Par la presse, selon la méthode bien rodée de son prédécesseur, le ministre de l’éducation a annoncé que 72 heures supplémentaires seraient nécessaires aux enseignants qui veulent obtenir la part variable d’augmentation de salaire de 10 % promise par Emmanuel Macron.
Snep UNSA

4 février 2023
Les annonces de Pap Ndiaye sur le "nouveau pacte"
Le ministre Pap Ndiaye a annoncé que les missions supplémentaires qui doivent permettre aux enseignants d’améliorer leurs rémunérations dans le cadre du « nouveau pacte » voulu par le président de la République, Emmanuel Macron, représenteraient « un volume horaire d’environ soixante-douze heures en plus » par an.
Quelles missions, selon le ministre ?
"Remplacement de courte durée, de l’orientation et de l’accompagnement des élèves, et, dans le premier degré, la possibilité d’enseigner au collège l’heure de renforcement de maths et de français", a-t-il énuméré. Mais aussi la production de "projets pédagogiques innovants".
"Remplacement de courte durée, de l’orientation et de l’accompagnement des élèves, et, dans le premier degré, la possibilité d’enseigner au collège l’heure de renforcement de maths et de français", a-t-il énuméré. Mais aussi la production de "projets pédagogiques innovants".
Pour combien ?
Cette enveloppe annuelle assurerait une hausse de rémunération de 10 %, a également précisé le ministre. Le montant débloqué par année et par enseignant serait, selon lui, de 3.650 euros, soit un peu plus de 300 euros par mois sur douze mois. Ce montant serait-il brut ? Ou net ?
Sachant que les salaires sont variables comment, sur quelle.s base.s, décréter que 10% d'une hausse correspondrait à un montant fixe unique ?
Toutefois s'il était question d'un hausse de 10% calculée à chaque échelon, pour l'équivalent d'un temps équivalent à 2 heures supplémentaires années (HSA), les enseignants percevraient au mieux (s'il s'agit d'un montant net) moins que 2 HSA.
Avis du Snep UNSA : ce n'est pas sérieux.
Ce n'est pas sérieux de passer par la presse pour discuter avec les syndicats représentatifs de l'éducation nationale.
Ce n'est pas sérieux d'imaginer que les enseignants du premier degré, déjà bien occupées avec leurs obligations à l'école vont, en plus, intervenir dans les collèges. Ou alors il faut revoir leurs 24h + 3h
Ce n'est pas sérieux de laisser planer le doute entre prime et rémunération indiciaire, encore moins de ne pas préciser si les montants sont bruts ou nets
Voilà pourquoi le Snep UNSA réclame une augmentation indiciaire de 10% pour tous, sans contreparties.

















