L’annonce renouvelée de la création d’un bac pro sport par le ministre au début du mois d’août a relancé l’intérêt d’un diplôme qui pourrait fédérer une bonne partie des élèves engagés sur la voie professionnelle et mettre durablement en lumière le travail trop souvent déconsidéré des professeurs d’EPS
Snep UNSA

30 août 2021
Bac pro sport : entre attentes et incertitudes
Une opportunité pour la voie pro
Bien entendu, cette réalisation serait une grande opportunité pour les jeunes des lycées professionnels.
À commencer par le devenir de la coloration EPS de certains bac pro existants concernés par la mise en place d’une unité facultative animation sportive dès cette rentrée 2021 : cette unité facultative est-elle vouée à disparaître face au nouveau bac pro sport ou bien perdurera-t-elle afin de garantir au sport une place plus élargie dans l’enseignement professionnel ? L’enjeu est de taille pour le gouvernement à l’approche des JO 2024.
Par ailleurs, au-delà de 2024, il convient de s’interroger sur les débouchés véritables d’un tel diplôme et de définir clairement le public auquel il s’adresse. Car bien plus qu’un effet de mode, ce nouveau bac attendu doit permettre à nos élèves de bâtir une carrière solide et enrichissante dans les métiers du sport.
Un cadre encore à définir
Les attendus autour du bac pro sport sont donc nombreux et appellent des éclaircissements précis qui doivent se substituer au trop systématique effet d’annonce ministériel :
Zones d’ombre qu’il convient d’éclaircir :
L’avis du Snep-Unsa
Nous ne pouvons que saluer la création d’un diplôme professionnel considérant pleinement les enseignants d’EPS et les métiers du sport. Toutefois, la vigilance est de mise face à une annonce qui doit d’une part s’accompagner d’un cadre précis et d’autre part s’extraire de la perspective éphémère des JO 2024.
Bien entendu, cette réalisation serait une grande opportunité pour les jeunes des lycées professionnels.
Dans ce secteur porteur, les jeunes de la voie pro ont souvent fait montre de compétence voire d’excellence, ils peuvent trouver toute leur place.
L’enthousiasme unanime de l’ensemble des organisations syndicales devant ce projet qu’on espère voir aboutir ne doit toutefois pas en occulter les modalités et les questions qu’il soulève.
Par ailleurs, au-delà de 2024, il convient de s’interroger sur les débouchés véritables d’un tel diplôme et de définir clairement le public auquel il s’adresse. Car bien plus qu’un effet de mode, ce nouveau bac attendu doit permettre à nos élèves de bâtir une carrière solide et enrichissante dans les métiers du sport.
Un cadre encore à définir
Les attendus autour du bac pro sport sont donc nombreux et appellent des éclaircissements précis qui doivent se substituer au trop systématique effet d’annonce ministériel :
Zones d’ombre qu’il convient d’éclaircir :
- Quels sont les métiers, les débouchés visés ?
- Quelle implantation localement dans le cadre de la carte des formations professionnelles ?
- Quels liens avec l’apprentissage ?
- Quelle organisation concrète des enseignements notamment dans la répartition enseignement professionnel /enseignement général ?
- Quel rôle pour les différents acteurs de terrain notamment PLP et PEPS ?
L’avis du Snep-Unsa
Nous ne pouvons que saluer la création d’un diplôme professionnel considérant pleinement les enseignants d’EPS et les métiers du sport. Toutefois, la vigilance est de mise face à une annonce qui doit d’une part s’accompagner d’un cadre précis et d’autre part s’extraire de la perspective éphémère des JO 2024.

Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.

Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
















