Snep UNSA
3 avril 2020

Examens 2020 : le choix de la raison

Après l’annonce du Premier ministre jeudi soir, le ministre de l’Éducation nationale vient de confirmer que tous les diplômes seront délivrés sur la base du contrôle continu et de l’assiduité en fin d’année (si les cours peuvent reprendre). 

Pour le Snep-UNSA, c’est la seule solution, peut-être imparfaite, qui garantit la poursuite des parcours des élèves et qui peut rassurer élèves, familles et enseignants.

Lors des concertations menées depuis 1 semaine, le Snep-Unsa, au sein de l'UNSA, avait porté la nécessité de construire des propositions qui tiennent, quelle que soit l’issue de la crise sanitaire, qui assure une forme d’équité en ne tenant pas compte de la période de confinement et qui libère la fin d’année scolaire pour les apprentissages en cas de reprise de cours. Nous avions également défendu le principe de régulations académiques et de rattrapages pour qu’aucun élève ne soit lésé. Nous avons été très largement entendus. Bien sûr, il reste à affiner un certain nombre de procédures.

Diplôme national du brevet

 
Le ministre a annoncé la délivrance du diplôme national du brevet sur la base des moyennes des notes de contrôle continu sans tenir compte des notes pendant le confinement. Le DNB ne sera délivré qu’après contrôle d’assiduité jusqu’au 4 juillet (si reprise des cours).
Le Snep-Unsa interrogera le ministre sur la procédure précise car le DNB est accordé sur la base de la maîtrise des domaines du socle et non sur la base des moyennes disciplinaires.
 
Baccalauréat général et technologique

 
En classe de première
  •     Langues vivantes, histoire-géographie , maths (techno) : pas de note d’E3C2, une moyenne des sessions E3C1 et E3C3 sera effectuée pour le bac session 2021.
  •     Enseignement scientifique et enseignement de spécialité abandonné en fin de première : notes de contrôle continu
  •     Français : maintien (si l’évolution de la crise sanitaire le permet) de l’oral de français avec une liste de textes réduite à 15 textes en voie générale et 12 textes en voie technologique.

En classe de terminale
  •     Toutes les épreuves terminales sont remplacées par le contrôle continu (1er et 2d trimestres de terminale et éventuellement 3e trimestre si reprise, en excluant les notes de la période de confinement).
Le ministre a précisé que les mentions seront maintenues. Un jury d’examen sera chargé d’examiner le livret scolaire de chaque candidat et d’harmoniser les résultats. L’investissement et l’assiduité seront prises en compte dans des modalités qui restent à définir.
 
Les élèves ayant entre 8 et 10 pourront passer les oraux de rattrapage et les élèves ajournés ainsi que les candidats libres pourront se présenter à la session de septembre.
 
Pour le bac général et technologique, le Snep-Unsa approuve les grandes lignes fixées par le ministre. Plusieurs points devront être encore travaillés.
  •     L’oral de français : Nous nous interrogeons sur le bien-fondé de maintenir cette épreuve. Le nombre de textes à présenter reste très important. Est-ce raisonnable au vu de la durée du confinement ? Comment assurer la sécurité sanitaire des candidats et des examinateurs ? Nous porterons ces interrogations auprès du ministre au plus vite. La date de ces épreuves reste à fixer.
  •     Les jurys : quelles procédures seront mises en place pour assurer l’harmonisation du contrôle continu ? Sous quelle forme se réuniront-ils en cas de confinement prolongé ? Quel calendrier ?
  •     Pour le baccalauréat technologique, assurer une valorisation du projet dans lequel les élèves s’investissent et qui joue un rôle important dans la réussite à l’examen.

