Snep UNSA

31 mars 2021
[presse] Clarifier et se donner les moyens d’envisager la réouverture sécurisée des écoles, collèges et lycées
Le Snep UNSA prend acte de la décision du Président de la République de réorganiser le calendrier scolaire avec une forme de "coupe circuit" de quatre semaines. Pour les établissements scolaires nous espérons que la « fermeture » de trois ou quatre semaines (une semaine de distanciel, deux semaines de vacances, éventuellement une autre semaine de distanciel en collège et lycée) ne soit pas trop courte pour sécuriser la rentrée du 26 avril en écoles ou du 3 mai en collèges et lycées. Nous serons très attentifs à ce que nos collègues ne soient pas mobilisés sur leurs deux semaines de vacances dont ils ont bien besoin.
Il faut absolument que très rapidement toutes les précisions soient données aux personnels qui doivent gérer les décisions, s’organiser et ne peuvent être informés par voie de presse. Il est nécessaire que la clarté la plus complète soit faite sur toutes les mesures à prendre, à la fois pour l'accueil des enfants des personnels prioritaires, pour la continuité pédagogique.
Après de les annonces présidentielles, des décisions doivent être rapidement prises pour les examens en privilégiant le contrôle continu. Les personnels, les élèves et les parents doivent être rassurés par l'annonce d'un cap clair.
Nous devons dès à présent nous préoccuper de préparer la reprise. Pour cela la vaccination des personnels de droit public et privé qui travaillent dans les écoles, collèges et lycées privés sous contrat est une priorité. Celle-ci doit se concrétiser rapidement. Nous devons également procéder aux recrutements afin d’assurer les remplacements. Les moyens de tester massivement doivent être mis à disposition des établissements afin de se donner réellement les moyens de mettre en place le triptyque « tester-alerter-protéger ». De même partout où c’est possible, les mesures y compris les travaux qui favorisent le lavage des mains, l’aération des locaux, l’assainissement de l’air doivent être engagées.
Cette décision est prise dans un contexte de fort épuisement de tous nos collègues encore accentué dans les départements les plus en tension. Les personnels de direction, les directrices et directeurs d’école, les inspecteurs et inspectrices, les personnels de droit privé qui passent leur temps à réorganiser en fonction des fermetures de classe, les équipes de vie scolaire qui sont débordées et souffrent du manque d’effectif pour faire face à la désorganisation et aux absences, les personnels de santé qui trop peu nombreux et sans les renforts nécessaires sont mobilisées pour assurer le « contact-tracing », pour effectuer les dépistages et ont trop souvent été contraints de délaisser leurs missions vers les élèves.
Au Snep UNSA, nous avons jusque là exprimé l’importance du maintien de l’ouverture des écoles, des collèges et des lycées pour limiter les conséquences sociales, psychologiques, éducatives qui touchent toujours plus fortement les jeunes les moins favorisés.
Il faut donc rapidement se donner les moyens d’envisager la réouverture sans que les personnels paient encore excessivement le prix du choix de laisser les écoles ouvertes.
Il faut absolument que très rapidement toutes les précisions soient données aux personnels qui doivent gérer les décisions, s’organiser et ne peuvent être informés par voie de presse. Il est nécessaire que la clarté la plus complète soit faite sur toutes les mesures à prendre, à la fois pour l'accueil des enfants des personnels prioritaires, pour la continuité pédagogique.
Après de les annonces présidentielles, des décisions doivent être rapidement prises pour les examens en privilégiant le contrôle continu. Les personnels, les élèves et les parents doivent être rassurés par l'annonce d'un cap clair.
Nous devons dès à présent nous préoccuper de préparer la reprise. Pour cela la vaccination des personnels de droit public et privé qui travaillent dans les écoles, collèges et lycées privés sous contrat est une priorité. Celle-ci doit se concrétiser rapidement. Nous devons également procéder aux recrutements afin d’assurer les remplacements. Les moyens de tester massivement doivent être mis à disposition des établissements afin de se donner réellement les moyens de mettre en place le triptyque « tester-alerter-protéger ». De même partout où c’est possible, les mesures y compris les travaux qui favorisent le lavage des mains, l’aération des locaux, l’assainissement de l’air doivent être engagées.
Cette décision est prise dans un contexte de fort épuisement de tous nos collègues encore accentué dans les départements les plus en tension. Les personnels de direction, les directrices et directeurs d’école, les inspecteurs et inspectrices, les personnels de droit privé qui passent leur temps à réorganiser en fonction des fermetures de classe, les équipes de vie scolaire qui sont débordées et souffrent du manque d’effectif pour faire face à la désorganisation et aux absences, les personnels de santé qui trop peu nombreux et sans les renforts nécessaires sont mobilisées pour assurer le « contact-tracing », pour effectuer les dépistages et ont trop souvent été contraints de délaisser leurs missions vers les élèves.
Au Snep UNSA, nous avons jusque là exprimé l’importance du maintien de l’ouverture des écoles, des collèges et des lycées pour limiter les conséquences sociales, psychologiques, éducatives qui touchent toujours plus fortement les jeunes les moins favorisés.
Il faut donc rapidement se donner les moyens d’envisager la réouverture sans que les personnels paient encore excessivement le prix du choix de laisser les écoles ouvertes.
Suite à ces annonces, l’UNSA participera demain matin à une réunion prévue au ministère pour faire le point sur l’ensemble de la situation et préparer la réouverture, notamment en concrétisant un dispositif de vaccination.
Contact presse :
Franck PECOT
06.52.60.83.11

Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.

Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
















