Snep UNSA

4 octobre 2023
Des programmes d’examen alourdis pour les élèves et les enseignants
La décision ministérielle :
1. Le calendrier des bac GT et professionnel 2024
Épreuves de français en première :
Épreuves de français en première :
- Vendredi 14 juin matin : épreuve écrite
- À partir du 24 juin et jusqu’au 5 juillet au plus tard : épreuve orale
- Mardi 18 juin matin : épreuve écrite de philosophie
- Mercredi 19, jeudi 20 et vendredi 21 juin : épreuves écrites de spécialité
- À partir du 24 juin et jusqu’au 3 juillet au plus tard : Grand oral
- Épreuves de contrôle du 9 au 11 juillet
- Mardi 11 juin : langues vivantes A
- Vendredi 14 juin : langues vivantes B
- Mardi 18 juin : français et histoire-géographie-EMC
- Mercredi 19 juin : prévention, santé et environnement, économie-droit et économie-gestion
- Jeudi 20 juin : arts appliqués et cultures artistiques
2. Le calendrier du diplôme national du brevet (DNB)
Lundi 1er juillet
Mardi 2 juillet
Lundi 1er juillet
- 9 h – 12 h 15 : français
- 14 h 30 – 16 h 30 : mathématiques
Mardi 2 juillet
- 9 h – 11 h : histoire-géographie-EMC
- 13 h 30 – 14 h 30 : sciences
Ainsi, les épreuves anticipées de français sont prévues le 14 juin et ensuite, on entre dans un tunnel ininterrompu d’épreuves avec la philo le 18 juin, les épreuves de spécialité, les 19, 20 et 21, le grand oral du 24 juin au 3 juillet, en même temps que les oraux des épreuves anticipées de français.
A tout cela s’ajoutent les épreuves de compétences expérimentales du 4 au 7 juin, et les épreuves orales et pratiques dont le calendrier est fixé au niveau académique.
Que penser encore de l’annonce des stages obligatoires pour les élèves de Seconde dans la seconde quinzaine de juin? Qui pour encadrer et suivre les stagiaires ?
Nous nous interrogerons sur le calendrier de conseils de classe de Seconde prévus sans lien avec le calendrier des procédures d’affectation en Première
Nous nous interrogerons sur le calendrier de conseils de classe de Seconde prévus sans lien avec le calendrier des procédures d’affectation en Première
Les résultats du baccalauréat seront communiqués le 8 juillet.
Autant dire qu'avec l'organisation des épreuves de rattrapage les collègues convoqués en jury auront bien mérité leurs congés et la session prendra fin le 11 juillet.
Les collègues concernés ne verront le bout du tunnel que le 12 juillet.
Position du Snep UNSA
Tout ça pour ça ! l'apparent dialogue social débouche en fait sur un alourdissement pour les élèves et notamment les enseignants de spécialités sans évoquer la situation des enseignants de lettres et de philosophie, probablement, eux aussi mobilisé jusqu'au 11 juillet. Le ministère prend le risque de ne pas disposer de suffisamment d'agents pour conclure ces épreuves au calendrier difficilement tenable.
En décalant les épreuves de spécialité au mois de juin, le ministère répond à un besoin face au problème de l’absentéisme et du manque de motivation des élèves de terminales GT au 3e trimestre.
Ce calendrier répond aussi à la nécessité de ne pas trop raccourcir l’année scolaire des élèves de 2de et de 1re à condition d’organiser les conseils de classe le plus tardivement possible et de repenser le calendrier des commissions d’appel.
Le Snep-Unsa déplore que les épreuves écrites et orales soient organisées de manière concomitantes, ce qui accentue la charge de travail des enseignants qui devront corriger les écrits et faire passer les oraux sur une même période très courte. Sans compter la situation des collègues affectés à la fois en lycée et en collège. Ils se trouveraient encore une fois soumis aux contraintes de l'enseignement, de la surveillance des épreuves mais aussi de la correction de celles-ci.
Ce calendrier répond aussi à la nécessité de ne pas trop raccourcir l’année scolaire des élèves de 2de et de 1re à condition d’organiser les conseils de classe le plus tardivement possible et de repenser le calendrier des commissions d’appel.
Le Snep-Unsa déplore que les épreuves écrites et orales soient organisées de manière concomitantes, ce qui accentue la charge de travail des enseignants qui devront corriger les écrits et faire passer les oraux sur une même période très courte. Sans compter la situation des collègues affectés à la fois en lycée et en collège. Ils se trouveraient encore une fois soumis aux contraintes de l'enseignement, de la surveillance des épreuves mais aussi de la correction de celles-ci.
Le Snep-Unsa avait dénoncé ce risque dès l’annonce du déplacement des épreuves de spécialité.
L’inquiétude reste très grande particulièrement pour les professeurs de spécialités et ceux de philosophie qui ont besoin de plus de temps pour corriger les copies et pour ceux de français qui auront 4 épreuves en même temps. Le Snep-Unsa réclame que les enseignants ne soient pas multi-convoqués et bénéficient d’un temps suffisant pour faire leur travail dans de bonnes conditions.
Enfin l’épreuve du Grand oral évolue. L’échange sur le projet d’orientation du candidat, trop superficiel, disparaît au profit d’un temps de présentation plus long. C’est une déception. En effet, pour le Snep-Unsa, c’est bien sur la partie interaction avec le jury qui suit l’exposé oral, que le temps récupéré (projet d’orientation) aurait dû être ajouté. C’est l’essence même de cette épreuve qui a été créée initialement pour former les élèves à prendre la parole en public et de façon convaincante.
L’inquiétude reste très grande particulièrement pour les professeurs de spécialités et ceux de philosophie qui ont besoin de plus de temps pour corriger les copies et pour ceux de français qui auront 4 épreuves en même temps. Le Snep-Unsa réclame que les enseignants ne soient pas multi-convoqués et bénéficient d’un temps suffisant pour faire leur travail dans de bonnes conditions.
Enfin l’épreuve du Grand oral évolue. L’échange sur le projet d’orientation du candidat, trop superficiel, disparaît au profit d’un temps de présentation plus long. C’est une déception. En effet, pour le Snep-Unsa, c’est bien sur la partie interaction avec le jury qui suit l’exposé oral, que le temps récupéré (projet d’orientation) aurait dû être ajouté. C’est l’essence même de cette épreuve qui a été créée initialement pour former les élèves à prendre la parole en public et de façon convaincante.

Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.

Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.

Les données personnelles mais aussi professionnelles sont devenues des ressources convoitées et lucratives pour qui se les approprient. Le Snep UNSA, syndicat indépendant de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC) a déposé une plainte auprès de la CNIL, (commission nationale informatique et libertés) et une information à ce sujet auprès de la tutelle : le ministère de l'éducation nationale au mois de février 2025. De quelles données est-il question ? L'association SGEC, via différents outils et probablement avec seul prétexte le "caractère propre" récupère en particulier les données personnelles et professionnelles des enseignants en situation de précarité. Ainsi les maitres délégués doivent utiliser une plate forme (Caac Web) s'ils veulent obtenir du travail dans un établissement sous contrat catholique. A minima : nom, prénom, date de naissance, nationalité, adresse postales/mail/... situation familiale, nombre d'enfants, diplome, nombre de trimestres acquis à 55 ans, ... sont collectés. Il serait aussi question du stockage d'éléments d'évaluation professionnelle réalisée hors cadre réglementaire. Pourtant l'association SGEC n'est pas l'employeuse des agents publics. La responsabilité de ces transferts au SGEC, balayée par la ministre. Au mois de Mai 2025, madame la Ministre, madame Borne avait apporté une réponse surprenante. Surprenante car le lecteur pouvait comprendre que des données confidentielles ayant trait aux salaires des enseignants étaient transmises par les directeurs d'établissements privés associés à l'enseignement public à l'association SGEC. Pour madame Borne, les responsables de ces transferts sensibles sont les directeurs. La question de la légitimité de ces opérations était balayée notamment en arguant de leur statut de salarié de droit privé. Pourtant les directrices et d'écoles privées sous contrat sont des agent(e)s public(que)s. Ces éléments figurent notamment dans le registre des questions/réponses du Sénat ( ici ). Cela interroge la loyauté des directrices et directeurs, représentant(e)s de l'Etat auprès des personnels. Aujourd'hui les outils informatiques de l'association SGEC auraient été visités ? A lire la communication de cette association et de ses filiales départementales, qui "ne peuvent être regardées comme concourant au service public de l'enseignement"*, il y aurait eu "un accès non autorisé aux données relatives à l’identification des utilisateurs de cette application et aux coordonnées des élèves, de leurs familles et des enseignants"**. La CNIL est questionnée sous la forme d'une plainte par le Snep UNSA depuis un peu plus d'une année, sur la légitimité de l'appropriation des données personnelles et professionnelles des enseignants, concourant au service public de l'éducation. La communication de l'association SGEC est-ce un contre-feu allumé pour se placer en victime ? Le Snep UNSA, avec cet élément nouveau va solliciter une rencontre avec la présidente de la CNIL et demandera à nouveau des explications à monsieur le Ministre, monsieur Edouard Geffray , par ailleurs bien informé des procédures de la CNIL pour y avoir exercé des responsabilités. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11 * lire notamment, https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250404279.html ** communication de l'association SGEC

L’État met enfin la main à la poche pour notre prévoyance (compenser la perte de revenu liée un arrêt, une invalidité, voire un décès) mais de manière très timide. Le Snep UNSA s'efforce d'informer la profession au moyen d'une analyse factuelle avec tableaux, synthèses et explications. En effet, il est prévu une cotisation élevée de notre part pour une couverture somme toute ridicule. Concrètement : payer une quarantaine d'euros par mois contre une petite dizaine actuellement pour être moins protégé, Le taux de couverture du salaire passerait de 95% à à 80% au mieux ! Les explications ICI L'actuel prévoyance OGEC est une mince compensation de notre sous statut de non-fonctionnaire (lauréats d'un Crpe privé, Cafep ou Caer). C'est-à-dire sur une carrière, nous perdons au moins 40.000 € soit au moins 80 € par mois. Les explications ICI et ICI Cette prévoyance nous est accordée par notre non-employeur (les OGEC et équivalents). Elle risque de disparaitre en décembre puisque les OGEC qui ne sont pas les employeurs des enseignants (agents publics) souhaitent réaliser des économies. Nous conseillons donc de souscrire à un organisme de type MGEN-MAGE-CNP dès maintenant quand vous recevrez le mail *, ou MGEN (ancienne formule), MAGE , INTERIALE après le 31 décembre 2026**. Si l'accord "OGEC" est maintenu, nous pourrons résilier le contrat devenant inutile. Nous aussi, nous pouvons penser à nous, d'abord. * pour bénéficier de l'abondement de l'Etat, 7 €/mois et l'absence de questionnaire de santé ** pour palier au possible arrêt ou la possible dégradation du contenu de l'accord "Ogec" Lire aussi, https://www.snep-unsa.fr/prevoyance https://www.snep-unsa.fr/perte-de-revenus-entre-enseignants-disposant-du-meme-concours















