Snep UNSA
7 février 2021

‌Le président du SGEC se désolidarise d’un de ses* directeurs après avoir bien rempli son ventre

Le journal Médiapart vient de publier un article le 4 février édifiant sur les pratiques d’un établissement catholique sous contrat d’association avec l’Etat. En effet, celui-ci nous apprend que ce restaurant d’application en hôtellerie continuait à accueillir des invités malgré les règles liées à la gestion du Covid, notamment par l’Education nationale.

Et devinez qui était parmi les clients du restaurant d’application ? M. Delorme, le président du Secrétariat général de l’enseignement catholique ! Mais cette association, ne nous donnait-elle pas des directives à respecter en matière de distanciation sociale dès le premier confinement ?

Extrait du journal Médiapart :
Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, est, lui, venu au mois de janvier. Joint par Mediapart, il n’y voit aucun problème : « J’y ai déjeuné la semaine dernière mais je ne transgresse rien car ce n’est pas de ma responsabilité. Il faut poser la question au chef d’établissement. »« Nous étions trois et je n’ai pas fait attention aux autres clients qui étaient présents », explique Philippe Delorme qui admet qu’il s’agissait « d’un déjeuner professionnel en compagnie du directeur ». « Je ne suis pas un public extérieur, moi, je fais partie de l’institution », défend le secrétaire général. Qu’en est-il des autres clients présents ce jour-là ? « Je ne sais pas qui étaient les autres clients, cela ne me regarde pas, je ne suis pas de la police », balaye-t-il.

Que de contradictions dans les propos tenus ! Il prétend ne pas être un public extérieur à l’établissement, a-t-il coutume de faire la vaisselle ou le service ? Bref, passons, mais après il dit ne pas connaître les clients ! Pas logique tout cela et en plus, il refile le bébé au directeur qui aurait certainement aimé un peu de soutien après ce déjeuner professionnel. Est-ce une nouvelle version de la journée de la fraternité ou de la semaine du réenchantement sur la responsabilité en partage ?

Quant à Monseigneur Benoist il a fait don de sa personne auprès des élèves et des enseignants en prenant des risques en mangeant au restaurant d’application.

Extrait du journal Médiapart :
Monseigneur Benoist de Sinety par exemple, vicaire général du diocèse de Paris, a pu déjeuner au sein du restaurant le 28 novembre dernier. « C’était pour remercier le lycée de sa mobilisation pendant le confinement du printemps, au cours duquel le lycée a fabriqué plusieurs milliers de masques, blouses et repas pour les plus démunis », justifie le diocèse de Paris qui assure « que le restaurant était fermé au public et que le repas était totalement gratuit ».

C’est vrai, il a totalement raison Monseigneur Benoist. Ainsi, la prochaine fois qu’un voisin viendra m’aider à mettre des tuiles sur le toit de ma maison, pour le remercier, au lieu de lui offrir un petit cadeau, je m’inviterai à manger chez lui !


* du moins si on s'en tient aux éléments de langage de la structure catholique : je ne t'emploie pas mais tu es mien.




par Snep UNSA 30 juillet 2026
Plan 'brisons le silence', vraiment obligatoire dans tous les établissements sous la tutelle du ministère de l'éducation nationale ?
par Snep UNSA 6 juillet 2026
Réforme des concours enseignants, +3 et +5, quelles conséquences ?
par Snep UNSA 1 juillet 2026
Captation de données personnelles, informations aux directrices et directeurs, votre responsabilité peut être engagée.
SGEC fuite de données confidentielles de 140.000 enseignant(e)s et 2 millions d'élèves
par Snep UNSA 1 juillet 2026
SGEC fuite de données confidentielles de 140.000 enseignant(e)s et 2 millions d'élèves
par Snep UNSA 24 juin 2026
Canicule : les organisations syndicales demandent des normes nationales
Du privé vers le public
par Snep UNSA Toulouse 22 juin 2026
Du privé vers le public en temps que contractuel définitif, c'est possible
par Snep UNSA Rennes 22 juin 2026
Et pour cause, il n’existe pas de « mise à pied » mais de suspension administrative que seule l’employeur (et donc le Rectorat) peut activer dans l’échelle des sanctions.
par Snep UNSA Bretagne 22 juin 2026
Qu'on se le dise, l'enseignant(e) est maitre(sse) dans sa classe, le diocèse n'y a pas sa place.
par Snep UNSA 19 juin 2026
[presse] FORMIRIS le paritarisme douteux entre Eglise - Syndicats et le Ministère de l'éducation nationale enfin dénoncé
par Snep UNSA 18 juin 2026
FORMIRIS : Le rapport de la cour des comptes confirme les alertes portées depuis des années par le Snep UNSA
Plus d'informations