Snep UNSA
26 février 2022

Après celle du lycée, une réforme du collège… ?

Alors que le lycée général et technologique a connu sous la présidence d’Emmanuel Macron des bouleversements qui ont modifié profondément son organisation, le parti du candidat à sa réélection esquisse déjà ce que pourrait être un nouveau quinquennat et c’est le collège qui est en ligne de mire cette fois.

Dans une tribune du journal Le monde datée du 21 février, Anne-Christine Lang et plusieurs parlementaires de LREM proposent une réforme en profondeur du collège. Après qu’à peine arrivé au pouvoir, le parti présidentiel s’est évertué à détricoter la réforme du collège de 2015 du gouvernement socialiste précédent, c’est bien sur la transformation du lycée par le retrait de moyens horaires et la mise en concurrence des enseignements (et des enseignants ?) que le parti au pouvoir à oeuvré
e. En pleine campagne présidentielle, le collège fait son grand retour dans les débats.
 
Des propositions hors-sol
 
Réelles propositions ou propos isolés pour se faire mousser, l’expression de la députée de Paris sur le futur des collèges du territoire n’a pas manqué de faire réagir. Une liaison entre l’école primaire et le collège difficile, encore trop de décrochages, des inégalités qui se creusent, un climat scolaire qui se détériore etc, le constat n’est pas nouveau.
 
Pour cette élue, la cause principale à ces échecs serait une organisation qui ne permettrait pas que les apprentissages fassent sens chez les élèves. Trop de matières enseignées, trop d’enseignants, le collège ne serait qu’une copie du lycée. Aussi, l’idée serait de calquer son fonctionnement sur celui de l’école primaire et de rassembler les professeurs des écoles et des collèges dans un seul et même corps rendant ces derniers polyvalents. Les enseignants en collège seraient donc amenés à enseigner plusieurs disciplines à l’instar de leurs collègues du premier degré.
 
Pour Madame Lang et consorts, les vertus seraient nombreuses parmi lesquelles notamment d’augmenter la présence des enseignants dans les établissements ce qui, en lien avec la création d’internats, permettraient de travailler davantage sur des compétences socio-éducatives au-delà des compétences disciplinaires stricto sensu. Selon elle, une telle organisation aurait pour résultante la création d’un collège modulaire, qu’elle appelle de ses vœux, capable de s’adapter au mieux au niveau des élèves.
 
Toutes ces propositions seraient mises en place dans les cités éducatives et dans les zones d’éducation prioritaire dans un premier temps avant d’être généralisées à l’ensemble du territoire.
 
À la recherche de la cohérence
 
En baissant le nombre d’élèves par classe, en offrant un équipement de qualité et en nombre suffisant sur tout le territoire, en intégrant des temps de concertation sur temps de service, en favorisant les formations inter-degrés entre autre, le collège unique pourrait gagner en efficacité et répondre positivement aux critiques qui lui sont adressées sans qu’il y ait besoin de tout bouleverser.
 
Pour le Snep-Unsa, il est clair que des liens forts doivent être consolidés entre l’école primaire et le collège. À ce titre, nous revendiquons la continuité éducative et demandons la mise en œuvre de réseaux pédagogiques du socle associant les écoles et le collège (dans toutes ses composantes : Segpa, Ulis, UPE2A…). C’est l’unité et le travail collectif qui redonnera du sens aux apprentissages. Nous avons toujours prôné l’interdisciplinarité comme colonne vertébrale des programmes.
 
Aujourd’hui, il est assez ironique de voir la majorité mettre en avant les avantages de la pluridisciplinarité quand la promotion des EPI, qui est une démonstration évidente d’une mise en relation des savoirs, a été détruite au profit d’options facultatives qui ne profitent surtout qu’aux élèves ayant les meilleurs résultats.
 
Quant au poids supposé trop lourd du disciplinaire dans le parcours des collégiens, là encore, on ne peut que s’interroger sur la cohérence des propos et des actions de LREM. L’accompagnement personnalisé, intégré aux horaires disciplinaires et pensé initialement pour, entre autre, développer la culture générale des élèves, ainsi que leurs potentiels et leurs talents particuliers a été plus que mal mené par le gouvernement actuel au bénéfice notamment du dispositif devoirs faits dont seuls les élèves qui le veulent en tirent parti et qui en plus fait que leur emplois du temps est alourdi. On est en droit, de plus, de trouver étonnant que les réseaux d’éducations prioritaires soient entrevus comme « des laboratoires à idées » servant de tests à la mise en place de ces propositions alors qu’on sait que les équipes au sein de ces établissements ont besoin de stabilité et de sécurité pour fonctionner.
 
