Snep UNSA
1 octobre 2021

Complémentaire santé : 15€ par mois peuvent être remboursés aux enseignants, aesh, ... agents publics de l'Etat

Le décret n° 2021-1164 du 8 septembre 2021 relatif au remboursement d'une partie des cotisations de protection sociale complémentaire destinées à couvrir les frais de santé des agents civils et militaires de l'État met en place la première étape de la participation de l’État au financement de la protection sociale complémentaire à ses personnels.

Le montant maximum du remboursement forfaitaire est fixé à hauteur de 15 euros par mois à compter du mois de Janvier 2021.

Des réponses à vos questions ?

  • A quoi sert ce dispositif ?

    Le remboursement d’une partie des cotisations de protection sociale complémentaire (PSC) est destiné à couvrir les frais dits de « santé » des agents civils et militaires de l’Etat.  Il vise à prendre en charge, à titre temporaire, une partie du coût de la complémentaire santé des agents 

    civils et militaires employés par les employeurs publics de l’Etat à compter du 1er janvier 2022.  


    Ce dispositif est temporaire et vise à assurer la transition vers un nouveau régime cible de financement de la  PSC  dans  la  fonction  publique  de  l’Etat

  • Quels sont les agents concernés par ce dispositif ?

    Les agents concernés par ce remboursement sont ceux employés par l’Etat, c’est-à-dire : une administration de l'Etat, une autorité administrative indépendante ou un établissement public de l'Etat. 


    S’agissant plus particulièrement des agents contractuels de droit public, sont concernés ceux qui relèvent  totalement ou partiellement au décret du 17 janvier 1986. A titre d’exemple, les accompagnants des élèves en  situations  de  handicap,  bien  que  régis  par  l’article  L.   917-1  du  code  de  l’éducation,  sont  des  agents  

    contractuels de droit public au sens du dispositif de remboursement partiel dès lors que les dispositions qui leur sont applicables renvoient aux dispositions du décret du 17 janvier 1986. 


    Les enseignants en contrat définitif, provisoire, à durée indéterminée ou à durée déterminée classes associées à l'enseignement public par contrat sont concernés.  Il serait dommage que seuls les fonctionnaires de ces mêmes classes le soient.

  • Dans quelles situations doivent être ces agents pour bénéficier du remboursement ?

    Les situations dans lesquelles le versement du remboursement est possible sont listées à l’article 5 du décret. 

    Il s’agit des situations suivantes : 

    1. Activité ; 
    2. Détachement ou congé de mobilité (fonctionnaire seulement et non les enseignants en contrat définitif); 
    3. Congé parental ; 
    4. Disponibilité  pour  raison  de  santé,  congé  sans  rémunération  pour  raison  de  santé  ou  tout  dispositif de même nature ; 
    5. Congé de proche aidant, congé de présence parentale et congé de solidarité familiale ; 
    6. Position,  situation  ou  congé  de  toute  nature  donnant  lieu  au  versement  d’une  rémunération,  d’un traitement, d’une solde, d’un salaire, ou d’une prestation en espèces versée par son employeur.  

    Les agents détachés et en congé de mobilité ont droit au remboursement s’ils sont auprès d’un employeur de l’Etat (fonctionnaires seulement).  


    En dehors de ces situations, le versement du remboursement n’est pas possible. 

  • Quelles sont les cotisations de PSC éligibles au remboursement ?

    Pour être éligibles au remboursement, les cotisations de PSC doivent : 

    - financer une couverture de frais de santé : maladie, maternité ou accident ; 

    - être payées par l’agent en qualité de titulaire ou d’ayant droit du contrat ;  

    - être versées à un organisme complémentaire : mutuelles, compagnies d’assurance ou institutions 

    de prévoyance. 


    Les cotisations versées en qualité d’ayant droit sont éligibles au remboursement.  

    C’est le cas, par exemple :  

    - lorsque l’agent est ayant droit du contrat de son conjoint également agent public ;  

    - lorsque l’agent  est ayant droit d’un salarié qui bénéficie d’un contrat  collectif obligatoire  conclu 

    par une  entreprise du secteur privé pour ses salariés. Dans ce cas, le remboursement n’est possible qu’à  la  condition  que  l’employeur  ayant  mis  en  place  ce  contrat  collectif  ne  participe  pas  au  financement de la part de l’ayant droit.

  • Comment est calculé le montant du remboursement ?

