Snep UNSA
19 mai 2020

Épreuves de première du bac : encore des points de désaccord

Le Conseil Supérieur de l’Éducation a étudié le lundi 18 mai un projet de décret et un projet d’arrêté qui concerne les adaptations des épreuves passées en première cette année en vue du bac 2021.

N’y figurent ni l’oral de français ni les E3C1 en suspens.

 

Ces projets qui ouvraient l’accès au contrôle continu à une partie du privé hors contrat devraient être modifiés sous la pression des syndicats de l'Unsa et de plusieurs autres syndicats.

Les projets indiquent que :
  •     la note de l’épreuve écrite de français est la note moyenne annuelle inscrite dans le livret scolaire,
  •     la note de l’épreuve d’enseignement scientifique est la note moyenne annuelle inscrite dans le livret scolaire,
  •     la note de l’épreuve de l’enseignement de spécialité suivi uniquement en première est la note moyenne annuelle inscrite dans le livret scolaire,
  •     cette note moyenne est établie en faisant la moyenne des moyennes trimestrielles ou semestrielles,
  •     les notes attribuées après le 16 mars (y compris après une éventuelle réouverture) ne sont pas prises en compte,
  •     aucune note n’est attribuée au titre des E3C2.

Une note de service à venir devrait préciser que les notes de 3ème trimestre attribuées avant le 16 mars pourraient soit donner lieu à une moyenne, soit être incluses dans la moyenne du 2ème trimestre, l’objectif étant de valoriser les acquis des élèves. Cette disposition est également valable pour les notes de terminale (bac session 2020).
 
Les projets ne mentionnent ni l’épreuve orale de français ni le cas des élèves qui n’ont pas eu de note d’E3C1 du fait des mouvements de protestation de l’hiver.
Cela signifie que jusqu’à nouvel ordre, le ministre maintient son attitude inflexible, génératrice de tensions et de stress pour les élèves, leurs familles et leurs enseignants.
C’est proprement inadmissible. Nous exigeons que le ministre renonce à l’épreuve orale de français et permette aux élèves sans notes d’E3C1 de bénéficier d’une note de contrôle continu.
 
À notre plus grande consternation, le projet de décret tel qu’il nous a été présenté autorise le bénéfice du contrôle continu pour les élèves de première scolarisés dans une partie des établissements hors contrat alors que le Directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco) nous avait garanti que cette disposition ne serait utilisée que pour la session 2020 (élèves en terminale).

Rappelons que cette disposition crée un précédent inquiétant : les établissements privés hors contrat ne sont pas tenus de suivre les programmes nationaux et le livret de contrôle continu qui sera étudié par les jurys sera rempli par leurs soins. Pas besoin donc pour les candidats concernés de faire la preuve qu’ils maîtrisent les contenus des programmes sur des épreuves ponctuelles à la rentrée de septembre comme ce sera le cas pour les candidats individuels !

Après des débats soutenus, les représentants de la Dgesco (direction générale de l'enseignement scolaire) ont indiqué qu’ils allaient retirer cette disposition pour les candidats au bac 2021. Cet engagement devra être tenu et seule la version des textes qui paraîtra au Journal Officiel nous l’assurera.

Quoiqu’il en soit, le contraste entre l’inflexibilité du ministre sur l’oral de français, sur les modalités pour conclure au plus tôt les concours de recrutement (notamment internes) et la souplesse dont il fait preuve pour les modalités du bac des élèves du privé hors contrat est particulièrement choquante.
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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
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