Snep UNSA
25 août 2021

Bac GT : mise en œuvre du contrôle continu à la rentrée 2021

Le ministère a publié fin juillet une note de service qui précise la mise en œuvre des nouvelles modalités du bac GT à compter de 2022.
L’élaboration collective d’un projet d’évaluation pour le contrôle continu en est la principale nouveauté. La note de service (
ICI) garantit dans sa rédaction un équilibre entre principes partagés et liberté pédagogique et annonce deux demi-journées libérées pour travailler à ce projet d’évaluation, deux points défendus par le Snep-Unsa




Pour le Snep-Unsa, il était important d’inscrire le contrôle continu dans un travail collectif pour en assurer une meilleure reconnaissance aussi bien pour le baccalauréat que pour l’orientation dans l’enseignement supérieur. L’élaboration d’un projet d’évaluation en conseils d’enseignement, puis en conseil pédagogique et sa présentation en conseil d’administration répond à cette attente.


IL restera donc à mettre en place et faire vivre les conseils d'enseignements non réglementairement prévus à ce jour dans les établissements privés sous contrat.


  • Conseil d'enseignement

    "Des temps banalisés en établissement sont spécifiquement consacrés à cette réflexion collective et à la définition du projet d'évaluation. Pour engager cette dynamique, à la rentrée scolaire 2021, deux demi-journées sont libérées par établissement pour les travaux des conseils d'enseignement"

  • Document de référence sur les questions liées à l'évaluation

    "Dans les établissements publics d'enseignement, le cadre, une fois défini dans les conseils d'enseignement, est validé par le conseil pédagogique prévu à l'article L.421-5 du Code de l'éducation, puis présenté au conseil d'administration. Dans les établissements privés ayant passé un contrat avec l'État, il est élaboré dans le cadre d'une concertation au sein de l'équipe pédagogique. Dans l'ensemble des établissements, il est porté à la connaissance des élèves et des parents d'élèves afin que l'ensemble de la communauté éducative puisse se l'approprier. Cette formalisation permet ainsi aux professeurs de disposer d'un document de référence dans le cadre de leurs échanges avec les familles, sur les questions liées à l'évaluation."

 
Il était aussi important d’obtenir que ce projet d’évaluation fixe à la fois les principes partagés par tous et les nécessaires marges d’autonomie pédagogique à conserver par chaque enseignant. C’est ce que la note de service stipule noir sur blanc. Elle décrit également des entrées possibles sans jamais rien imposer : ce sera bien à chaque équipe de fixer ses règles en fonction de l’avancée de sa réflexion et de ses besoins. Il faudra toutefois être vigilant en cas de zèle intempestif de directeurs ou d’IA-IPR qui voudraient imposer leurs vues aux équipes enseignantes.
La note de service constitue un bon point d’appui pour leur résister.
 
La note de service annonce deux demi-journées libérées pour la réflexion collective sur l’évaluation. C’était notre revendication, elle a été entendue.

Nous allons continuer à porter notre demande d’une indemnité de contrôle continu revalorisée pour reconnaître la charge de travail supplémentaire que représente le contrôle continu à visée certificative.
 
Cette très longue note de service de plus de vingt pages aborde en outre de très nombreuses questions, parmi lesquelles :
  • L’organisation du bac pour las candidats individuels et les épreuves ponctuelles ;
  • l’absentéisme et la fraude ;
  • les adaptations pour les élèves en situation de handicap ;
  • la prise en compte de l’enseignement technologique en langue vivante étrangère (ETLV) en voie technologique
  • les épreuves spécifiques pour les SELO, sections binationales et internationales ;
  • l’évaluation en EPS et les sportifs de haut niveau ;
  • les procédures d’harmonisation ;
  • le cas des redoublants
  • l’attestation de langues vivantes.

Si l’essentiel à retenir pour ces prochaines semaines, c’est le travail sur le protocole d’évaluation, nous reviendrons sur ces autres points qui auront un impact sur le travail des enseignants du tronc commun.

Lire la note de service : https://www.education.gouv.fr/bo/21/Hebdo30/MENE2121270N.htm
par Snep UNSA 19 juin 2026
[presse] FORMIRIS le paritarisme douteux entre Eglise - Syndicats et le Ministère de l'éducation nationale enfin dénoncé
par Snep UNSA 18 juin 2026
FORMIRIS : Le rapport de la cour des comptes confirme les alertes portées depuis des années par le Snep UNSA
L'assemblée nationale en première lecture a adopté, à l'unanimité, une proposition de loi (PPL)
par Snep UNSA 5 juin 2026
Protection de l'enfance, un projet de loi prometteur
par Snep UNSA 4 juin 2026
EVARS : le Snep UNSA demande au ministère l'extension de l'agrément officiel à toutes les associations intervenantes
par Snep UNSA 3 juin 2026
Salaires : le gouvernement laisse les enseignants comme les autres agents publics au bord du chemin
par Snep UNSA 26 mai 2026
Le nouveau bulletin de paie de Mai 2026 : ce qui change pour les enseignants
par Snep UNSA 22 mai 2026
Prévoyance, que décide votre président d'association de gestion ?
par Snep UNSA Nice 5 mai 2026
Alerte au Rectorat sur la journée NIKAIA du 6 mai
par Snep UNSA 24 avril 2026
Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
Plus d'informations