Vers une baisse de l’attractivité du métier
 
On voit bien les économies que pourraient représenter de telles mesures en entraînant une diminution de facto du nombre d’enseignants dans les collèges. Or, la crise sanitaire l’a montré : la société a besoin de professeurs. Comment imaginer pouvoir résoudre la crise des vocations par une réforme aussi violente ? Quand on sait que les enseignants du 2d degré entrent dans le métier par un attachement et un lien particulier à leur discipline, une partie d’entre eux seraient privés du droit de l’enseigner au collège, mais pas au lycée. Tout ceci n’augure que découragement, démissions en série et baisse du nombre d’inscrits dans les concours de recrutement enseignant.
 
Pour le Snep-Unsa, s'il doit y avoir des adaptations pour les collèges, ceux-ci ne méritent pas une réforme, celle-là n'est pas adaptée; ni pour les élèves, ni pour les personnels.
En revanche, valoriser le travail des enseignants, cesser de "réformer" à chaque échéance électorale, revaloriser leurs salaires, là nous y voyons des facteurs d'amélioration.
par Snep UNSA 2 février 2026
Les divers scandales mis en lumière initialement par madame la Ministre Oudéa Castéra (Stanislas et le séparatisme scolaire), les commissions d'enquêtes sur les violences aux élèves dans des établissements scolaires ont permis à la presse de s'emparer de sujets traités jusque là dans un petit périmètre. La mise en place des contrôles dans les établissements privés sous contrat fait ressortir ce que beaucoup d'intervenants intérieurs (enseignants, inspecteurs, recteurs, ministres) savaient : des pratiques de directeurs, de cadres "éducatifs" et parfois d'enseignants fonctionnaires ou contractuels, peu conformes aux Lois de la République. En revanche une de ses pratiques, le séparatisme scolaire notamment est le fruit du travail de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique. La déformation de la loi Debré (1959), puis le contenu de la loi Gueurmeur (1976), puis les accords Lang Cloupet et l'accord Pap Ndiaye SGEC ont été initiés et sont au bénéfice de cette association qui cherche à se prendre pour un ministère bis de l'éducation nationale. Et quand le travail de la presse dérange trop, le nouveau président de cette association, le fait savoir par un menace explicite, selon un article ( ici ) N'ayant pas d'intérêts légaux à agir, cette possible plainte pourrait ne même pas se concrétiser. Voir sur le site de la HATVP la raison d'être de cette association. Quant à ses statuts et ses comptes financiers, ils seraient intéressants de s'y intéresser. Quoi qu'il en soit le Snep UNSA continuera de participer à la valorisation du travail et du statut de ses mandants les enseignants fonctionnaires ou contractuels affectés par l'autorité administrative dans des murs privés. La mission de service public des enseignants de l'éducation nationale ne se discute pas. Que celle-ci dérange, nous le comprenons puisque le travail des enseignants de l'éducation nationale contribue au ciment de la République (voir code de l'éducation) Le Snep UNSA continuera de soutenir le travail de la presse, contre pouvoir, élément indispensable d'un Etat de droits. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 26 janvier 2026
Cher(e)s collègues, Comme vous avez eu l'occasion de le remarquer, les voeux qui nous sont adressés par monsieur le Ministre sont laudateurs ( ICI ). "il est des femmes et des hommes qui, sans bruit, font reculer ces ténèbres. Ils n’occupent pas les plateaux de télévision, ils n’annoncent pas de ruptures spectaculaires. Ils allument, patiemment, les lumières de l’esprit humain. Ces femmes et ces hommes, ce sont principalement vous les professeurs, et tous ceux qui, avec vous, font l’École." Le 18 décembre 2026, nous étions reçus au ministère pour que la lumière, ministérielle, par des règles claires et applicables partout, permettent aux enseignants des établissements privés sous contrat d'exercer leur métier au quotidien sereinement. Les contrôles de l'activité des directeurs, en premier lieu, se mettent en place. Il était temps car les enseignants, eux, voyaient, voient et verront encore leurs activités contrôlées et c'est bien normal. Il manque toutefois une conclusion à ces voeux, la juste rémunération du travail réalisé et les perspectives d'amélioration pour l'avenir. Nous avons besoin d'être une profession rassemblée pour pouvoir peser sur nos conditions statutaires comme nos salaires. Rendez-vous au mois de décembre 2026, pour désigner des représentants œuvrant pour une profession unie qui avance. Loin des clivages, entretenus, agissez à votre niveau en adhérent à un syndicat qui peut vous représenter à l'Éducation nationale auprès de votre employeur. Enfin, en ce début d’année 2026, permettez-nous de vous adresser nos vœux les plus sincères : que cette nouvelle année soit porteuse de santé, de sérénité et de reconnaissance pour votre engagement professionnel au service de l’École.