Diplômes professionnels (CAP, BEP, Bac Pro, BTS)
 
Le Snep-Unsa observe que le ministre ait été beaucoup plus rapide dans sa conférence de presse sur ces diplômes. Il a annoncé les mêmes principes que pour le bac général et technologique mais plusieurs points devront être précisés au plus vite :
  •     La prise en compte des PFMP/stages en entreprise et leur durée minimale pour obtenir le diplôme. Un message clair aurait rassuré les élèves et leurs failles.
  •     La prise en compte du « livret scolaire » annoncée par le ministre correspond-elle à la prise en compte des notes de contrôle continu en complément des notes de CCF déjà obtenues ?
  •     Les épreuves facultatives seront-elles prises en compte ? Sous quelle forme ?
  •     L’évaluation liée à dernière période de PFMP sera-t-elle neutralisée ?
  •     Le ministre n’a pas mentionné l’oral de contrôle du bac pro. Est-ce un oubli ?

Sur ce dossier important, le Snep-Unsa a défendu une approche pragmatique, il approuve donc dans ses grandes lignes les choix arrêtés par le ministre. Ce sont des choix difficiles mais ils ont le mérite de la simplicité et de la clarté. Plusieurs points doivent être encore affinés, dont les implications sur la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur pour les élèves qui passeraient la session de rattrapage en septembre.
Le Snep-Unsa portera ces sujets dans les échanges à venir.
par Snep UNSA 26 janvier 2026
Cher(e)s collègues, Comme vous avez eu l'occasion de le remarquer, les voeux qui nous sont adressés par monsieur le Ministre sont laudateurs ( ICI ). "il est des femmes et des hommes qui, sans bruit, font reculer ces ténèbres. Ils n’occupent pas les plateaux de télévision, ils n’annoncent pas de ruptures spectaculaires. Ils allument, patiemment, les lumières de l’esprit humain. Ces femmes et ces hommes, ce sont principalement vous les professeurs, et tous ceux qui, avec vous, font l’École." Le 18 décembre 2026, nous étions reçus au ministère pour que la lumière, ministérielle, par des règles claires et applicables partout, permettent aux enseignants des établissements privés sous contrat d'exercer leur métier au quotidien sereinement. Les contrôles de l'activité des directeurs, en premier lieu, se mettent en place. Il était temps car les enseignants, eux, voyaient, voient et verront encore leurs activités contrôlées et c'est bien normal. Il manque toutefois une conclusion à ces voeux, la juste rémunération du travail réalisé et les perspectives d'amélioration pour l'avenir. Nous avons besoin d'être une profession rassemblée pour pouvoir peser sur nos conditions statutaires comme nos salaires. Rendez-vous au mois de décembre 2026, pour désigner des représentants œuvrant pour une profession unie qui avance. Loin des clivages, entretenus, agissez à votre niveau en adhérent à un syndicat qui peut vous représenter à l'Éducation nationale auprès de votre employeur. Enfin, en ce début d’année 2026, permettez-nous de vous adresser nos vœux les plus sincères : que cette nouvelle année soit porteuse de santé, de sérénité et de reconnaissance pour votre engagement professionnel au service de l’École.
par Snep UNSA 22 janvier 2026
Face à l'extraordinaire activité de lobbying déployée par le SGEC depuis les années 1970 afin de s'attribuer toujours plus de financement public (et se servir au passage), le Snep UNSA partage la position d'organisations demandant le respect de la loi et la promotion des valeurs de la République. Des subventions publiques qui font le bonheur de lobbyistes ? En effet, le SGEC, outil de lobbying de la conférence des évêques, ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, mais d'une forme d'impôt pris sur les établissements privés sous contrat, environ 100 € par élève et par année. 200 millions d'euros servent donc chaque année pour déformer la carte scolaire en fonction d'enjeux dont le caractère unitaire, c'est-à-dire Républicain est loin d'être établi. 