Snep UNSA
15 juillet 2018

Demande de racadrage de la procédure "mutation" :

Demander une nouvelle affectation (ou une 1ere) dans un établissement privé sous contrat devrait être simple :

  1. formuler un ou des voeux en direction de l'autorité administrative (rectorat ou DSDEN) et informer la ou les directions d'établissement où l'on souhaite aller,
  2. l'autorité académique classe les candidatures par ordre de priorité (voir ici) : l'enseignant est-il en perte d'heure ( priorité 1)?  Est-il en contrat définitif (priorité 2,  puis départage à l'ancienneté) ? Vient-il d'être validé suite à un concours externe (=priorité 3) ? Ou suite à un concours interne (=priorité 4) ? Ou suite à un concours réservé (=priorité 5) ? Est-il dans l'agricole privé sous contrat (=priorité 6),
  3. l'autorité, suite à l'avis de l'instance consultative soumet la candidature à la direction qui dispose d'un délai de 15 jours pour accepter ou faire valoir un refus.
 
Une démarche "simple" en 3 étapes. L'administration disposant de tous les éléments, il ne devrait pas y avoir beaucoup d'éléments à fournir. En 1 mois, la réponse devrait pouvoir arriver.
 
C'est ce qui peut se passer dans certains établissements, mais pas tous. C'est ce qui arrive pour certaines demandes.
Pour les fonctionnaires c'est encore plus simple puisque l'étape 2 n'existe pas (en effet il y a seulement besoin de l'accord préalable de la direction puis du Recteur).
 
Malheureusement, les organisations de la structures catholiques ont inventé un autre dispositif pour certains établissements et certains enseignants qui nous coûte du temps, de l'énergie, de l'argent parfois*, nous demande parfois d'avaler des couleuvres, ou d'accepter des choses. Elles utilisent un nom pompeux 'accord professionnel sur l'emploi dans l'enseignement catholique'.
 
Ce dispositif pour le moins opaque repose sur quelques mots  ("accord sur l'emploi auquel l'établissement adhère").  Des directions d'établissements ont elles été autorisées par l'autorité ministérielle ou académique à signer cet "accord" ?!  NON.
Recteur et DASEN ont-ils à prendre en compte cet "accord" ?! NON, la Cour de Cassation et la Cour Administrative d'Appel de Paris sont d'accord sur ce point.
 
Le Ministère ne semble pas souhaiter pas que le voile de brouillard mis en place par les organisations de la structure catholique (rejointent ensuite par Cgt, FO, CfeCGC) soit levé.  Il doit avoir ses raisons. Depuis 2015 nous avons pourtant échangé, argumenté.
 
Or le droit de l'Etat, selon nous, doit prévaloir, sur les arrangements opaques, surtout quand ils nous font perdre du temps, perdre de l'énergie.  Pour nous il ne doit y avoir qu'une seule règle applicable à toutes et tous.  Le Ministère, les Rectorats et les DSDEN doivent s'en tenir à la Loi et à la jurisprudence.
 
Après l'imposition à Formiris d'indemniser les frais liés aux formations selon la "loi" (voir ICI) suite à des dizaines années d'errances, après le recadrage de l'accès à la hors-classe du 2nd degré, nous avons saisi le Conseil d'Etat cette semaine pour demander la mise en conformité des textes officiels avec la jurisprudence.
 
Etant donné la longueur de la procédure, cette situation ne sera peut-être pas tranchée d'ici à la prochaine phase à l'été 2019.  A moins qu'à cette période nous fassions le choix de demander une accélération en raison de difficultés probables à venir.
 
La profession est informée, une année à l'avance. Si des personnes non-autorisées (autres que l'autorité académique) essayent de faire croire qu'une mutation ici ou là aura lieu,  libre à vous de les croire.
Libre au juge puis à l'administration de ne pas en convenir.
 
Le Snep UNSA est une organisation qui fait le choix d'agir dans le cadre de la Loi.  Selon nous il ne peut y avoir qu'une seule autorité,  une seule loi.
Article 60 de la loi 84-16 du 11/1/1984 (ICI)
 
Il est probable que nous serons encore une fois le seul syndicat à agir, il est probable que d'autres sauront tenter de reprendre notre travail ensuite, mais nous ne souhaitons plus rester dans des ambiguités commodes pour certaines organisations.


 
* dans certaines académies, les organisations de la structure catholique demandent plusieurs dizaines d'euros (€) pour "leurs services"
par Snep UNSA 6 juillet 2026
Réforme des concours enseignants, +3 et +5, quelles conséquences ?
par Snep UNSA 1 juillet 2026
Captation de données personnelles, informations aux directrices et directeurs, votre responsabilité peut être engagée.
SGEC fuite de données confidentielles de 140.000 enseignant(e)s et 2 millions d'élèves
par Snep UNSA 1 juillet 2026
SGEC fuite de données confidentielles de 140.000 enseignant(e)s et 2 millions d'élèves
par Snep UNSA 24 juin 2026
Canicule : les organisations syndicales demandent des normes nationales
Du privé vers le public
par Snep UNSA Toulouse 22 juin 2026
Du privé vers le public en temps que contractuel définitif, c'est possible
par Snep UNSA Rennes 22 juin 2026
Et pour cause, il n’existe pas de « mise à pied » mais de suspension administrative que seule l’employeur (et donc le Rectorat) peut activer dans l’échelle des sanctions.
par Snep UNSA Bretagne 22 juin 2026
Qu'on se le dise, l'enseignant(e) est maitre(sse) dans sa classe, le diocèse n'y a pas sa place.
par Snep UNSA 19 juin 2026
[presse] FORMIRIS le paritarisme douteux entre Eglise - Syndicats et le Ministère de l'éducation nationale enfin dénoncé
par Snep UNSA 18 juin 2026
FORMIRIS : Le rapport de la cour des comptes confirme les alertes portées depuis des années par le Snep UNSA
L'assemblée nationale en première lecture a adopté, à l'unanimité, une proposition de loi (PPL)
par Snep UNSA 5 juin 2026
Protection de l'enfance, un projet de loi prometteur
Plus d'informations