Snep UNSA Paris
7 février 2021

Pour le SGEC, repas malins à Albert de

L'association SGEC dirigée par Philippe DELORME, n'est pourtant pas dans la peine financière. Chaque année (via une autre association CNEL) elle prélève environ 60 millions d'euros sur les budgets des établissements privés sous contrat. 

Depuis trois mois, jusqu'à cette semaine, un lycée hôtelier sous contrat situé dans le VIIe arrondissement de Paris, ouvre son restaurant d'application pour y accueillir chaque jour une trentaine de personnes.

Cela en dépit de la mesure d'interdiction. Le président de l'association SGEC prend le droit d'écrire régulièrement depuis le premier confinement pour reprendre les consignes sanitaires officielles (voir ICI, ICI,  ICI, ICI, ICI, ICI, ICI, ICI) vient y déjeuner malgré la fermeture des restaurants, dont les restaurants d'application.

 Elèves et enseignants de cet établissement n'étaient pas d'accord pour recevoir un public extérieur à l'établissement. Il en faut plus au directeur de l'établissement, Patrice HAUCHARD. Consignes sanitaires liées au Covid19 ou consignes sanitaires liées à l'interdiction de fumer dans les murs, rien ne l’arrête pour le moment.

"Tous les midis, jusqu’à vingt-huit personnes sont accueillies au sein de notre restaurant et quinze élèves, qui tiennent les rôles des managers, de chefs de rang et de commis, sont chargés de les servir. Il peut même y avoir des tables de huit. Sur le carnet de réservations, il y a beaucoup de “Dupont” car ceux qui savent que c’est illégal, donnent des pseudos lors de la réservation".

Jusqu'au 25 mars, les réservations par des personnes extérieures à l'établissement étaient prises.

Des élèves menacés puis sanctionnés car ils ont eu le malheur de faire leur travail.

Dans la première semaine de février, suite à l'opposition suscitée par la consigne illégale donnée par la direction, les élèves ont été sanctionnés.

Leur tort ? Faire remarquer l'existence de la loi (certes temporelle) mais d'une loi qui précise les mesures de protection du fait de la pandémie liée à la Covid-19.

Les valeurs sont inversées puisque, entre autres détenteurs de l'autorité, un commissaire de Police a été sanctionné pour avoir déjeuner dans un restaurant illégalement ouvert. Voir ICI.

Nous avons demandé des explications au Rectorat de Paris.

Le président de l'association SGEC, P. Delorme, assume de manière singulière.

Selon lui, il serait  membre de l'établissement, il pourrait donc venir s'y restaurer. S'il ne le pouvait pas, le directeur serait responsable.

Le registre du personnel et les déclarations de dirigeants ne démontrent pas son appartenance à l'institution.

Pourtant l'association SGEC, notamment au moyen des 60 millions d'euros prélevés (via l'association CNEL) sur les établissements pourrait se faire livrer un repas ?

60 millions d'euros pour quoi faire ?  Faire croire qu'une administration parallèle à l’Éducation nationale existe ?

Pour mémoire, cette somme pourrait permettre d'augmenter de 1500 € par an les 40.000 personnels non-enseignants des établissements privés sous contrat (d'association à l'enseignement public).



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