    Le montant du remboursement est forfaitaire. Il est fixé à 15 euros par mois civil, quel que soit le montant des cotisations mensuelles versées par l’agent.  S’agissant toutefois d’un remboursement, le montant est nécessairement limité aux frais réellement exposés par l’agent. 


    Le remboursement est donc versé dans la limite des cotisations effectivement payées par l’agent.


    Ainsi,  l’agent  dont  le  montant  mensuel  des  cotisations  PSC  est  de  13 €  verra  le  montant  du  remboursement plafonné à 13 €. 

  • Quelle est la périodicité du versement du remboursement ?

    Le versement est effectué mensuellement et au titre de chaque mois civil au cours duquel les agents sont éligibles au remboursement.  Le  droit  au  remboursement  est  ouvert  à  compter  du  1er  janvier  2022,  quelle  que  soit  la  date  à  laquelle  

    intervient la demande de l’agent, dans les limites de la prescription quadriennale. 


    Par  exemple :  si  l’agent  présente  sa  demande  au  mois  de  juin  2022,  dès  lors  qu’il  produit  une  attestation justifiant qu’il s’est acquitté de cotisations depuis le mois de janvier 2022, il sera rétroactivement remboursé des montants forfaitaires correspondants aux mois allant de janvier à juin. 

  • Que se passe-t-il lorsque l’agent a plusieurs contrats de PSC ?

    C'est la situation des enseignants des établissements privés sous contrat puisque l'établissement (et eux) contribuent à un contrat de prévoyance (voir votre fiche de paie) en plus de leur mutuelle.


    Si l’agent bénéficie de plusieurs couvertures complémentaires en santé, le remboursement forfaitaire de 15€ ne lui est versé qu’une fois par mois.  

  • Quelles sont les démarches à effectuer par l’agent pour bénéficier du remboursement ?

    Afin de bénéficier du remboursement, l’agent transmet une demande au service des ressources humaines du DASEN ou du service mutualisé de gestion (1er degré) ou du Rectorat (2d degré). Cette demande doit être accompagnée  de l’attestation émise par l’organisme de PSC avec lequel le contrat est conclu et au titre duquel les cotisations en matière de santé sont versées.  


    Voir formulaire-type de demande ainsi qu’une attestation-type de l’organisme complémentaire ci-dessous.

  • Personnels des établissements sous contrat simple ?

    Cette participation ne vous concerne pas dès lors que votre employeur est l'établissement ou l'organisme qui porte l'établissement.

