Snep UNSA

17 septembre 2021
Septembre 2021 - Notre communiqué de rentrée
Depuis plus d’une quinzaine de jours les collègues ont repris leurs activités dans les établissements scolaires.
La proportion des personnels de l'éducation qui recommanderaient à un proche d'exercer leur métier a baissé d'au moins dix points depuis 2013, et est passée sous la barre des 50 % pour tous les métiers. De même l'adhésion aux choix politiques diminue, une diminution qui s'accélère depuis 2019.
La demande de formation "devient moins prioritaire", ce qui semble accompagner la perte de sens des métiers, mais probablement aussi un indicateur de la déconnexion d’avec nos réalités de l’association FORMIRIS qui récupère l’argent public, nourrit ses cadres tout en étant censé proposer des actions de formation.
Concernant l'OCDE, cet organisme supranational, commence à ajouter à ses indicateurs l'épanouissement et l'acquisition des compétences nécessaires au XXème siècle, il souligne l'importance de l'interdisciplinarité, de la coopération. Il y a tant à réaliser dans ce domaine.
Notre baromètre des métiers de l’éducation révèle aussi d'autres différences. Les moins de 35 ans recommanderaient davantage leur métier que les 55 ans et plus, mais ils sont moins en accord avec les choix politiques faits et se sentent moins reconnus que leurs aînés. Les femmes sont plus heureuses de pratiquer leur métier mais sont moins satisfaites des conditions de travail. Quant à la santé et au bien-être au travail, ce sont les thèmes qui progressent fortement tout au long des 8 années du baromètre pour tous les métiers, même s'ils sont davantage mis en avant par jeunes et les femmes.
La "prime Blanquer" a été vécue comme une mauvaise blague, on a frôlé l’humiliation parfois puisque seuls les premiers échelons de la classe normale sont concernés et que dans le même temps le SMIC est réévalué de 2 % Les enseignants débutants commenceront toujours à peine au dessus du SMIC, les enseignants précaires seront toujours autour du SMIC ...
L’augmentation des salaires est le levier principal sur lequel agir pour améliorer le bien-être des enseignants, ce qui aurait un effet pour une meilleure qualité de l'éducation, mais à condition de jouer sur d'autres leviers, lutter contre l'usure et la démotivation de personnels pour lesquels on a trop souvent misé sur la "vocation", qui sont amenés à douter de leurs compétences, et qui perdent le contact avec les finalités même de leur action. Les enseignants rejoignent les autres déconsidérés par le Président de la République estimant qu’ils « ne servent pas à redresser le pays ».
Pourtant faute de le redresser, ils servent chaque jour à essayer d’instruire la jeunesse de notre pays.
Les enseignants exercent désormais avec des sureffectifs à 35 élèves et plus avec parfois, en plus, des jeunes qui semblent avoir oublié le « métier d’élève ». Heureux de retrouver d’autres jeunes, présents physiquement mais pas au-delà.
Des classes où viennent s’entrechoquer des élèves aux profils bien différents, avec parfois des besoins tellement particuliers que l’insertion dans le groupe classe frôle l’impossible. L’engagement et la bonne volonté des enseignants sont les seuls moyens.
Et pour tout cela, l’administration officielle (Rectorat et Dasen) est souvent aux abonnés absents, prétextant le « caractère propre » pour ne pas aider ses agents tant sur la formation que sur les affectations.
Avant la rentrée, le nombre de demandes de rupture conventionnelle a atteint le triple ou le quadruple des demandes de départ volontaire d’il y a peu. dans un univers professionnel ou le taux de précarité est déjà important (19% de non-titulaires)
. Ainsi entre le 1er février 2021 et le 1er juillet 2021 le nombre d’enseignants en contrat définitif est passé de 111.974 à 110.510 (-1,3%) et, logiquement, le nombre d’agents précaires de 26.821 à 26978 + 0,5 % Et la différence entre les deux chiffres ? Des élèves sans enseignants ? Et/ou des enseignants sommés d'assurer les remplacements ?
La proportion des personnels de l'éducation qui recommanderaient à un proche d'exercer leur métier a baissé d'au moins dix points depuis 2013, et est passée sous la barre des 50 % pour tous les métiers. De même l'adhésion aux choix politiques diminue, une diminution qui s'accélère depuis 2019.
La demande de formation "devient moins prioritaire", ce qui semble accompagner la perte de sens des métiers, mais probablement aussi un indicateur de la déconnexion d’avec nos réalités de l’association FORMIRIS qui récupère l’argent public, nourrit ses cadres tout en étant censé proposer des actions de formation.
Concernant l'OCDE, cet organisme supranational, commence à ajouter à ses indicateurs l'épanouissement et l'acquisition des compétences nécessaires au XXème siècle, il souligne l'importance de l'interdisciplinarité, de la coopération. Il y a tant à réaliser dans ce domaine.
Notre baromètre des métiers de l’éducation révèle aussi d'autres différences. Les moins de 35 ans recommanderaient davantage leur métier que les 55 ans et plus, mais ils sont moins en accord avec les choix politiques faits et se sentent moins reconnus que leurs aînés. Les femmes sont plus heureuses de pratiquer leur métier mais sont moins satisfaites des conditions de travail. Quant à la santé et au bien-être au travail, ce sont les thèmes qui progressent fortement tout au long des 8 années du baromètre pour tous les métiers, même s'ils sont davantage mis en avant par jeunes et les femmes.
La "prime Blanquer" a été vécue comme une mauvaise blague, on a frôlé l’humiliation parfois puisque seuls les premiers échelons de la classe normale sont concernés et que dans le même temps le SMIC est réévalué de 2 % Les enseignants débutants commenceront toujours à peine au dessus du SMIC, les enseignants précaires seront toujours autour du SMIC ...
L’augmentation des salaires est le levier principal sur lequel agir pour améliorer le bien-être des enseignants, ce qui aurait un effet pour une meilleure qualité de l'éducation, mais à condition de jouer sur d'autres leviers, lutter contre l'usure et la démotivation de personnels pour lesquels on a trop souvent misé sur la "vocation", qui sont amenés à douter de leurs compétences, et qui perdent le contact avec les finalités même de leur action. Les enseignants rejoignent les autres déconsidérés par le Président de la République estimant qu’ils « ne servent pas à redresser le pays ».
Pourtant faute de le redresser, ils servent chaque jour à essayer d’instruire la jeunesse de notre pays.
Les enseignants exercent désormais avec des sureffectifs à 35 élèves et plus avec parfois, en plus, des jeunes qui semblent avoir oublié le « métier d’élève ». Heureux de retrouver d’autres jeunes, présents physiquement mais pas au-delà.
Des classes où viennent s’entrechoquer des élèves aux profils bien différents, avec parfois des besoins tellement particuliers que l’insertion dans le groupe classe frôle l’impossible. L’engagement et la bonne volonté des enseignants sont les seuls moyens.
La formation des enseignants ne prépare pas à cette complexité. Un éducateur spécialisé ne suit pas autant d’élèves en difficulté. Les enseignants ont toujours plus d'élèves dans leurs classes. Désormais ces deux métiers peuvent s’imposer à la même personne, l'enseignant-educateur-spé, dans la même classe.

















