Snep UNSA
17 mars 2020

Le président nous a invité à ne pas croire "les fausses rumeurs, les demi-experts ou les faux sachants"

Les enseignants, agents publics, des établissements sous contrat ne connaissent pas toujours l'association SGEC ("secrétariat général de l'enseignement catholique"), pourtant celle-ci pense souvent à nous. Elle intervient dans nos formations (ou notre maigre formation professionnelle) en s'efforcant d'en obtenir le monopole.  Elle intervient dans nos demandes de mutation. Elle intervient aussi dans le dispositif des ouvertures/fermetures de classe  (les collègues en temps incomplet, complété par des HSA ...). Pour vivre, elle prélève sur les établissements une forme de "dîme".

Pour la "note 13" relative à la pandémie liée au coronavirus, portant sur l'accueil des enfants des personnels de santé, cette association pratique le copier-coller d'instructions ministérielles et rectorales.  Un copier-coller à 100% ?  Non, pas tout à fait.

Ainsi, selon cette association, les enseignants agents publics et les salariés de droit privé ne peuvent faire valoir leur droit de congé ou de retrait lié à l'épidémie  : fausse rumeur, demi-experts ou faux sachants ?

Les obligations de services justifient la présence, physique, de certains enseignants et personnels : fausse rumeur, demi-experts ou faux sachants ?

Les chefs d'établissement organiseront donc la présence des personnels nécessaires en tenant compte de l’ensemble de ces instructions. Ils privilégieront l’appel à des enseignants et personnels volontaires : fausse rumeur, demi-experts ou faux sachants ?

Les instructions officielles, les vraies, ne sont pas tout à fait celles-là, par exemple : Pour  organiser  cet  accueil,  seuls  les personnels  volontaires devront  être  mobilisés.

Il y a aussi des consignes, dans les vraies instructions officielles, portant sur les recommandations sanitaires comme :
  • Nettoyage  approfondi des locaux préalable à l’ouverture des écoles et des établissements, notamment ceux mobilisés comme lieux de vote ce dimanche et ceux préalablement fermés dans les clusters;
  • Présence de savon ou de gel en quantité suffisante pour les enfants et les personnels;

L'accueil des enfants des personnels de santé doit-être réalisé dans les conditions prévues officiellement.  Le ministère ne produit pas des instructions à la légère : il y va de la sécurité sanitaire de tous, tout comme de la confiance entre les agents, leur administration et la population.

Nous avons saisi le ministère de la publication de cette note. Nous attirons l'attention des collègues sur les écarts entre une note dont les rédacteurs voudraient bien qu'elle s'applique telle que, et les vraies instructions officielles.

Nous en appelons au civisme des agents publics qu'ils soient enseignants ou personnels de direction. Il est temps que la polémique sur la chaîne hiérarchique cesse et que les associations (SGEC, DDEC) restent à leur place : loin, très loin des agents publics qui ont une mission de service public à remplir. L'enseignant a un supérieur hiérarchique : le Recteur représenté par le directeur dans l'établissement, le DASEN, les inspecteurs (IEN, IA-IPR)  et c'est tout !

Si ces associations, qui agissent de manière parallèle au Ministère et aux Rectorats, souhaitent tant que cela créer l'"enseignement catholique" pourquoi n'utilisent-elles pas l'argent des diocèses et des congrégations plutôt que l'argent public ?
Pourquoi n'emploient-elles pas 140.000 enseignants salariés par elle ?
Pourquoi n'emploient-elles pas directement le personnel non-enseignant sans utiliser le "forfait d'externat" ?
Pourquoi ne financent-elles pas le foncier, l'immobilier et le mobilier,  seule ?

La France est une République qui protège notamment le droit de propriété, la liberté de conscience et la liberté d'entreprendre !  Ces association pourraient pleinement profiter de ceux-ci ?

Cela nous économisera quelques rumeurs et surtout pourrait atténuer le risque de placer le personnel en charge de l'accueil des enfants, les enfants eux-même et donc leurs parents en situation de risque sanitaire.

