Snep UNSA
3 avril 2020

L'association SGEC baisse d'un ton

Après le silence de la porte-parole du gouvernement et les excuses d'un préfet de police qui pratiquait quelques raccourcis au sujet des malades de l'épidemie, c'est au tour de l'association SGEC (secrétariat général de l’enseignement catholique) de revoir sa copie.

Fini les notes aux multiples pages, au ton autoritaire, dans lesquelles à partir d'une ou deux phrases officielles, le reste du texte relevait de l'interprétation ?

S’agit-il d’une prise de conscience tardive de la nécessité de respecter le travail des enseignants, de directeurs, et directrices, de personnel d'accueil, tous dévoués à leurs élèves, à leurs propres enfants et pour beaucoup aux enfants des personnels œuvrant "en 1ere ligne" contre l'épidémie ?

Plutôt que de communiquer sur le mode de l’injonction, le respect du travail remarquable engagé par les enseignants en ce temps de crise sanitaire aurait-il fini par être perçu au sein de cette instance ?

L'association SGEC  prend-elle enfin le parti d’éviter de surenchérir,  d’ajouter sa part de confusion aux multiples interventions médiatiques, souvent erratiques, du ministère de l’éducation nationale ?

L'association SGEC doute elle du fait que les directeurs puissent lire et comprendre les instructions officielles (du ministère, des recteurs, des DASEN) ?

Dans la dernière note revirement, contredisant la dernière note, nous lisons :
"Les vacances sont une période de repos nécessaire pour les élèves et leurs professeurs particulièrement cette année dans les circonstances exceptionnelles que nous traversons."

Nous pouvons même lire ... miracle !

 "Les chefs d'établissement concernés prendront contact avec leur DASEN".

Miracle qui se répète :

 "Les établissements qui souhaitent faire bénéficier de ce service certaines familles prennent contact avec leur DASEN."

Comme il se doit, et comme nous le répétons depuis toujours, il apparaît dans cette dernière note que le SGEC semble prendre enfin acte que les DASEN font bien autorité auprès des directeurs des établissements privés sous contrat.

L'association SGEC n'a pas vocation à se substituer à l'autorité officielle du Ministère.
 
Comme quoi, l'épidémie aura fait s'amoindrir (mais pour combien de temps ?) la controverse à ce sujet.

Grâce à ses positions fermes et claires sur cette question depuis toujours, le Snep UNSA pense avoir apporté sa pierre à l’avènement de ce miracle, particulièrement en dénonçant l'avalanche de "notes" officieuses (ici, ici) récentes qui se voulaient autant d'instructions officielles bricolées.
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