Snep UNSA

16 septembre 2021
Stop au prosélytisme catholique sous couvert des universités
La formation professionnelle des futurs enseignants du Service public passe par l'acquisition d'un Master avant la validation des compétences professionnelles telles que définies au bulletin officiel de 2013.
Depuis la fin des instituts universitaires de formation (IUFM), les agents publics enseignants des établissements privés sous contrat d'association à l’enseignement public se voient contraints à ne plus suivre le cursus unique de formation dans les écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE) devenues instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation (INSPE). Des centres dits "de formation" parfois sous le couvert du titre d'université comme l'"université catholique de l'ouest" détournent les objectifs de formation Républicains pour tenter d'évangéliser les futurs enseignants.
Ainsi, sous couvert des Universités, dans le cadre du programme arrêté par l'association "secrétariat général de l'enseignement catholique" (sic), des Instituts supérieurs de formation de l'enseignement catholique (ISFEC) imposent leurs formateurs et les éléments de leur "plan de formation" : "Annonce explicite de l’Évangile dans les établissements catholiques d’enseignement" (sic).
Est ainsi prévu, une "formation", "moment de réflexion pastorale sur le jeûne", avec pour objectifs :
• "accueillir ensemble d’avantage la résurrection du Christ",
• "imaginer ce qui serait faisable pour permettre à vos élèves de vivre ce temps de carême et de découvrir qu’ils sont aussi appelés à accomplir ce qu’ils sont aussi : des enfants de Dieu".
La validation des futurs agents publics de plein droit est ainsi soumise par des ISFEC à la validation de ce type de module.
Le Syndicat national des enseignants et personnels de l'UNSA (Snep-UNSA) , dénonce à chaque fois ces tentatives d'évangélisation au moyen de fonds publics ici sous couvert des Universités.
Nous avons informé le président de la conférence des présidents d'université de l'activité d'évangélisation d'organisations de l’Église catholique.
Nous demandons le retour sur le banc des INSPE de tous les futurs enseignants du Service public.
Nous demandons à ce que le contenu des masters liés aux métiers de l'enseignement soit exempt de prosélytisme religieux.
Nous demandons la pleine application du principe de séparation des Églises et de l’État.
Depuis la fin des instituts universitaires de formation (IUFM), les agents publics enseignants des établissements privés sous contrat d'association à l’enseignement public se voient contraints à ne plus suivre le cursus unique de formation dans les écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE) devenues instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation (INSPE). Des centres dits "de formation" parfois sous le couvert du titre d'université comme l'"université catholique de l'ouest" détournent les objectifs de formation Républicains pour tenter d'évangéliser les futurs enseignants.
Ainsi, sous couvert des Universités, dans le cadre du programme arrêté par l'association "secrétariat général de l'enseignement catholique" (sic), des Instituts supérieurs de formation de l'enseignement catholique (ISFEC) imposent leurs formateurs et les éléments de leur "plan de formation" : "Annonce explicite de l’Évangile dans les établissements catholiques d’enseignement" (sic).
Est ainsi prévu, une "formation", "moment de réflexion pastorale sur le jeûne", avec pour objectifs :
• "accueillir ensemble d’avantage la résurrection du Christ",
• "imaginer ce qui serait faisable pour permettre à vos élèves de vivre ce temps de carême et de découvrir qu’ils sont aussi appelés à accomplir ce qu’ils sont aussi : des enfants de Dieu".
La validation des futurs agents publics de plein droit est ainsi soumise par des ISFEC à la validation de ce type de module.
Le Syndicat national des enseignants et personnels de l'UNSA (Snep-UNSA) , dénonce à chaque fois ces tentatives d'évangélisation au moyen de fonds publics ici sous couvert des Universités.
Nous avons informé le président de la conférence des présidents d'université de l'activité d'évangélisation d'organisations de l’Église catholique.
Nous demandons le retour sur le banc des INSPE de tous les futurs enseignants du Service public.
Nous demandons à ce que le contenu des masters liés aux métiers de l'enseignement soit exempt de prosélytisme religieux.
Nous demandons la pleine application du principe de séparation des Églises et de l’État.

Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.

Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
