par Snep UNSA 22 janvier 2026
Face à l'extraordinaire activité de lobbying déployée par le SGEC depuis les années 1970 afin de s'attribuer toujours plus de financement public (et se servir au passage), le Snep UNSA partage la position d'organisations demandant le respect de la loi et la promotion des valeurs de la République. Des subventions publiques qui font le bonheur de lobbyistes ? En effet, le SGEC, outil de lobbying de la conférence des évêques, ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, mais d'une forme d'impôt pris sur les établissements privés sous contrat, environ 100 € par élève et par année. 200 millions d'euros servent donc chaque année pour déformer la carte scolaire en fonction d'enjeux dont le caractère unitaire, c'est-à-dire Républicain est loin d'être établi. 200 millions ne sont pas versés, en salaire, aux personnels non enseignants et/ou ne sont pas utilisés pour améliorer les conditions de travail de tous, les conditions d'enseignement aux élèves. Les personnels pénalisés ? À noter parmi ces organisations : les syndicats d'enseignants. Rappelons que la profession des enseignants fonctionnaires ou contractuels de l'éducation nationale (et du ministère de l'Agriculture) est la seule profession de l'État à connaitre la division statutaire. Pour un même métier : deux statuts Les mêmes obligations de services pour tous, mais les fonctionnaires et contractuels affectés dans les murs privés ont des droits en moins (salaire, retraite, droit à formation, droit à mobilité, qualité de vie au travail non pris en compte pleinement par l'employeur) Bétharram, cas d'école ? L'annonce de la fermeture de l'établissement qui a permis au scandale des violences en milieu scolaire d'éclater sera peut-être l'occasion pour l'État de rependre la main sur les ouvertures et fermetures de classe. Jusque-là cette prérogative régalienne était visée avec une certaine efficacité par le SGEC. Les moyens (dotation horaire et subventions publiques) vont peut-être pouvoir être utilisés davantage au bénéfice des élèves dans le cadre Républicain plutôt que pour alimenter d'autres projets que ceux du Service public de l'éducation ? Contact presse : Franck Pécot 06.52.60.83.11
par Snep UNSA 21 janvier 2026
Cette prime de 176 € brut est versée aux bénéficiaires en activité au 1er janvier. Elle est attribuée chaque année aux personnels exerçant à temps complet comme à temps partiel. Bénéficiaires : Enseignants, stagiaires et titulaires (fonctionnaire ou contrat définitif), exerçant des missions d’enseignement Contractuels (maitres délégués) exerçant les missions ci-dessus, sous certaines conditions. Compensation pour les professeurs documentalistes En 2021, nous avions obtenu une revalorisation de leurs indemnités, légèrement supérieure au montant de la prime d’équipement informatique : de 767,10 € à 1 000 € brut pour les profs doc, revalorisée à 2 550 € brut à la rentrée 2023 Dans la mesure où, depuis, plusieurs augmentations sont intervenues notamment pour converger vers les montants de l’Isoe, l’augmentation de l’indemnité de fonction que nous avions obtenue pour ces personnels en 2021 prend tout son sens. Exclus sans solution Restent aussi exclus les DDFPT… s’ils n’exercent pas directement des missions d’enseignement, ainsi que les collègues en congé parental, en disponibilité ou en congé de formation professionnelle au 1er janvier. Un collègue qui prendrait 2 mois de congé parental autour de cette date sera exclu, ce qui est inadmissible. Cela pénalisera encore les femmes qui sont toujours les plus nombreuses à prendre ce congé, ainsi que les hommes qui ont la volonté d’inverser cette tendance. Contractuels, maitres délégués, en CDD et CDI Les personnels contractuels en CDI bénéficient de la prime d’équipement. En CDD, la prime est attribuée pour des contrats d’un an au 1er janvier ou des contrats successifs d’une durée cumulée d’un an, sous réserve que l’interruption entre 2 contrats soit inférieure à 4 mois. Pour le Snep-Unsa, la création de cette prime était une bonne idée qui répondait à une demande forte du terrain. Pourtant, en excluant certains enseignants, un sentiment d’injustice perdure. Le Snep-Unsa va poursuivre l’action jusqu’à obtenir des solutions indemnitaires pour chaque catégorie exclue à ce jour du bénéfice de la prime.
