Snep UNSA
2 mai 2025

Des mesures de carrière pour 2025 ?

Le ministère envisage de « dynamiser » les milieux de carrière des enseignants. Qu’en est-il vraiment ? Certaines mesures iraient dans le bon sens mais elles ne concerneraient pas les fins de carrière et ne régleraient pas le problème du pouvoir d’achat. À ce jour, les arbitrages budgétaires n’ont toujours pas eu lieu. En conséquence, les avancées envisagées verront-elles ou non le jour ?
 
 
Réduction de certains échelons
 
Le ministère envisage de réduire de six mois les durées des échelons 5, 6, 7 et d’un an l’échelon 8. Ces mesures entreraient en vigueur dès le 1er septembre 2025.
Echelons Durées actuelles Durées partir du 01/09/2025
5 2,5 2
6 3(2 pour 30%) 2,5
7 3 2,5
8 3,5(2,5 pour 30%) 2,5

Des modalités de reclassement des agents concernés au 1er septembre 2025 sont prévues.

 

Les boosts aux échelons 6 et 8 disparaîtraient. 

 

Pour les personnels ayant eu un rendez-vous carrière en 2024/2025 et qui bénéficieraient du boost, les deux dispositifs se superposeraient.

 

 

Une augmentation du taux de promotion à la hors-classe 

 

Le taux actuel de passage à la hors-classe est de 23 %. Il est envisagé pour les années suivantes, de le porter à 25 % en 2026, 27 % en 2027 et 29 % en 2028.

 

 

Un repositionnement des rendez-vous de carrière

 

Un repositionnement des rendez-vous de carrière est prévu afin de les répartir sur l’ensemble de la carrière. Le projet présenté par le ministère prévoit : 

 

  • le 1er rendez-vous 4 ans après la titularisation ;
  • le 2e rendez-vous l’année précédant l’éligibilité à la hors-classe ;
  • le dernier l’année précédant l’éligibilité à la classe exceptionnelle. 


Pour l’année 2025-2026, les rendez-vous de carrière des échelons 6 et 8 ne seraient pas organisés.

 

Le projet de décret prévoit également un délai de carence de 3 ans de service :

 

  • dans la classe normale d’un corps enseignant  de l’Éducation nationale pour l’accès à la hors-classe ;
  • dans la hors-classe du corps de promotion pour pouvoir prétendre à être éligible à la classe exceptionnelle.

 



L’avis du Snep-Unsa


Le projet de réduire la durée des échelons 5 à 8 et d’augmenter les taux de promotion à la hors-classe constituerait une avancée pour les collègues concernés et permettrait un accès plus rapide à ce grade pour tous. 

 

En revanche, le Snep-Unsa est opposé à tout délai de carence qui pénaliserait un certain nombre de collègues et ralentirait leur déroulement de carrière.

 

Pour le Snep-Unsa, la perspective d’un repositionnement des rendez-vous de carrière mérite d’être travaillée. Cependant, le Snep-Unsa revendique que le déroulement de carrière soit déconnecté de l’évaluation et qu’une carrière complète se déroule sur trois grades pour tous !

 

Pour aller plus loin, il est impératif :

  • d’élargir la plage d’appel à la hors-classe et à la classe exceptionnelle ;
  • de créer des échelons supplémentaires  à la hors-classe pour permettre des progressions de rémunérations dans l’attente de promotions.

Ces différentes mesures ne sont pas encore à la hauteur des enjeux tant en termes salariaux que du point de vue de l’attractivité. Il est impératif que la revalorisation des carrières soit ambitieuse et concerne l’ensemble de la carrière.

 

Les mesures d’augmentation régulière de la valeur du point d’indice sont nécessaires en complément afin de rattraper le temps et les revenus perdus notamment du fait de l'inflation.

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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
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