Snep UNSA
27 août 2021

Augmentations 2022 et effet d'annonce : plus de personnes concernées mais pas de revalo pour tous

Des arbitrages ont été annoncés dans le cadre du budget 2022 ce jeudi 26 août.

L'Unsa a été entendue sur plusieurs de ses demandes mais continue de revendiquer une montée en charge pluriannuelle programmée pour construire pleinement la revalorisation.

 

Le Snep-Unsa a obtenu que la prime d’attractivité perçue depuis mai dernier par les enseignantsdes échelons 2 à 7 soit revalorisée et étendue aux échelons 8 et 9. À force de pugnacité, l’examen de la reconnaissance de certaines fonctions ou missions longtemps oubliées est également ouvert. Les réévaluations seront précisées en septembre et octobre.

  • Prime dite d'"attractivité" en classe normale des PE/Certifié/PLP/PEPS/Agrégé

    Le Snep-Unsa avait demandé ce scénario qui commence à reconnaître que les rémunérations enseignantes sont largement insuffisantes sur les 20 premières années de carrière. En moyenne leur rémunération est 20 % inférieure à celle de l’OCDE.

     

    La prime d’attractivité en 2022 concernera donc les enseignants, jusqu’à l’échelon 9. Elle bénéficiera aux collègues pendant leurs 22 premières années de carrière contre 15 en 2021. Désormais, ce sont 58 % des enseignants qui en bénéficieront contre 34 % en 2021.

     

    Ainsi pour l’échelon 2, la prime d’attractivité sera de 157 euros nets/mois à partir de février 2022 au lieu de 100 euros nets/mois actuellement. Elle est dégressive pour les échelons suivants et concernera désormais aussi les échelons 8 et 9. Pour eux, son montant sera de 29 euros nets/mois.

     

    Échelon  2 : 100 € depuis mai 21 +  57 € en février 2022 = + 157 €  au final

    Échelon  3 : 89 € + 57 € =  146 € / mois au final

    Échelon 4 : 64 € + 43 € = 107 € / mois au final

    Échelon 5 : 50 € + 29 € = 79 € / mois au final

    Échelon 6 : 36 € + 29 € = 65 € / mois au final

    Échelon 7 : 36 € + 29 € = 65 € / mois au final

    Échelon 8 : 0 € + 29 € = 29 € / mois au final

    Échelon 9 : 0 € +29 € = 29 € / mois au final

  • Hors classe et classe exceptionnelle

    En plus d’une revalorisation de la classe normale, le Snep-Unsa avait demandé des améliorations pour le déroulement de carrière, avec une accélération des passages entre les trois grades : classe normale/hors classe/classe exceptionnelle. Nos demandes insistantes ont été partiellement entendues.

     

    Hors classe

     

    L’amélioration 2021 des taux de passages à la hors classe est seulement stabilisée à 18% pour 2022. Le Snep-Unsa continue à revendiquer un taux de 20 % contre 17 % en 2020 et 18 % en 2021 et 2022.

     

    Classe exceptionnelle

     

    Comme le Snep-Unsa l’avait demandé depuis sa création, les viviers d’accès seront rééquilibrés entre le vivier 1 (fonctions particulières) et le vivier 2 (dernier échelon de la hors-classe).

     

    Ils passeront de 80 % - 20 % à 70 % - 30 %.

     

    La liste des fonctions devrait s’allonger après de nouvelles discussions en septembre.

     

    À la demande de l'Unsa, la durée d’exercice de ces fonctions pour être éligible devrait être raccourcie.

  • Prime dite d'"attractivité" pour les maitres délégués

    Les enseignants non-titulaires sont aussi concerné par cette prime.  


    Pour un temps complet :


    Echelon 1, 2 et 3 :

        66,37 € / mensuel depuis mai 2021 +  28,5 € nets/mois en février 2022 = + 94,9 € / mois


    Echelon 4 : 

       62,5 € / mensuel depuis mai 2021 +  28,5 € nets/mois en février 2022 = + 91 € / mois


    Echelon 5 :

       58,3 € / mensuel depuis mai 2021 +  28,5 € nets/mois en février 2022 = + 86,8 € / mois


    Echelon 6 :

       50 € / mensuel depuis mai 2021 +  28,5 € nets/mois en février 2022 = + 78,5 € / mois


    Echelon 7 :

       41,6 € / mensuel depuis mai 2021 +  28,5 € nets/mois en février 2022 = + 70,1 € / mois


L’avis du Snep-Unsa : la communication sur la "revalorisation historique" peine à être crédible

Les salaires des enseignants français en 2017 présentaient une double pénalité pour la profession : ils étaient presque les plus bas d'Europe d'une part et d'autre part avaient avec le moins de possibilité de hausse (voir graphique ci-dessous).
 
Le ministre reprend désormais à son compte la revendication de l'UNSA d’un premier salaire à 2 000 €.
Toutefois, pour que cela devienne réalité, il faudra encore ajouter 150 € par mois à chacun des jeunes collègues du 1er échelon. Nous n'y sommes pas encore.

Et quand bien même cela se concrétise,  à quoi bon si cela conduit à des grilles aplaties.
 
Le Snep-Unsa regrette l’absence de refonte des grilles indiciaires et d'une loi de programmation budgétaire. Pour nous, sans refonte des grilles, la "revalorisation historique" restera du vent. Si le travail syndical dans les réunions ministérielles, mais aussi en direction de l’opinion, ont permis ces nouvelles avancées, elles sont loin de concrétiser le dossier de la revalorisation des métiers de l’éducation.
 
L'UNSA dont le Snep-Unsa continueront à prendre toute leur place dans les réunions ministérielles des prochaines semaines, mais aussi dans le débat des élections présidentielles, où l’École et la reconnaissance de ses personnels devront tenir une place à la hauteur de leur rôle central dans notre société.

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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
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