Pour aller plus loin :

Télécharger le courrier au ministre Télécharger le communiqué de presse Télécharger la note au contenu polémique

Après la note 13, voilà la note 14

Nous n'allons pas commenter ces "vraies-fausses instructions", pâles copier-coller de celles officielles du Ministre, des Recteurs et des DASEN.

Toutefois, il nous semble important de vous informer sur la valeur du "justificatif de déplacement professionnel à valeur permanente"
L'administration, la vraie, est tenue de fournir aux agents publics (enseignants, directeurs du 1er degré) ce document afin qu'ils puissent se rendre à l'établissement.
Quelle valeur a un document signé par un responsable d'association (DDEC) ?
Les directeurs seraient les salariés de l'association DDEC ou de l'association SGEC ?
Qu'en pensent les présidents d'OGEC ?
Qu'en pense l'administration, la vraie ?


Ou alors sur "Il est possible de faire appel à des enseignants volontaires d’autres établissements y compris d’un autre ordre d’enseignement (second degré vers le premier degré et inversement)."

En temps habituel, normal, la véritable admnistration (Recteur, DASEN) ne change pas l'affectation d'un enseignant sans une opération de mutation qui se déroule au printemps.
Pas plus qu'elle ne change celle-ci en cours d'année.
Ceci est en rapport avec le fait que les enseignants sont titulaires d'un contrat dans un établissement et qu'ils ne relèvent pas (sauf les fonctionnaires) de la Fonction publique.
Autrement dit, pour les titulaires de la Fonction publique, le Rectorat peut les déplacer "pour nécessité du service" , pas les titulaires d'un contrat définitif dans un établissement.

Nous avons questionné le ministère en suggérant que l'organisation de l'accueil des enfants du personnel soignant du Service public de Santé relève de l'administration officielle (bien entendu).

Au delà de ces questions au Ministre, pour nous, le statut des directeurs du 2d degré doit évoluer ou alors une nouvelle organisation doit être trouvée avec , comme pour le 1er degré, la désignation par le Rectorat d'un personnel de direction en charge des enseignants et de l'organisation du service dans chaque établissement privé sous contrat du 2d degré.

Pour nous, en "temps de guerre" une chaîne de commandement unique est primordiale.


Pour aller plus loin :
Les "vrais faux" justificatifs de déplacement professionnel ont-ils de la valeur juridique ? Les agents publics prennent-ils leurs instructions auprès d'un responsable associatif ? Télécharger le courrier au ministre Télécharger le justificatif de déplacement OFFICIEL

La note 19 :

Au 31 mars,
Toujours sans autre appui que les dispositions du décret du 24 mars 2020

L'association imagine que les enseignants :
  • devraient travailler 10h par jour, 48h par semaine,
  • seraient indemnisés,
  • pourraient se voir reconnu un accident de service.
Pourquoi pas ?

Toutefois, le volontariat étant la base, toutes les références citées (l'agent public en mission) ne tiennent pas.

