Snep UNSA
17 septembre 2021

Contrôle continu au bac 2022 : le Snep-Unsa répond à vos questions

Les modifications apportées au contrôle continu du baccalauréat pour les disciplines de tronc commun du cycle terminal entraînent inquiétude et interrogations.


Que disent les textes ? Le Snep-Unsa vous répond.

  • Pourquoi le contrôle continu au baccalauréat et pourquoi un projet collectif d’évaluation ?

    La réforme des lycées a introduit un changement significatif dans la façon d’évaluer les élèves. L’évaluation de tout un cycle ne repose désormais plus sur une seule et même note. Terminées donc les épreuves terminales du bac, elles sont remplacées dans de nombreux enseignements (tronc commun et enseignement de spécialité abandonné en fin de première) par des épreuves en cours de formation.

     

    Si, dans un premier temps, le ministère a tablé sur la mise en place d’épreuves communes, ce projet a rapidement fait l’objet de vives critiques (lourdeur, calendrier, sujets inadaptés). Le Snep-Unsa avait dénoncé la superposition des deux formes de contrôle continu et demandé une simplification. On y arrive enfin !

     

    Néanmoins, le contrôle continu, ce ne doit pas être « chacun fait comme il veut dans son coin ». Un minimum d’harmonisation entre les collègues est indispensable si on veut que les élèves soient traités équitablement, pour le bac et surtout pour l’orientation qui est désormais au centre du projet d’évaluation.


  • Quelles notes vont être prises en compte dans la note finale pour le baccalauréat ?

    Ce sont les moyennes des bulletins de première et de terminale qui vont être prises en compte à part égale. Aussi, toutes les notes attribuées vont jouer un rôle. Vous restez libre néanmoins de coefficienter vos devoirs : aussi bien avec un gros coefficient (note qui écraserait les autres) qu’avec un petit, même un coefficient 0 si vous jugez que votre devoir n’a pas vocation à être intégré au calcul de la moyenne. De plus, tout travail ne doit pas nécessairement être évalué par une note. 

  • Dois-je changer ma façon d’évaluer pour qu’elle soit identique à celle de mes collègues ?

    Pas nécessairement. Une réflexion sur les évaluations (périodicité, forme, etc.) doit s’engager dans votre établissement avec vos collègues : c’est le projet local d’évaluation (PLE). Ce travail collégial aboutit à la définition de principes communs, garants de l’égalité entre les candidats, tout en conservant les marges d’autonomie indispensables pour respecter la progression pédagogique adaptée à chaque classe ou groupe d’élèves.

     

    Deux demi-journées de concertation entre pairs seront prévues. Ce sera le moment d’échanger et pourquoi pas d’harmoniser en faisant éventuellement évoluer vos pratiques. En ce sens, la banque nationale de sujets peut vous accompagner. Dans tous les cas, votre liberté pédagogique reste entière et vous pouvez décider de ne pas bouleverser vos façons de faire.

     

    Dans le texte, la démarche du PLE permet d’enrichir le collectif des réflexions nées de l’exercice de la liberté pédagogique. Aussi, la dimension contraignante est absente de la philosophie du texte. Le PLE ne fait pas partie du projet d’établissement, il n’est pas opposable à votre liberté pédagogique. Néanmoins, un projet commun permet de rapprocher les pratiques et fournit un argumentaire partagé en cas de conflit avec les élèves, les familles, voire le chef d’établissement.


  • Et les directeurs dans cela ?

    Le principe de liberté pédagogique donne aux enseignants des possibilités.


    Ce même principe exclu les directeurs de l'acte d'enseignement dont l'évaluation est une composante. Le directeur reste à la disposition des équipes pour rendre les cours matériellement possibles (mise à disposition de salle et de matériels).


    Ainsi, le rythme (nombre et fréquence) des évaluations, leur nature (certificative, évaluative, sommative) est de la responsabilité des enseignants en relation avec les préconisations des inspecteurs.


    Le barème relève du choix de l'enseignant en relation avec les préconisations des inspecteurs.


    Les préconisation des inpecteurs sont la règle. Les directeurs eux ne sont pas concernés.  D'ailleurs sont-ils formés ? Disposent-ils de l'objectivité nécessaire puisqu'ils signent un contrat pour chaque élève inscrit dans l'établissement ?


    Nous conseillons donc de s'appuyer sur ce qui existe déjà lors des évaluations jusqu'à ce jour : les évaluateurs se concertent préalablement sous l'autorité des inspecteurs puis corrigent individuellement leur paquet de copies.

  • Et les inspecteurs dans cela ?

    Le principe de liberté pédagogique donne aux enseignants des possibilités.


    Ainsi, le rythme (nombre et fréquence) des évaluations, leur nature (certificative, évaluative, sommative) est de la responsabilité des enseignants en relation avec les préconisations des inspecteurs.


    Le barème relève du choix de l'enseignant en relation avec les préconisations des inspecteurs.


    Nous conseillons de s'appuyer sur ce qui existe déjà lors des évaluations jusqu'à ce jour : les évaluateurs se concertent préalablement avec éventuellement les indications des inspecteurs puis corrigent individuellement leur paquet de copies.

  • Je regrette les épreuves finales de la classe de terminale, je souhaiterais mettre en place des devoirs de 4 h. En ai-je le droit ?

    Le principe du contrôle continu est de récupérer du temps de formation et de libérer les collègues de la pression de l’examen terminal. Dorénavant, tout ne tourne plus autour des épreuves du mois de juin. Les évaluations sont ancrées dans un processus de formation et sont intégrées à la construction du projet de formation et d’orientation des élèves lors des remontées Parcoursup notamment. C’est une dimension à ne pas négliger. Le décret aborde les questions d’évaluation dans la perspective de l’orientation et de l’accès à l’enseignement supérieur : c’est une vraie révolution.

