Snep UNSA
14 mai 2020

Des_intox au sujet de la situation des enseignants 'vulnérables' et des enseignants-parents

La prose, les discours, les écrits au sujet de la situation des enseignants par rapport à un éventuel retour dans les établissements est abondante.

"le directeur m'a dit que", "J'ai vu quelqu'un au ministère qui nous à dit que", "le directeur diocésain et le rectorat ont un accord sur ...", "je connais un ...",  "Le Recteur de R... à écrit que ... donc ..."

Quand il devient compliquer de s'y retrouver, il vaut mieux aller à la source de l'information.

Le ministère de la fonction publique  (et oui nous sommes des agents publics et non des salariés des diocèses ...) via
un courrier (voir ci-dessous) qui renvoie à une FAQ (voir ci-dessous).

Le ministère de l’Éducation nationale (et oui nous relevons de ce ministère et non d'une association (DDEC ou SGEC).
Une circulaire du 13 mai qui vient expliciter des dispositions de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 et du décret n° 2020-521 du 5 mai 2020. Circulaire dont le contenu est protecteur vis à vis des enseignants.

"à ce stade et au moins jusqu’au 1er juin, les personnels ne disposant pas de solution d’accueil pour leurs propres enfants de moins de seize ans, doivent privilégier le travail à distance. Si le travail à distance n’est pas possible, les personnels bénéficieront d’une autorisation spéciale d’absence.
S’agissant plus particulièrement des personnels enseignants, ils seront prioritaires pour l’accès aux crèches ainsi que pour l’accueil de leurs enfants à l’école. S’ils ne disposent pas de solution de garde, ils doivent donc se voir proposer d’assurer la continuité pédagogique à distance des élèves qui ne reviendraient pas à l’école. Ce n’est donc qu’à titre exceptionnel et au vu de circonstances particulières rendant impossible le travail à distance qu’une autorisation spéciale d’absence sera délivrée."


Et la réalité :  qui va s'occuper des élèves non-présents dans l'établissement ?


Conseils du Snep-UNSA :

Les conditions de votre vie privée, notamment celles de votre santé ou de celles de vos proches ne regardent que vous et les médecins. Le ministère d'ailleurs, le précise "Afin de garantir la protection du secret médical, l’appartenance à l’une de ces catégories sera établie par la production d’un certificat médical qui se bornera à attester la nécessité du confinement et sa durée ou par une déclaration sur le site de l’assurance maladie (www.ameli.fr)."

Donc vous pouvez rester chez vous après avoir prévenu votre hiérarchie si :
  1. si vous relevez d'une situation de vulnérabilité (risque de développer une forme grave d'infection de Covid-19) pour vous ou un de vos proches,
  2. si vous vivez dans le même foyer qu'une personne infectée.
Hiérarchie = l’inspecteur de l’éducation nationale, DASEN pour le 1er degré;
Le chef ou la cheffe de service de la division de l'enseignement privé (DEP, DPEP, ...) pour le second degré au nom du recteur/rectrice.

Donc vous pouvez rester chez vous, pour télétravailler ou non, en temps que parents avec vos enfants que vous ne souhaitez pas re-scolariser (présentiel).
  1. l'organisation de l'établissement vous permet de rester télé-travailler, alors il n'y a rien à ajouter,
  2. la direction ne vous permet pas de télétravailler, alors vous sollicitez une autorisation spéciale d'absence (ASA).  Vous serez alors rémunéré et n'aurez pas d'autre travail à fournir que de vous occuper de vos enfants.

    Télécharger le courrier du ministre de la fonction publique Télécharger la FAQ du ministère de la fonction publique
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    Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
    par Snep UNSA 15 avril 2026
    Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
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