ne pourrait s’agir que d’une reprise partielle peut-être avant l’été.
 
Avant toute chose, cette reprise progressive et partielle ne peut s’envisager que dans un cadre sanitaire strict, sécurisé et sécurisant, et identique pour toute la société. L’École ne doit pas être une dérogation aux règles imposées à la société en général et au monde du travail en particulier. Par exemple, il est inenvisageable de permettre des regroupements d’élèves dans une cour ou un restaurant scolaire quand les regroupements demeurent proscrits par ailleurs et que des distances minimales entre les personnes doivent être observées dans les entreprises. Le Snep-Unsa exige que des protocoles nationaux, découlant de la position du CHSCT, soient établis avant de reprendre pour fixer les interdits et les préconisations afin de ne pas faire porter la responsabilité de choisir telle ou telle organisation aux équipes des écoles et des établissements tant du point de vue du respect des règles sanitaires que du signalement de suspicion de développement de la maladie chez les élèves ou les adultes.
 
Le ministre a martelé que l’exemple de l’accueil des enfants de soignants devait servir d’inspiration pour le travail à mener pour imaginer la reprise. Le Snep-Unsa enquête sur ce dispositif qui montre ses limites, à la fois sanitaires et pédagogiques, pour une extension à un public plus large.
 
Concernant les personnels, les personnes à risques pour leur santé doivent pouvoir rester protégées chez elles et, pour les parents, les autorisations d’absence pour garde d’enfant doivent être maintenues.
 
Enfin, les objectifs de reprise doivent être fixés. Pour le Snep-Unsa, il s’agit bien, avant tout, de recréer du lien avec les élèves et non de rattraper le retard dans les apprentissages. S’il devait y avoir une priorité, ce serait de ramener sur le chemin de l’école les élèves qui s’en sont éloignés et particulièrement ceux qui auraient pu connaître des situations très difficiles pendant le confinement (isolement, malnutrition et violence notamment).
 
À cet égard, les équipes doivent pouvoir se préparer à accueillir des élèves et les familles dont certains pourraient avoir vécu une situation très déstabilisante voire dramatique. Ce temps de préparation est par ailleurs nécessaire à la mise place d’une organisation qui permette à chacun de s’investir en fonction de ses contraintes personnelles.
 
Il est donc indispensable que les équipes puissent se réunir avant le retour des élèves, tant pour l’organisation matérielle de l’accueil que pour l’organisation pédagogique des apprentissages.
 
Le Snep-Unsa agit avec les personnels pour que, si reprise il doit y avoir, elle s’opère dans des conditions préparées, sécurisées et efficaces pour les élèves et les personnels.
 
Pour le Snep-Unsa, compte tenu de l’évolution de la crise sanitaire, de l’ensemble des contraintes collectives et des situations individuelles à observer, la date du 11 mai semble plus qu’hypothétique pour que soit mise en place, dans les délais prévus, une organisation stable et sécurisée dont l’Éducation nationale à elle seule n’a pas la maîtrise. Sans compter dans certains établissements privés sous contrat, l'entrisme autoritaro-paternaliste d'associations qui cherchent à se prendre pour le ministre, le recteur et le DASEN.