200 millions ne sont pas versés, en salaire, aux personnels non enseignants et/ou ne sont pas utilisés pour améliorer les conditions de travail de tous, les conditions d'enseignement aux élèves. Les personnels pénalisés ? À noter parmi ces organisations : les syndicats d'enseignants. Rappelons que la profession des enseignants fonctionnaires ou contractuels de l'éducation nationale (et du ministère de l'Agriculture) est la seule profession de l'État à connaitre la division statutaire. Pour un même métier : deux statuts Les mêmes obligations de services pour tous, mais les fonctionnaires et contractuels affectés dans les murs privés ont des droits en moins (salaire, retraite, droit à formation, droit à mobilité, qualité de vie au travail non pris en compte pleinement par l'employeur) Bétharram, cas d'école ? L'annonce de la fermeture de l'établissement qui a permis au scandale des violences en milieu scolaire d'éclater sera peut-être l'occasion pour l'État de rependre la main sur les ouvertures et fermetures de classe. Jusque-là cette prérogative régalienne était visée avec une certaine efficacité par le SGEC. Les moyens (dotation horaire et subventions publiques) vont peut-être pouvoir être utilisés davantage au bénéfice des élèves dans le cadre Républicain plutôt que pour alimenter d'autres projets que ceux du Service public de l'éducation ? Contact presse : Franck Pécot 06.52.60.83.11
par Snep UNSA 21 janvier 2026
Cette prime de 176 € brut est versée aux bénéficiaires en activité au 1er janvier. Elle est attribuée chaque année aux personnels exerçant à temps complet comme à temps partiel. Bénéficiaires : Enseignants, stagiaires et titulaires (fonctionnaire ou contrat définitif), exerçant des missions d’enseignement Contractuels (maitres délégués) exerçant les missions ci-dessus, sous certaines conditions. Compensation pour les professeurs documentalistes En 2021, nous avions obtenu une revalorisation de leurs indemnités, légèrement supérieure au montant de la prime d’équipement informatique : de 767,10 € à 1 000 € brut pour les profs doc, revalorisée à 2 550 € brut à la rentrée 2023 Dans la mesure où, depuis, plusieurs augmentations sont intervenues notamment pour converger vers les montants de l’Isoe, l’augmentation de l’indemnité de fonction que nous avions obtenue pour ces personnels en 2021 prend tout son sens. Exclus sans solution Restent aussi exclus les DDFPT… s’ils n’exercent pas directement des missions d’enseignement, ainsi que les collègues en congé parental, en disponibilité ou en congé de formation professionnelle au 1er janvier. Un collègue qui prendrait 2 mois de congé parental autour de cette date sera exclu, ce qui est inadmissible. Cela pénalisera encore les femmes qui sont toujours les plus nombreuses à prendre ce congé, ainsi que les hommes qui ont la volonté d’inverser cette tendance. Contractuels, maitres délégués, en CDD et CDI Les personnels contractuels en CDI bénéficient de la prime d’équipement. En CDD, la prime est attribuée pour des contrats d’un an au 1er janvier ou des contrats successifs d’une durée cumulée d’un an, sous réserve que l’interruption entre 2 contrats soit inférieure à 4 mois. Pour le Snep-Unsa, la création de cette prime était une bonne idée qui répondait à une demande forte du terrain. Pourtant, en excluant certains enseignants, un sentiment d’injustice perdure. Le Snep-Unsa va poursuivre l’action jusqu’à obtenir des solutions indemnitaires pour chaque catégorie exclue à ce jour du bénéfice de la prime.
par Snep UNSA 9 janvier 2026
Que faire en cas d’intempéries ? Concilier la continuité du service et la sécurité des enseignants, agents publics de l'État
par Snep UNSA 9 janvier 2026
https://www.unsa-fp.org/article/Calendrier-des-payes-et-des-pensions-2026
par Snep UNSA 8 janvier 2026
