Snep UNSA

18 mars 2022
Comme un air de déjà-vu pour les propositions Macron : Liberté sans égalité et sans fraternité, c'est bien fade.
Le candidat Macron livre une vision, sans surprise, pour les écoles, collèges et lycées alors que nous attentions une vision pour l’École.
Alors que le travail des enseignants de l’École s'est transformé et intensifié, d'autant plus avec la crise du Covid, dans le sens de l' accompagnement de chacun des élèves pour assurer la promesse république de la prise en compte de tous.
Alors que les personnels posent à peine le masque pour souffler, tout en ayant des craintes quant à une possible reprise de l'épidémie.
Alors que l'inflation vient grever les fins de mois, parfois même les débuts pour les remplaçants et les néo-titulaires.
Comme depuis 5 longues années, le candidat Macron par ses promesses perpétue l'activité du président Sarkosy : travailler plus pour gagner plus, du sport comme propédeutique aux apprentissages scolaires (années Giscard avec les CAS) et ... l'apprentissage comme mantra de l'enseignement professionnel.
Pas un mot sur la faible rémunération des heures supplémentaires (censées rémunérer des enseignants absents ou des actions éducatives supplémentaires) ? Pas un mot non plus sur le fait que les heures supplémentaires sont moins rémunérées pour les enseignants que les heures dites "normales". Rappelons pourtant que dans le privé, celles-ci sont majorées de 25%
Et pourtant le président candidat appelle de ses vœux à remplacer les collègues absents et à réaliser des actions éducatives en plus de la charge normale de travail.
Pas un mot sur la non-baisse du temps de travail des enseignants ? Alors que toutes les professions connaissent une diminution de leurs obligations de service (les 35heures) depuis ... 20 ans.
Pas un mot sur le financement de la promesse de dédoublement dans les écoles ? Encore en augmentant les effectifs par classe des lycées ? 30, 35, ... 40 ? Encore plus d'élèves en classe de lycée ?
Que dire de plus sur des propos stigmatisants comme le prétendu "absentéisme" ? Hormis qu'il n'est pas fondé. En effet le nombre et la durée des arrêts maladies chez les enseignants sont parmis les plus bas, toutes professions confondues.
Que dire sur la mise en opposition d'enseignants d'ici qui eux travailleraient, en REP, alors que là, hors REP, ils ne travailleraient pas ?
Augmenter la pression sur les enseignants par l'accentuation de la mise en concurrence. Cela ressemble à une extension de la réforme "Blanquer" des lycées généraux.
Augmenter la pression sur les enseignants en accentuant la mise en concurrence des établissements, cela rendra probablement encore davantage service aux parents de catégories professionnelles disposant des moyens de contourner les dispositifs basés sur les principes d'égalité et de fraternité.
Pas un mot sur le financement, public, des associations confessionnelles surfant sur le clientélisme de catégories socio-professionnelles aisées à qui l’État permet d'organiser la concurrence interne au Service public. 200 millions d'euros annuels prélevés par elles au détriment de l'enseignement et des agents publics des établissements associés à l'enseignement public par contrat avec l’État.
Bref un discours du passé avec sa dose de recettes éculées relevant davantage de la pensée magique que d'une analyse objective et partagée.
Toutefois pour partager, il faudrait accepter d'entendre, plus encore d'écouter un ou des points de vue différent.s.
Pour le Snep UNSA, la projet Macron livré tel que, c'est NON notamment car il sert uniquement les intérêts de quelques uns.
Liberté sans égalité et sans fraternité, c'est bien fade.
Contact presse :
Franck PECOT
06.52.60.83.11
Alors que le travail des enseignants de l’École s'est transformé et intensifié, d'autant plus avec la crise du Covid, dans le sens de l' accompagnement de chacun des élèves pour assurer la promesse république de la prise en compte de tous.
Alors que les personnels posent à peine le masque pour souffler, tout en ayant des craintes quant à une possible reprise de l'épidémie.
Alors que l'inflation vient grever les fins de mois, parfois même les débuts pour les remplaçants et les néo-titulaires.
Comme depuis 5 longues années, le candidat Macron par ses promesses perpétue l'activité du président Sarkosy : travailler plus pour gagner plus, du sport comme propédeutique aux apprentissages scolaires (années Giscard avec les CAS) et ... l'apprentissage comme mantra de l'enseignement professionnel.
Pas un mot sur la faible rémunération des heures supplémentaires (censées rémunérer des enseignants absents ou des actions éducatives supplémentaires) ? Pas un mot non plus sur le fait que les heures supplémentaires sont moins rémunérées pour les enseignants que les heures dites "normales". Rappelons pourtant que dans le privé, celles-ci sont majorées de 25%
Et pourtant le président candidat appelle de ses vœux à remplacer les collègues absents et à réaliser des actions éducatives en plus de la charge normale de travail.
Pas un mot sur la non-baisse du temps de travail des enseignants ? Alors que toutes les professions connaissent une diminution de leurs obligations de service (les 35heures) depuis ... 20 ans.
Pas un mot sur le financement de la promesse de dédoublement dans les écoles ? Encore en augmentant les effectifs par classe des lycées ? 30, 35, ... 40 ? Encore plus d'élèves en classe de lycée ?
Que dire de plus sur des propos stigmatisants comme le prétendu "absentéisme" ? Hormis qu'il n'est pas fondé. En effet le nombre et la durée des arrêts maladies chez les enseignants sont parmis les plus bas, toutes professions confondues.
Que dire sur la mise en opposition d'enseignants d'ici qui eux travailleraient, en REP, alors que là, hors REP, ils ne travailleraient pas ?
Presque nouveauté, la volonté d'organiser la comparaison, la communication aux parents des résultats des classes et des établissements. C'est placer encore plus les parents en position de clients, faire monter encore plus la pression sur les enseignants pour probablement obtenir le résultat inverse : tous les élèves auront la même note, la note maximale ? Et à ce moment là, les commissions d'harmonisation déjà existantes pour le bac seront étendues de la maternelle à l'université ?
Augmenter la pression sur les enseignants en accentuant la mise en concurrence des établissements, cela rendra probablement encore davantage service aux parents de catégories professionnelles disposant des moyens de contourner les dispositifs basés sur les principes d'égalité et de fraternité.
Pas un mot sur le financement, public, des associations confessionnelles surfant sur le clientélisme de catégories socio-professionnelles aisées à qui l’État permet d'organiser la concurrence interne au Service public. 200 millions d'euros annuels prélevés par elles au détriment de l'enseignement et des agents publics des établissements associés à l'enseignement public par contrat avec l’État.
Bref un discours du passé avec sa dose de recettes éculées relevant davantage de la pensée magique que d'une analyse objective et partagée.
Toutefois pour partager, il faudrait accepter d'entendre, plus encore d'écouter un ou des points de vue différent.s.
Pour le Snep UNSA, la projet Macron livré tel que, c'est NON notamment car il sert uniquement les intérêts de quelques uns.
Liberté sans égalité et sans fraternité, c'est bien fade.
Contact presse :
Franck PECOT
06.52.60.83.11

















