Alors qu’il y a à peine 48 heures, le Premier ministre disait qu’aucun scénario n’était arrêté concernant la réouverture des écoles et des établissements scolaires, le ministre vient d’annoncer les modalités de reprise aujourd’hui à l’Assemblée nationale sans les avoir échangées avec les représentants des personnels, des parents, des élèves et des collectivités territoriales. Pourtant, cette reprise progressive a besoin d’être partagée.
Snep UNSA

21 avril 2020
Après le 11 mai, sans concertation, le ministre nous annonce la triple journée
les modalités annoncées par le ministre sont loin de répondre à toutes les interrogations et inquiétudes que suscite la reprise chez les personnels et les familles.
Elles ont été prononcées avant que soit arrêté un cadrage sanitaire national.
Pour le Snep-Unsa, l’Éducation nationale ne doit pas faire exception aux règles et précautions imposées au reste de la société, aux entreprises et au monde du travail en général. Le seuil de 15 élèves par groupe est l’exemple d’une « norme » arrêtée par le ministre alors qu’elle ne fait l’objet, à ce jour, d’aucune préconisation des autorités sanitaires compétentes.
Quels élèves seraient présent alors ? sur quels critères ?
Et le temps de travail des enseignants serait doublé ?
Et la charge de travail lié au suivi des enfants des enseignants ?
Cela augure, pour les parents - enseignants de la triple charge de travail. Mais si ce n'est que cela ...
Pour le moment, pas un mot au sujet des préconisations sanitaires sur les tests et les masques.
Pour le Snep-Unsa, si le ministre est légitime pour présenter et expliciter ses choix, il doit surtout prendre soin de sécuriser chacun, avec des propositions réalistes et ainsi de recueillir l’adhésion d’une profession exaspérée de découvrir dans les médias ce qui se décide sans elle.

















