
EVARS : le Snep UNSA demande au ministère l'extension de l'agrément officiel à toutes les associations intervenantes
Afin d'accompagner les équipes des écoles et établissements scolaires dans la mise en œuvre des programmes d’éducation à la vie affective et relationnelle dans le premier degré et d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité dans le second degré, le Snep UNSA a demandé au ministère l'extension de l'agrément à toutes les associations en situation d'intervenir en classe.
En effet, à ce jour, seules les associations intervenants dans les écoles et établissements publics ainsi que les intervenants pour l'EPS doivent se prévaloir d'un agrément officiel.
Un enseignement officiel à délivrer aux élèves malgré les pressions d'associations en désaccord sur le fond
L’éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR) à l’école maternelle et à l’école élémentaire, et à l’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (EVARS) au collège et au lycée deviennent un enseignement à part entière et obligatoire depuis la rentrée scolaire 2025 (JO du 5/02/2025).
En réaction à ces programmes, des associations s'élèvent contre une partie des contenus qu'elles jugent en desaccord avec leur conception de la vie. L'idéologie mise en avant par celles-ci « s’enracine dans une conviction chrétienne essentielle : homme et femme sont créés à l’image de Dieu, égaux en dignité, différents et complémentaires » et « cette éducation révèle progressivement les richesses spécifiques de chacun, féminin ou masculin, tous deux ‘appelés à exister réciproquement l’un pour l’autre’ ».
Des enseignants en situation plus ou moins favorable pour délivrer cet enseignement
Le texte officiel prévoit que l'enseignement obligatoire relève de l'action de l'enseignant(e) éventuellement appuyé par une association extérieure à l'établissement. Ce n'est pas toujours le cas avec des enseignants confrontés soit à une franche opposition de la part de leur directeur, soit de celle de parents d'élèves ou d'associations extérieures.
La formation des enseignant(e)s a été accaparée par l'association SGEC via FORMIRIS, par exemple. L'association SGEC choisi les formateurs et veille via une série de publications à entretenir des ambiguïtés entre le programme officiel et ses exigences.
Des personnes dont le passé judiciaire n'est pas connu avant leur entrée en classe peuvent intervenir dans la classe à cette occasion.
Le Snep UNSA, demande donc au ministère d'étendre l'obligation d'obtenir un agrément à tous les établissements relevant de sa tutelle
Le Snep UNSA s'appuie sur l'existant :
- l'agrément accordé par le ministère pour les interventions au sujet d'EVARS - EARS dans les écoles et établissements publics,
- l'agrément individuel accordé aux intervenants en cours d'éducation physique et sportive dans toutes les écoles pour l'EPS (éducation physique et sportive),



