par Snep UNSA 9 janvier 2026
Que faire en cas d’intempéries ? Concilier la continuité du service et la sécurité des enseignants, agents publics de l'État
par Snep UNSA 9 janvier 2026
https://www.unsa-fp.org/article/Calendrier-des-payes-et-des-pensions-2026
par Snep UNSA 8 janvier 2026
Aujourd’hui, les 140 000 AESH (accompagnant(e) d'élèves en situation de handicap) qui représentent le deuxième métier de l’Education nationale, ont des statuts précarisés et souvent des salaires indécents découlant fréquemment de temps partiel imposés. Dans un contexte de préparation du budget 2026, presque toutes les organisations syndicales du ministère appellent l’Etat à prendre ses responsabilités en offrant aux AESH un véritable statut leur permettant de bénéficier d’une reconnaissance de leurs missions et d’accéder à de nouveaux droits. Mercredi 7 janvier, au Sénat une proposition de loi visant à améliorer le statut des personnels en charge de l'accompagnement individuel des élèves en situation de handicap a été rejetée par la majorité des sénateurs. Sur le fond le Snep UNSA regrette, à ce stade, ce choix politique En effet, accorder le statut de fonctionnaires de catégorie B aux AESH permettrait de professionnaliser le métier en passant par un concours de la fonction publique et d'améliorer l'attractivité de la profession. L'enjeu est de taille : en septembre dernier, près de 50 000 élèves en situation de handicap n'avaient pas d'AESH. Toutefois le projet de loi adopté en commission du Sénat posait des difficultés statutaires conséquentes. En effet le texte soumis en séance à l'ensemble des sénatrices et sénateurs imposait un statut à deux vitesses : le statut de fonctionnaire pour certain(e)s AESH, un maintien en temps que contractuel pour les autres. Cette volonté de diviser la profession des AESH aurait rendu service au SGEC (secrétariat général de l'enseignement catholique) qui aurait eu l'occasion de récupérer des fonds publics et une forme d'emprise sur une partie des AESH. Les sénateurs pourtant majoritairement favorables, par leurs votes, aux enjeux et désirs du SGEC, n'ont pas soutenu cette vision d'une profession divisée statutairement. A moins que cela ne soit que tout simplement, la volonté de laisser dans la précarité une profession peu utile à des parents électeurs qui n'en ont pas besoin des AESH ? Le Snep UNSA réclame un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, pour tous les AESH, des formations adaptées au métier, bref la reconnaissance du travail de celles et ceux qui font aussi vivre l'Ecole pour toutes et tous les élèves. Contact presse : Franck Pécot, 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 18 décembre 2025
Le 17 décembre 2025, audience au ministère : Le ministre monsieur Edouard GEFFRAY était représenté par madame Marjorie Koubi, conseillère en charge du dialogue social et des ressources humaines ainsi que Madame Anne Padier Savouroux, conseillère en charge de l’école inclusive, de la santé psychique et physique et du sport et de monsieur Lionel Leycuras, de la sous-direction de l’enseignement privé. Du Snep UNSA et du SnIa-Ipr, le syndicat des inspecteurs d'académie IA-IPR. Les échanges ont porté sur les contrôles dans les établissements privés sous contrat : la vie scolaire, le sport scolaire et la formation professionnelle des agents de l'Etat. Nous avons bien entendu que les organisations Formiris et équivalentes étaient actuellement auditées par la Cour des comptes. Nous avons démontré la nécessité d'un contrôle spécifique par l'inspection générale du ministère. Nous restons en lien avec le ministre, notamment sur ce sujet.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Forfait mobilités durables demande à déposer avant le 31 décembre
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Dans le cadre de ses audiences au ministère de l'Éducation nationale, le Snep UNSA vient vers vous Le Snep UNSA vous interroge au sujet de la situation des formations à la laïcité et à EVAR/EVARS avant d'aller plus loin sur le thème de la démocratie interne à l'établissement privé sous contrat.  Vos réponses sur une possible concertation afin d'organiser la rentrée 2026, sur l'existence d'un lieu de vie citoyenne pour les élèves, ... seront aussi portées à notre autorité de tutelle.
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