Télécharger la FAQ du ministère de la fonction publique Télécharger le modèle de demande de remboursement Télécharger le modèle d'attestation de paiement
par Snep UNSA 26 janvier 2026
Cher(e)s collègues, Comme vous avez eu l'occasion de le remarquer, les voeux qui nous sont adressés par monsieur le Ministre sont laudateurs ( ICI ). "il est des femmes et des hommes qui, sans bruit, font reculer ces ténèbres. Ils n’occupent pas les plateaux de télévision, ils n’annoncent pas de ruptures spectaculaires. Ils allument, patiemment, les lumières de l’esprit humain. Ces femmes et ces hommes, ce sont principalement vous les professeurs, et tous ceux qui, avec vous, font l’École." Le 18 décembre 2026, nous étions reçus au ministère pour que la lumière, ministérielle, par des règles claires et applicables partout, permettent aux enseignants des établissements privés sous contrat d'exercer leur métier au quotidien sereinement. Les contrôles de l'activité des directeurs, en premier lieu, se mettent en place. Il était temps car les enseignants, eux, voyaient, voient et verront encore leurs activités contrôlées et c'est bien normal. Il manque toutefois une conclusion à ces voeux, la juste rémunération du travail réalisé et les perspectives d'amélioration pour l'avenir. Nous avons besoin d'être une profession rassemblée pour pouvoir peser sur nos conditions statutaires comme nos salaires. Rendez-vous au mois de décembre 2026, pour désigner des représentants œuvrant pour une profession unie qui avance. Loin des clivages, entretenus, agissez à votre niveau en adhérent à un syndicat qui peut vous représenter à l'Éducation nationale auprès de votre employeur. Enfin, en ce début d’année 2026, permettez-nous de vous adresser nos vœux les plus sincères : que cette nouvelle année soit porteuse de santé, de sérénité et de reconnaissance pour votre engagement professionnel au service de l’École.
par Snep UNSA 22 janvier 2026
Face à l'extraordinaire activité de lobbying déployée par le SGEC depuis les années 1970 afin de s'attribuer toujours plus de financement public (et se servir au passage), le Snep UNSA partage la position d'organisations demandant le respect de la loi et la promotion des valeurs de la République. Des subventions publiques qui font le bonheur de lobbyistes ? En effet, le SGEC, outil de lobbying de la conférence des évêques, ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, mais d'une forme d'impôt pris sur les établissements privés sous contrat, environ 100 € par élève et par année. 200 millions d'euros servent donc chaque année pour déformer la carte scolaire en fonction d'enjeux dont le caractère unitaire, c'est-à-dire Républicain est loin d'être établi. 200 millions ne sont pas versés, en salaire, aux personnels non enseignants et/ou ne sont pas utilisés pour améliorer les conditions de travail de tous, les conditions d'enseignement aux élèves. Les personnels pénalisés ? À noter parmi ces organisations : les syndicats d'enseignants. Rappelons que la profession des enseignants fonctionnaires ou contractuels de l'éducation nationale (et du ministère de l'Agriculture) est la seule profession de l'État à connaitre la division statutaire. Pour un même métier : deux statuts Les mêmes obligations de services pour tous, mais les fonctionnaires et contractuels affectés dans les murs privés ont des droits en moins (salaire, retraite, droit à formation, droit à mobilité, qualité de vie au travail non pris en compte pleinement par l'employeur) Bétharram, cas d'école ? L'annonce de la fermeture de l'établissement qui a permis au scandale des violences en milieu scolaire d'éclater sera peut-être l'occasion pour l'État de rependre la main sur les ouvertures et fermetures de classe. Jusque-là cette prérogative régalienne était visée avec une certaine efficacité par le SGEC. Les moyens (dotation horaire et subventions publiques) vont peut-être pouvoir être utilisés davantage au bénéfice des élèves dans le cadre Républicain plutôt que pour alimenter d'autres projets que ceux du Service public de l'éducation ? Contact presse : Franck Pécot 06.52.60.83.11
par Snep UNSA 21 janvier 2026
Cette prime de 176 € brut est versée aux bénéficiaires en activité au 1er janvier. Elle est attribuée chaque année aux personnels exerçant à temps complet comme à temps partiel. Bénéficiaires : Enseignants, stagiaires et titulaires (fonctionnaire ou contrat définitif), exerçant des missions d’enseignement Contractuels (maitres délégués) exerçant les missions ci-dessus, sous certaines conditions. Compensation pour les professeurs documentalistes En 2021, nous avions obtenu une revalorisation de leurs indemnités, légèrement supérieure au montant de la prime d’équipement informatique : de 767,10 € à 1 000 € brut pour les profs doc, revalorisée à 2 550 € brut à la rentrée 2023 Dans la mesure où, depuis, plusieurs augmentations sont intervenues notamment pour converger vers les montants de l’Isoe, l’augmentation de l’indemnité de fonction que nous avions obtenue pour ces personnels en 2021 prend tout son sens. Exclus sans solution Restent aussi exclus les DDFPT… s’ils n’exercent pas directement des missions d’enseignement, ainsi que les collègues en congé parental, en disponibilité ou en congé de formation professionnelle au 1er janvier. Un collègue qui prendrait 2 mois de congé parental autour de cette date sera exclu, ce qui est inadmissible. Cela pénalisera encore les femmes qui sont toujours les plus nombreuses à prendre ce congé, ainsi que les hommes qui ont la volonté d’inverser cette tendance. Contractuels, maitres délégués, en CDD et CDI Les personnels contractuels en CDI bénéficient de la prime d’équipement. En CDD, la prime est attribuée pour des contrats d’un an au 1er janvier ou des contrats successifs d’une durée cumulée d’un an, sous réserve que l’interruption entre 2 contrats soit inférieure à 4 mois. Pour le Snep-Unsa, la création de cette prime était une bonne idée qui répondait à une demande forte du terrain. Pourtant, en excluant certains enseignants, un sentiment d’injustice perdure. Le Snep-Unsa va poursuivre l’action jusqu’à obtenir des solutions indemnitaires pour chaque catégorie exclue à ce jour du bénéfice de la prime.