Télécharger le communiqué de presse du 17 avril Télécharger le courrier intersyndical du 20 avril
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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
par Snep UNSA 23 mars 2026
Les données personnelles mais aussi professionnelles sont devenues des ressources convoitées et lucratives pour qui se les approprient. Le Snep UNSA, syndicat indépendant de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC) a déposé une plainte auprès de la CNIL, (commission nationale informatique et libertés) et une information à ce sujet auprès de la tutelle : le ministère de l'éducation nationale au mois de février 2025. De quelles données est-il question ? L'association SGEC, via différents outils et probablement avec seul prétexte le "caractère propre" récupère en particulier les données personnelles et professionnelles des enseignants en situation de précarité. Ainsi les maitres délégués doivent utiliser une plate forme (Caac Web) s'ils veulent obtenir du travail dans un établissement sous contrat catholique. A minima : nom, prénom, date de naissance, nationalité, adresse postales/mail/... situation familiale, nombre d'enfants, diplome, nombre de trimestres acquis à 55 ans, ... sont collectés. Il serait aussi question du stockage d'éléments d'évaluation professionnelle réalisée hors cadre réglementaire. Pourtant l'association SGEC n'est pas l'employeuse des agents publics. La responsabilité de ces transferts au SGEC, balayée par la ministre. Au mois de Mai 2025, madame la Ministre, madame Borne avait apporté une réponse surprenante. Surprenante car le lecteur pouvait comprendre que des données confidentielles ayant trait aux salaires des enseignants étaient transmises par les directeurs d'établissements privés associés à l'enseignement public à l'association SGEC. Pour madame Borne, les responsables de ces transferts sensibles sont les directeurs. La question de la légitimité de ces opérations était balayée notamment en arguant de leur statut de salarié de droit privé. Pourtant les directrices et d'écoles privées sous contrat sont des agent(e)s public(que)s. Ces éléments figurent notamment dans le registre des questions/réponses du Sénat ( ici ). Cela interroge la loyauté des directrices et directeurs, représentant(e)s de l'Etat auprès des personnels. Aujourd'hui les outils informatiques de l'association SGEC auraient été visités ? A lire la communication de cette association et de ses filiales départementales, qui "ne peuvent être regardées comme concourant au service public de l'enseignement"*, il y aurait eu "un accès non autorisé aux données relatives à l’identification des utilisateurs de cette application et aux coordonnées des élèves, de leurs familles et des enseignants"**. La CNIL est questionnée sous la forme d'une plainte par le Snep UNSA depuis un peu plus d'une année, sur la légitimité de l'appropriation des données personnelles et professionnelles des enseignants, concourant au service public de l'éducation. La communication de l'association SGEC est-ce un contre-feu allumé pour se placer en victime ? Le Snep UNSA, avec cet élément nouveau va solliciter une rencontre avec la présidente de la CNIL et demandera à nouveau des explications à monsieur le Ministre, monsieur Edouard Geffray , par ailleurs bien informé des procédures de la CNIL pour y avoir exercé des responsabilités. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11 * lire notamment, https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250404279.html ** communication de l'association SGEC
par Snep UNSA 12 mars 2026
L’État met enfin la main à la poche pour notre prévoyance (compenser la perte de revenu liée un arrêt, une invalidité, voire un décès) mais de manière très timide. Le Snep UNSA s'efforce d'informer la profession au moyen d'une analyse factuelle avec tableaux, synthèses et explications. En effet, il est prévu une cotisation élevée de notre part pour une couverture somme toute ridicule. Concrètement : payer une quarantaine d'euros par mois contre une petite dizaine actuellement pour être moins protégé, Le taux de couverture du salaire passerait de 95% à à 80% au mieux ! Les explications ICI L'actuel prévoyance OGEC est une mince compensation de notre sous statut de non-fonctionnaire (lauréats d'un Crpe privé, Cafep ou Caer). C'est-à-dire sur une carrière, nous perdons au moins 40.000 € soit au moins 80 € par mois. Les explications ICI et ICI Cette prévoyance nous est accordée par notre non-employeur (les OGEC et équivalents). Elle risque de disparaitre en décembre puisque les OGEC qui ne sont pas les employeurs des enseignants (agents publics) souhaitent réaliser des économies. Nous conseillons donc de souscrire à un organisme de type MGEN-MAGE-CNP dès maintenant quand vous recevrez le mail *, ou MGEN (ancienne formule), MAGE , INTERIALE après le 31 décembre 2026**. Si l'accord "OGEC" est maintenu, nous pourrons résilier le contrat devenant inutile. Nous aussi, nous pouvons penser à nous, d'abord. * pour bénéficier de l'abondement de l'Etat, 7 €/mois et l'absence de questionnaire de santé ** pour palier au possible arrêt ou la possible dégradation du contenu de l'accord "Ogec" Lire aussi, https://www.snep-unsa.fr/prevoyance https://www.snep-unsa.fr/perte-de-revenus-entre-enseignants-disposant-du-meme-concours
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