Snep UNSA

22 janvier 2024
[presse]
Merci, merci madame la Ministre, monsieur le directeur de Stanislas
En une dizaine de jours, madame la Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des Jeux olympiques et paralympiques et monsieur le Directeur de collège-lycée Stanislas, ont placé sur la scène publique le fonctionnement réel du Service public de l'éducation.
Ensemble, via des médias ils ont :
- relancé le débat public-privé,
- mis en évidence la ségrégation sociale et scolaire,
- placé dans la lumière des dérives dans un établissement, Stanislas,
- et remis en question "ParcourSup".
Officiellement représentant de la République auprès des enseignants, agents publics de l'Etat, la position du directeur illustre l'application circonstancielle du principe de laïcité, puisqu'il affirme aussi porter le discours de l’Église.
Recevoir des fonds publics, bénéficier de l'engagement et du travail des enseignants, agents publics, Oui
Choisir les éléments du programmes officiels, Oui aussi visiblement
Faire intervenir une association, comme celle signalée dans le rapport d'inspection, Com' je t'aime, afin de promouvoir une éducation à la sexualité selon les attentes de l’Église uniquement, Oui aussi visiblement.
Ce faisant le directeur, ne fait que profiter du peu de contrôles de l’État, ainsi que l'application partielle par l’État de ses propres règles.
La directrice de l'école primaire et maternelle Stanislas a-t-elle été désignée, réglementairement après inscription sur la liste d'aptitude, par le directeur académique des service de l'éducation nationale ? Ou bien est-ce le choix du diocèse, comme bien souvent ?
Les directeurs du privé, en charge d'une mission de service public, choisissent leurs élèves, c'est inscrit ainsi dans la loi dite "Debré".
Il en découle une grande illusion quant au fonctionnement de ParcourSup, comme d'Affelnet pour l'orientation du collège vers le lycée, la pratique du vœux unique est la règle pour "faire affaire". Il n'est pas rare que les familles, après avoir eu un entretien avec un directeur du privé sous contrat, ne formulent qu'un seul vœux en échange d'une promesse d'inscription.
Certaines familles préfèrent en formuler plusieurs, c'est plus sage. Espérons que cela ne les pénalise pas pour la suite ...
Concernant l'APEL, association de parents d'élèves, unique dans le privé sous contrat
Qui a vu l'intervention auprès des parents d'élèves en 2021, d'Alexandre Havard, membre de l'Opus Dei (selon Wikipedia), pour la promotion du "leadership vertueux" ? Une théorie que même l'association secrétariat général de l’enseignement catholique, ne semble pas vouloir promouvoir.
Le Service public de l'éducation, auquel ces deux autorités font référence, officiellement via les lois scolaires, dont les lois Debré et Gueurmeur, est en charge de former, tous, les futurs citoyens au moins jusqu'à 16 ans, à l'appui des valeurs de la République, dans le cadre du socle commun de connaissances, de compétences, et de culture.
Il y a du travail, et un véritable chantier à conduire. Non pas pour le redressement mais pour l'aplanissement des injustices et la fin du détournement de l'argent public et de la mission de service public de tous les agents.
Couper les liens entre les directeurs et l’Église ne serait-il pas le premier pas ?
puis, couper les liens entre l’Église et la formation professionnelle des agents ? (5eme paragraphe de l'article 914-1 du code de l'éducation)
puis couper les liens entre l’Église et le dispositif de mutation/affectation des agents ?
(5eme paragraphe de l'article 914-1 du code de l'éducation)
Contact presse :
Franck PECOT
06 52 60 83 11

