par Snep UNSA 9 janvier 2026
Que faire en cas d’intempéries ? Concilier la continuité du service et la sécurité des enseignants, agents publics de l'État
par Snep UNSA 9 janvier 2026
https://www.unsa-fp.org/article/Calendrier-des-payes-et-des-pensions-2026
par Snep UNSA 8 janvier 2026
Aujourd’hui, les 140 000 AESH (accompagnant(e) d'élèves en situation de handicap) qui représentent le deuxième métier de l’Education nationale, ont des statuts précarisés et souvent des salaires indécents découlant fréquemment de temps partiel imposés. Dans un contexte de préparation du budget 2026, presque toutes les organisations syndicales du ministère appellent l’Etat à prendre ses responsabilités en offrant aux AESH un véritable statut leur permettant de bénéficier d’une reconnaissance de leurs missions et d’accéder à de nouveaux droits. Mercredi 7 janvier, au Sénat une proposition de loi visant à améliorer le statut des personnels en charge de l'accompagnement individuel des élèves en situation de handicap a été rejetée par la majorité des sénateurs. Sur le fond le Snep UNSA regrette, à ce stade, ce choix politique En effet, accorder le statut de fonctionnaires de catégorie B aux AESH permettrait de professionnaliser le métier en passant par un concours de la fonction publique et d'améliorer l'attractivité de la profession. L'enjeu est de taille : en septembre dernier, près de 50 000 élèves en situation de handicap n'avaient pas d'AESH. Toutefois le projet de loi adopté en commission du Sénat posait des difficultés statutaires conséquentes. En effet le texte soumis en séance à l'ensemble des sénatrices et sénateurs imposait un statut à deux vitesses : le statut de fonctionnaire pour certain(e)s AESH, un maintien en temps que contractuel pour les autres. Cette volonté de diviser la profession des AESH aurait rendu service au SGEC (secrétariat général de l'enseignement catholique) qui aurait eu l'occasion de récupérer des fonds publics et une forme d'emprise sur une partie des AESH. Les sénateurs pourtant majoritairement favorables, par leurs votes, aux enjeux et désirs du SGEC, n'ont pas soutenu cette vision d'une profession divisée statutairement. A moins que cela ne soit que tout simplement, la volonté de laisser dans la précarité une profession peu utile à des parents électeurs qui n'en ont pas besoin des AESH ? Le Snep UNSA réclame un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, pour tous les AESH, des formations adaptées au métier, bref la reconnaissance du travail de celles et ceux qui font aussi vivre l'Ecole pour toutes et tous les élèves. Contact presse : Franck Pécot, 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 18 décembre 2025
Le 17 décembre 2025, audience au ministère : Le ministre monsieur Edouard GEFFRAY était représenté par madame Marjorie Koubi, conseillère en charge du dialogue social et des ressources humaines ainsi que Madame Anne Padier Savouroux, conseillère en charge de l’école inclusive, de la santé psychique et physique et du sport et de monsieur Lionel Leycuras, de la sous-direction de l’enseignement privé. Du Snep UNSA et du SnIa-Ipr, le syndicat des inspecteurs d'académie IA-IPR. Les échanges ont porté sur les contrôles dans les établissements privés sous contrat : la vie scolaire, le sport scolaire et la formation professionnelle des agents de l'Etat. Nous avons bien entendu que les organisations Formiris et équivalentes étaient actuellement auditées par la Cour des comptes. Nous avons démontré la nécessité d'un contrôle spécifique par l'inspection générale du ministère. Nous restons en lien avec le ministre, notamment sur ce sujet.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Forfait mobilités durables demande à déposer avant le 31 décembre
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Dans le cadre de ses audiences au ministère de l'Éducation nationale, le Snep UNSA vient vers vous Le Snep UNSA vous interroge au sujet de la situation des formations à la laïcité et à EVAR/EVARS avant d'aller plus loin sur le thème de la démocratie interne à l'établissement privé sous contrat.  Vos réponses sur une possible concertation afin d'organiser la rentrée 2026, sur l'existence d'un lieu de vie citoyenne pour les élèves, ... seront aussi portées à notre autorité de tutelle.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Il y a 120 ans, le 9 décembre 1905, le président de la République Emile Loubet promulguait la loi de séparation des Églises et de l’État, toujours en vigueur aujourd’hui.  Une loi fondatrice des bases juridiques de la laïcité de notre République où l’on ne trouvera d’ailleurs jamais le mot laïcité… Et avant tout ainsi une magnifique loi de liberté garantissant à chaque citoyen de notre pays son entière liberté de conscience.
Plus d'informations