Aujourd’hui, les 140 000 AESH (accompagnant(e) d'élèves en situation de handicap) qui représentent le deuxième métier de l’Education nationale, ont des statuts précarisés et souvent des salaires indécents découlant fréquemment de temps partiel imposés. Dans un contexte de préparation du budget 2026, presque toutes les organisations syndicales du ministère appellent l’Etat à prendre ses responsabilités en offrant aux AESH un véritable statut leur permettant de bénéficier d’une reconnaissance de leurs missions et d’accéder à de nouveaux droits. Mercredi 7 janvier, au Sénat une proposition de loi visant à améliorer le statut des personnels en charge de l'accompagnement individuel des élèves en situation de handicap a été rejetée par la majorité des sénateurs. Sur le fond le Snep UNSA regrette, à ce stade, ce choix politique En effet, accorder le statut de fonctionnaires de catégorie B aux AESH permettrait de professionnaliser le métier en passant par un concours de la fonction publique et d'améliorer l'attractivité de la profession. L'enjeu est de taille : en septembre dernier, près de 50 000 élèves en situation de handicap n'avaient pas d'AESH. Toutefois le projet de loi adopté en commission du Sénat posait des difficultés statutaires conséquentes. En effet le texte soumis en séance à l'ensemble des sénatrices et sénateurs imposait un statut à deux vitesses : le statut de fonctionnaire pour certain(e)s AESH, un maintien en temps que contractuel pour les autres. Cette volonté de diviser la profession des AESH aurait rendu service au SGEC (secrétariat général de l'enseignement catholique) qui aurait eu l'occasion de récupérer des fonds publics et une forme d'emprise sur une partie des AESH. Les sénateurs pourtant majoritairement favorables, par leurs votes, aux enjeux et désirs du SGEC, n'ont pas soutenu cette vision d'une profession divisée statutairement. A moins que cela ne soit que tout simplement, la volonté de laisser dans la précarité une profession peu utile à des parents électeurs qui n'en ont pas besoin des AESH ? Le Snep UNSA réclame un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, pour tous les AESH, des formations adaptées au métier, bref la reconnaissance du travail de celles et ceux qui font aussi vivre l'Ecole pour toutes et tous les élèves. Contact presse : Franck Pécot, 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 18 décembre 2025
Le 17 décembre 2025, audience au ministère : Le ministre monsieur Edouard GEFFRAY était représenté par madame Marjorie Koubi, conseillère en charge du dialogue social et des ressources humaines ainsi que Madame Anne Padier Savouroux, conseillère en charge de l’école inclusive, de la santé psychique et physique et du sport et de monsieur Lionel Leycuras, de la sous-direction de l’enseignement privé. Du Snep UNSA et du SnIa-Ipr, le syndicat des inspecteurs d'académie IA-IPR. Les échanges ont porté sur les contrôles dans les établissements privés sous contrat : la vie scolaire, le sport scolaire et la formation professionnelle des agents de l'Etat. Nous avons bien entendu que les organisations Formiris et équivalentes étaient actuellement auditées par la Cour des comptes. Nous avons démontré la nécessité d'un contrôle spécifique par l'inspection générale du ministère. Nous restons en lien avec le ministre, notamment sur ce sujet.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Forfait mobilités durables demande à déposer avant le 31 décembre
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Dans le cadre de ses audiences au ministère de l'Éducation nationale, le Snep UNSA vient vers vous Le Snep UNSA vous interroge au sujet de la situation des formations à la laïcité et à EVAR/EVARS avant d'aller plus loin sur le thème de la démocratie interne à l'établissement privé sous contrat.  Vos réponses sur une possible concertation afin d'organiser la rentrée 2026, sur l'existence d'un lieu de vie citoyenne pour les élèves, ... seront aussi portées à notre autorité de tutelle.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Il y a 120 ans, le 9 décembre 1905, le président de la République Emile Loubet promulguait la loi de séparation des Églises et de l’État, toujours en vigueur aujourd’hui.  Une loi fondatrice des bases juridiques de la laïcité de notre République où l’on ne trouvera d’ailleurs jamais le mot laïcité… Et avant tout ainsi une magnifique loi de liberté garantissant à chaque citoyen de notre pays son entière liberté de conscience.
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