Snep UNSA

13 janvier 2024
[CP] Une ministre de l’École de la République, du service public de l'éducation ?
Les propos de la nouvelle ministre de l’Éducation nationale, de la jeunesse, des sports, des jeux olympiques et paralympiques à l’occasion de son premier déplacement sont méprisants pour l’École de la République et en particulier le service public de l'éducation.
La question du remplacement est un sujet essentiel et c’est bien souvent l’institution elle-même qui ne sait pas y faire face, voire qui y contribue, dans son organisation. Les enseignant·es ne sont pas absentéistes et au contraire, c’est la catégorie de personnels qui a le nombre de plus bas de jours de congé maladie par an et par agent.
Par contre les suppressions de postes, conjuguées à un manque d’attractivité dans plusieurs disciplines ou dans certains territoires, ont dégradé les capacités de remplacement.
Ce n’est pas le PACTE et la politique en apparence volontariste sur les remplacements de courte durée qui vont améliorer la situation. Remplacer une heure de maths, par une heure d’anglais ou d’arts plastiques ne résoudra pas le problème. De la souplesse permettra d’améliorer un peu les choses mais attention à ne pas remettre en cause la formation des enseignant·es qui est un levier déterminant pour la qualité du service public et de l’éducation. La question du remplacement de longue durée est un autre sujet, qui n’est pas pris, aujourd’hui, à bras-le-corps. Il vient bien montrer l’absence d’anticipation et de travail sur l’attractivité des métiers depuis le début du quinquennat.
Jamais la défiance des personnels de l’Éducation n’a été aussi forte dans le baromètre UNSA des métiers de l’Éducation, quand 91% des personnels se déclaraient en désaccord avec les choix ministériels en 2023. Ce n’est pas une telle parole médiatique de la ministre pour sa prise de fonction qui va améliorer la situation.
La question du remplacement est un sujet essentiel et c’est bien souvent l’institution elle-même qui ne sait pas y faire face, voire qui y contribue, dans son organisation. Les enseignant·es ne sont pas absentéistes et au contraire, c’est la catégorie de personnels qui a le nombre de plus bas de jours de congé maladie par an et par agent.
Par contre les suppressions de postes, conjuguées à un manque d’attractivité dans plusieurs disciplines ou dans certains territoires, ont dégradé les capacités de remplacement.
Ce n’est pas le PACTE et la politique en apparence volontariste sur les remplacements de courte durée qui vont améliorer la situation. Remplacer une heure de maths, par une heure d’anglais ou d’arts plastiques ne résoudra pas le problème. De la souplesse permettra d’améliorer un peu les choses mais attention à ne pas remettre en cause la formation des enseignant·es qui est un levier déterminant pour la qualité du service public et de l’éducation. La question du remplacement de longue durée est un autre sujet, qui n’est pas pris, aujourd’hui, à bras-le-corps. Il vient bien montrer l’absence d’anticipation et de travail sur l’attractivité des métiers depuis le début du quinquennat.
Jamais la défiance des personnels de l’Éducation n’a été aussi forte dans le baromètre UNSA des métiers de l’Éducation, quand 91% des personnels se déclaraient en désaccord avec les choix ministériels en 2023. Ce n’est pas une telle parole médiatique de la ministre pour sa prise de fonction qui va améliorer la situation.
Pour le Snep UNSA, le service public de l'éducation, est le principal support de l'École de la République, seule garant de l’accueil de tous les élèves et la liberté absolue de conscience. Elle doit être la priorité de notre politique éducative. Le ministère a une grande responsabilité dans les libéralités offertes aux associations confessionnelles (SGEC, OGEC, ...) comme par exemple le blanc seing pour la désignation des directrices et directeurs surtout lorsqu'ils sont des agent.es public.ques. Ou encore pour la tutelle confessionnelle sur le dispositif de formation professionnelle ou encore le dispositif d'affectation des enseignant.es, agent.es public.ques.
Après ce faux pas intentionnel ou cette erreur, la nouvelle ministre va avoir fort à faire si vraiment elle souhaite promouvoir le service public de l'éducation, un des liant de notre République. Le ministère porte la première responsabilité dans l’absence de mixité sociale et scolaire qui favorise un séparatisme nuisible à l’unité républicaine. En effet sa tutelle s'exerce sur tous les établissements scolaires publics ou associés à l'enseignement public par un contrat avec l’État. Son autorité est censé s'exercer sur tous les personnels, en mission de service public, de ces deux catégories d'établissement.
Le Snep UNSA attend des actes forts pour défendre et renforcer l’École de la République, plutôt qu’un projet passéiste de « choc des savoirs ».
Il attend aussi de pouvoir lire les rapports d'inspection de tous les établissements relevant de sa tutelle.
Contact presse :
Franck PECOT
06 52 60 83 11

















