Snep UNSA

5 mai 2023
[CP] Voie Pro, carte des formations, là où le président Macron passe, le dialogue trépasse
Par la presse et le dossier de presse de la communication du président Macron au sujet d'une énième réforme de la voie professionnelle, le Snep UNSA apprend la localisation par académie de la suppression de 2600 capacités d'accueil et la création de 3.000 dans des filières dites "porteuses".
Porteuses pour qui ?
La page 23 dudit dossier de presse nous éclaire sur celles-ci : des secteurs désertés par les actifs qualifiés du fait des conditions salariales et de travail déplorables. C'est parce qu'il s'agit des enfants des autres ?
Les discussions sur la carte scolaire sont complexes, entreprise, académie, région, département, l'ensemble des acteurs vient à peine de déterminer les orientations pour la rentrée 2023. Les établissements en ont tiré les conséquence : le mouvement de l'emploi débute puisque les postes de la rentrée 2023 sont désormais figés.
L'UNSA, qui a participé aux concertations, a alerté tôt et systématiquement le ministère sur les enjeux majeurs, pour les personnels d'une évolution de la carte des formations, mais le sujet n'a pas été traité sur le fond et opérationnellement. Rappelons qu'une mesure de carte scolaire pour un enseignant en contrat définitif c'est le licenciement.
Et il faudrait changer tout ce travail de concertation, maintenant, par volonté Jupitérienne ?
Le ministre plus ou moins en charge de la situation aurait tout prévu, les enseignants n'ont qu'à changer de niveau d'enseignement !
Passer de l'enseignement dans le second degré à l'enseignement dans le premier degré ne s'improvise pas en mai pour septembre pour qui ne l'envisageait pas avant. Changer d'affectation à l’Éducation nationale ou au ministère de l’agriculture ne s'improvise pas non plus.
Il y a des procédures, des calendriers, tout le travail des services administratifs dans les rectorats pour qu'un enseignant passe d'un établissement à un autre, d'un degré d'enseignement à un autre, du public au privé sous contrat ou l'inverse.
Il serait grand temps d'apporter des garanties sérieuses et réalistes aux collègues de la voie professionnelle qui vont subir les fermetures en l'apprenant si tardivement. C'est plus q' une réorganisation de service, et une fois de plus l'accompagnement risque de ne pas être à la hauteur.
Comme pour les annonces visant l'enseignement en collège, une réforme partiellement financée
Dans la réforme de la voie professionnelle présentée par le président et les ministres, les enseignements dédoublés ne sont pas financés par des postes, mais par le "pacte" version lycée professionnel.
Il faudrait donc défaire les répartitions de service en vue de la rentrée prochaine ? Au mois de Mai ?
Visiblement communiquer l'emporte sur raisonner avant même de dialoguer.
La frénésie du président Macron pour communiquer aussi sur la voie professionnelle a un prix : le dialogue, la concertation, le cadre de travail des personnels.
Est-ce parce qu'il s'agit des enfants des autres ?
Contact presse
Franck PECOT
06 52 60 83 11

















