Snep UNSA
23 avril 2021

Mesures pour la réouverture de l’École : tardives, des manques importants et quelques avancées

En décembre 2020, le président Macron fixait à 5000 cas de contaminations quotidiennes la limite pour déconfiner.

Quatre mois plus tard, en avril 2021, 35 000 cas par jour.

Le même décide d' "alléger" le confinement


Pour les écoles, certaines mesures annoncées vont dans le bon sens : demi-jauge pour les lycées, hybridation pour les collèges des départements en tension, fermeture des classes dès le premier cas, recrutements de médiateurs·trices supplémentaires pour aider à assurer le « tracing », arrêt de la répartition des élèves dans les autres classes en primaire en cas d’absences, l’augmentation de la capacité de tests.


Pour autant, des éléments sont aujourd’hui encore toujours problématiques.

Vacciner tous les personnels

En premier lieu, l’incapacité à donner des perspectives de vaccination pour l’ensemble des personnels (de droit public comme de droit privé) des écoles et des établissements est un manque important.
Il faut absolument que l’ensemble des personnels volontaires puissent se faire vacciner rapidement.

Engager les travaux nécessaires

Ensuite il faut s’engager avec les collectivités de manière volontariste sur des aménagements, des travaux pour l’amélioration de l’aération, pour l’installation de capteurs de CO2, plus globalement pour l’assainissement de l’air, mais aussi favoriser l’accès au lavage des mains.  De même la recherche de solutions pour trouver des locaux supplémentaires pour la demi-pension dans le premier degré doit encore être travaillée.

Recruter effectivement

Autre point de complication, s’il semble que des suppléants déjà recrutés seront prolongés, il faut réussir à en recruter davantage pour assurer les remplacements nécessaires. Il faut également renforcer les « vie-scolaire » et recruter des surveillants en plus.

Renforcer la logistique pour tester et tracer

Concernant les tests, la volonté de les amplifier est une bonne chose. Mais il faut trouver des solutions pour diminuer la charge qui pèse sur les équipes des écoles et des établissements. De ce point de vue l’annonce d’autotests qui seront réalisés dans des lieux dédiés des établissements doit vraiment être précisée.

Pour l’UNSA, les autotests devraient être gérés comme le recommande le conseil scientifique au sein des familles. Nous craignons que le choix retenu vienne alourdir la charge pour les équipes déjà bien mobilisées. Il est indispensable qu’un cadre précis vienne définir ce dispositif et protéger nos collègues.


C’est d’ailleurs bien cette clarté indispensable qui manque encore à cette heure sur de nombreux points. Les décisions tardives ont pour conséquence une mise à jour du protocole qui n’est pas encore communiquée aux équipes et pourtant ce sont bien les textes et les éléments écrits qui définissent et cadrent les mesures annoncées. Il faut se donner les moyens de réussir cette politique de tests et assurer le « tracing ».

L’UNSA et ses syndicats vont continuer à porter des exigences auprès du ministère et du gouvernement pour que cette reprise soit encore plus sécurisée et puisse s’inscrire dans la durée.
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