Snep UNSA

22 février 2022
Communiqué de presse : Les traditionnelles vieilles lunes ânonnées comme des revendications catégorielles
À l’orée des élections présidentielles et législatives de 2022, la principale association (loi 1901) de l’Église catholique reprend les recettes surannées tenues par la droite, plus ou moins modérée, au sujet des classes et écoles associées à l'enseignement public par contrat avec l'Etat depuis 1959.
Cette association ânonne des solutions éculées, comme des revendications catégorielles :
- nier les dispositions du contrat d'association à l'enseignement public, prévoyant que les directeurs représentent l'administration de l’État auprès des enseignants agents publics de l'Etat;
- passer sous silence la charte de la laïcité et son contenu en essayant de lui substituer une "charte éducative de confiance";
- invoquer la "liberté pédagogique" des enseignants alors que le principe de laïcité (éduquer et instruire pour viser la liberté de conscience) l’effraie;
- exiger toujours plus de subventions publiques pour des dépenses ne relevant pas de la loi;
- dénoncer des "programmes carcans" alors que l’École du socle d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec l’École des programmes d'avant les années 1980;
- promouvoir l'alternance alors que ce modèle apporte peu aux apprentis et coûte du bénévolat aux enseignants et à l’État via des subventions publiques supérieures aux coûts d'une formation 'classique';
- annualiser le temps de travail des enseignants sans évoquer l'annualisation des temps de formation des élèves, sans évoquer les rythmes d'apprentissage de ceux-ci;
- mettre en avant la bivalence des enseignants, alors que cela ne fonctionne presque pas là où statutairement c'est possible (voie professionnelle),
- demander un meilleur traitement des enseignants non titulaires, alors que depuis 2017, cette association s'oppose à l'extension du statut de contractuel à celui de maitre délégué;
- nier les dispositions du contrat d'association à l'enseignement public, prévoyant une ouverture de classe, si et seulement si, il y a un besoin scolaire reconnu (c'est à dire non pourvu par un établissement public);
A aucun moment cette association n'évoque les 200 millions d'euros prélevés par elle (via l'association CNEL) sur les établissements au travers d'un impôt qui ne dit pas son nom. Cette somme serait pourtant utilement utilisée pour le bénéfice des élèves dans les établissements. Les agences de communication coûtent cher.
A aucun moment cette association loi 1901, notamment chargée de prosélytisme religieux, ne se propose de changer de statut pour passer sous statut d’association loi 1907.
Ces éléments de langage illustrent plutôt bien la pensée et le propos de Ferdinand BUISSON, directeur de l'enseignement primaire 1878-1896. "Le premier devoir d'une République est de faire des républicains ; et on ne fait pas des républicains comme on fait un catholique. Pour faire un catholique, il suffit de lui imposer la vérité toute faite".
Enseigner c'est répéter ? Pas uniquement ...
Contact presse :
Franck PECOT
06.52.60.83.11

















