Snep UNSA

17 janvier 2025
Rentrée 2025, Choc des savoirs…des premières avancées qui en requièrent nécessairement d’autres !
Annulation des suppressions d’emplois, moyens pour la rentrée, choc des savoirs…des annonces qui ne peuvent être qu’un point de départ dans la reconstruction des classes et établissements relevant du Service public de l'éducation
A l’occasion du CSA ministériel du 17 janvier, la ministre d’État Elisabeth Borne a fait plusieurs annonces : annulation des 4000 suppressions d’emplois et créations de 2000 emplois d’AESH, abandon de plusieurs mesures du Choc des savoirs (DNB obligatoire pour passer en 2de, groupes en 4eme/3eme, l’extinction programmée des classes prépa 2de), qui vont dans le bon sens et sont le résultat de l’action syndicale (expressions, mobilisations).
Ces annonces sont des points d’appui pour aller plus loin : il faut bien plus que des annulations de suppressions d’emplois pour retrouver un taux d'encadrement satisfaisant des élèves.
Des créations d'emplois sont nécessaires pour baisser des effectifs pléthoriques là où les collègues les dénoncent.
Le Choc des savoirs doit être complètement abandonné tant il représente un projet d’école passéiste et conservateur qui tourne le dos aux ambitions émancipatrices de l’École de la République et malmène nos métiers.
Choc des savoirs : détricotage en cours !
Passage du brevet, évaluation des groupes de besoins en 6ème et 5ème et non extension aux niveaux suivants : le Snep UNSA, comme les autres syndicats intéressés et mobilisés prend acte de ces inflexions, mais rappelle qu’elles ne suffiront pas : l’école a besoin d’une politique ambitieuse à la hauteur des enjeux de demain et cela passe par l’abandon du « choc des savoirs ».
Passage du brevet, évaluation des groupes de besoins en 6ème et 5ème et non extension aux niveaux suivants : le Snep UNSA, comme les autres syndicats intéressés et mobilisés prend acte de ces inflexions, mais rappelle qu’elles ne suffiront pas : l’école a besoin d’une politique ambitieuse à la hauteur des enjeux de demain et cela passe par l’abandon du « choc des savoirs ».
Les syndicats de l'UNSA mobilisés sans relâche dès décembre 2023, et l’annonce par Gabriel Attal de ce prétendu « choc des savoirs » n'ont rien lâché. Dans les instances, en dénonçant les mesures injustes et réactionnaires, contraires aux principes de démocratisation. Mais aussi devant le Conseil d’État, en déposant en avril 2024 deux recours visant les textes réglementaires qui menaçaient la hiérarchie des normes et pouvaient donner à des directeurs aux méthodes peu scrupuleuses encore plus de moyens pour gêner les collègues au quotidien.
C’est pourquoi l'UNSA, via ses syndicats, reste mobilisée et continuera à défendre un service public de l'éducation dotée de moyens suffisants pour garantir la réussite de tous les élèves. C'est notre contribution afin de porter au mieux la voix de celles et ceux qui la font vivre au quotidien. Dans un contexte politique fragile, l’UNSA réaffirme son rôle de pilier pour la stabilité sociale et la protection des agents publics quelles que soient leurs établissements d'affectation.

