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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
par Snep UNSA 23 mars 2026
Les données personnelles mais aussi professionnelles sont devenues des ressources convoitées et lucratives pour qui se les approprient. Le Snep UNSA, syndicat indépendant de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC) a déposé une plainte auprès de la CNIL, (commission nationale informatique et libertés) et une information à ce sujet auprès de la tutelle : le ministère de l'éducation nationale au mois de février 2025. De quelles données est-il question ? L'association SGEC, via différents outils et probablement avec seul prétexte le "caractère propre" récupère en particulier les données personnelles et professionnelles des enseignants en situation de précarité. Ainsi les maitres délégués doivent utiliser une plate forme (Caac Web) s'ils veulent obtenir du travail dans un établissement sous contrat catholique. A minima : nom, prénom, date de naissance, nationalité, adresse postales/mail/... situation familiale, nombre d'enfants, diplome, nombre de trimestres acquis à 55 ans, ... sont collectés. Il serait aussi question du stockage d'éléments d'évaluation professionnelle réalisée hors cadre réglementaire. Pourtant l'association SGEC n'est pas l'employeuse des agents publics. La responsabilité de ces transferts au SGEC, balayée par la ministre. Au mois de Mai 2025, madame la Ministre, madame Borne avait apporté une réponse surprenante. Surprenante car le lecteur pouvait comprendre que des données confidentielles ayant trait aux salaires des enseignants étaient transmises par les directeurs d'établissements privés associés à l'enseignement public à l'association SGEC. Pour madame Borne, les responsables de ces transferts sensibles sont les directeurs. La question de la légitimité de ces opérations était balayée notamment en arguant de leur statut de salarié de droit privé. Pourtant les directrices et d'écoles privées sous contrat sont des agent(e)s public(que)s. Ces éléments figurent notamment dans le registre des questions/réponses du Sénat ( ici ). Cela interroge la loyauté des directrices et directeurs, représentant(e)s de l'Etat auprès des personnels. Aujourd'hui les outils informatiques de l'association SGEC auraient été visités ? A lire la communication de cette association et de ses filiales départementales, qui "ne peuvent être regardées comme concourant au service public de l'enseignement"*, il y aurait eu "un accès non autorisé aux données relatives à l’identification des utilisateurs de cette application et aux coordonnées des élèves, de leurs familles et des enseignants"**. La CNIL est questionnée sous la forme d'une plainte par le Snep UNSA depuis un peu plus d'une année, sur la légitimité de l'appropriation des données personnelles et professionnelles des enseignants, concourant au service public de l'éducation. La communication de l'association SGEC est-ce un contre-feu allumé pour se placer en victime ? Le Snep UNSA, avec cet élément nouveau va solliciter une rencontre avec la présidente de la CNIL et demandera à nouveau des explications à monsieur le Ministre, monsieur Edouard Geffray , par ailleurs bien informé des procédures de la CNIL pour y avoir exercé des responsabilités. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11 * lire notamment, https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250404279.html ** communication de l'association SGEC
par Snep UNSA 12 mars 2026
L’État met enfin la main à la poche pour notre prévoyance (compenser la perte de revenu liée un arrêt, une invalidité, voire un décès) mais de manière très timide. Le Snep UNSA s'efforce d'informer la profession au moyen d'une analyse factuelle avec tableaux, synthèses et explications. En effet, il est prévu une cotisation élevée de notre part pour une couverture somme toute ridicule. Concrètement : payer une quarantaine d'euros par mois contre une petite dizaine actuellement pour être moins protégé, Le taux de couverture du salaire passerait de 95% à à 80% au mieux ! Les explications ICI L'actuel prévoyance OGEC est une mince compensation de notre sous statut de non-fonctionnaire (lauréats d'un Crpe privé, Cafep ou Caer). C'est-à-dire sur une carrière, nous perdons au moins 40.000 € soit au moins 80 € par mois. Les explications ICI et ICI Cette prévoyance nous est accordée par notre non-employeur (les OGEC et équivalents). Elle risque de disparaitre en décembre puisque les OGEC qui ne sont pas les employeurs des enseignants (agents publics) souhaitent réaliser des économies. Nous conseillons donc de souscrire à un organisme de type MGEN-MAGE-CNP dès maintenant quand vous recevrez le mail *, ou MGEN (ancienne formule), MAGE , INTERIALE après le 31 décembre 2026**. Si l'accord "OGEC" est maintenu, nous pourrons résilier le contrat devenant inutile. Nous aussi, nous pouvons penser à nous, d'abord. * pour bénéficier de l'abondement de l'Etat, 7 €/mois et l'absence de questionnaire de santé ** pour palier au possible arrêt ou la possible dégradation du contenu de l'accord "Ogec" Lire aussi, https://www.snep-unsa.fr/prevoyance https://www.snep-unsa.fr/perte-de-revenus-entre-enseignants-disposant-du-meme-concours
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