     

    La durée des évaluations dans la banque nationale de sujets (BNS) est fixée à deux heures au maximum. Faut-il en rajouter ? C’est une question à débattre en équipe, en gardant en tête la lourdeur d’organisation d’épreuves de 3 ou 4 heures. 


  • Y a-t-il un risque de subir une pression trop grande de la part des parents et/ou des élèves ?

    Le baccalauréat est un examen et il est source de stress chez beaucoup. Vous restez maître de ce qui se passe dans votre classe. Le projet d’évaluation pour votre discipline ayant été concerté au sein de votre établissement, vous pouvez vous appuyer sur lui pour affirmer toute la légitimité de vos évaluations et de votre notation : 

  • Et pour les élèves absentéistes, comment ça se passe ?

    Dans la mesure où toutes les évaluations comptent désormais dans l’attribution de la note finale au baccalauréat, toute absence à un devoir dont l’enseignant juge qu’il est important pour une moyenne représentative des acquis de l’élève fait l’objet d’un rattrapage. En effet, les textes précisent que pour avoir du sens et être réellement représentative du niveau d’un élève, une moyenne doit nécessairement être construite à partir d’une pluralité de notes. Aussi, pour les élèves qui manqueraient la quasi-totalité des devoirs (voire tous les devoirs), une évaluation ponctuelle de remplacement serait organisée. La note obtenue ferait office de moyenne. Le sujet de cette épreuve prendrait la forme de ceux se trouvant dans la BNS.

     

    Attention : chaque établissement précisera dans son règlement intérieur le seuil minimum, fixé en accord avec les préconisations de l’inspection, en deçà duquel la moyenne de l’élève ne pourra être retenue pour le baccalauréat.


  • Que faire si je vois un élève tricher pendant un devoir ?

    Les sanctions qui découlent d’un cas avéré de fraude sont placées sous votre responsabilité dans le respect du cadre prévu par le règlement intérieur de votre établissement. Vous pouvez agir pour le faire modifier. 

  • Les notes obtenues pour la délivrance de l’attestation de langues vivantes peuvent-elles se substituer aux notes trimestrielles/semestrielles ?

    À la fin du cycle terminal, un document attestant d’un niveau en langue vivante A et B sera délivré aux bacheliers : chaque candidat au baccalauréat, quel que soit son statut, ses modalités de passation et le résultat obtenu à l’examen, bénéficie d’une attestation de langues vivantes. Cette attestation indique le niveau atteint par le candidat en langue vivante A et en langue vivante B, et précise ce niveau pour chacune des activités langagières, au regard du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Il sera le fruit d’une évaluation ponctuelle tirée de la BNS évaluant les quatre activités langagières et comprenant donc une partie orale. Il appartiendra aux équipes pédagogiques de décider du poids de cette évaluation qui n’a pas vocation à remplacer les évaluations que les collègues de langue feraient au cours de la période mais qui pourra être prise en compte.

  • Comment le travail collectif sera-t-il reconnu ?

    Au-delà des deux demi-journées libérées que nous avons obtenues pour lancer le travail, le Snep-Unsa continue à porter la revendication d’une indemnité de contrôle continu revalorisée.

L’avis du Snep-Unsa
 
Le texte officiel encadrant la mise en place du contrôle continu pour les épreuves de tronc commun dans le cadre du baccalauréat pose donc des jalons mais laisse toute latitude aux équipes pour s’emparer de ce sujet important et éminemment pédagogique qu’est l’évaluation. La liberté est laissée aux établissements qui disposent d’une réelle marge d’autonomie pour mettre en place ces aménagements. Le Snep-Unsa salue la confiance qui est ainsi portée aux équipes. La liberté pédagogique de tous est, en effet, un principe fondamental qu’il convient de défendre et de protéger.
 
Il n’en demeure pas moins qu’un accompagnement (par les corps d’inspection notamment) à la mise en place de ce nouveau paradigme reste nécessaire. Les enseignants ont besoin de repères et de temps. Le projet d’évaluation doit être considéré comme un texte susceptible d’évoluer et surtout pas comme un carcan. Sa première version pourrait être prudemment modeste et ne fixer que quelques grands principes communs. Après tout, les enseignants ne cessent de s’adapter à cette réforme qui, depuis sa mise en place, a déjà changé de visages plusieurs fois. Si le ministre peut changer trois fois d’avis en trois ans, les enseignants peuvent aussi se voir reconnaître le droit de prendre le temps d’une réflexion approfondie.
par Snep UNSA 4 février 2026
Le Snep UNSA exprime sa solidarité à notre collègue, poignardée par un élève de 3ème, cette après-midi dans le département du Var, à sa famille, et à l’ensemble de la communauté éducative du collège de Sanary-sur-Mer. Le Snep UNSA est de tout cœur avec les personnels de cet établissement et nous espérons le prompt rétablissement de la professeure agressée dont le pronostic vital est engagé à l’heure où nous écrivons ces lignes. La répétition de ce type d’agressions au fil des mois, depuis plusieurs années, rappelle que la question de la violence dans la société, qui n’épargne pas l’École, doit urgemment être traitée. 2025 : une enseignante a été poignardée trois fois dans un lycée horticole d’Antibes (Alpes-Maritimes) lors d’une attaque au couteau. 2023 Agnès Lassalle, professeure d’espagnol, a été poignardée à mort par un élève de 16 ans dans un lycée privé sous contrat à Saint-Jean-de-Luz. Ces faits ne doivent ni être banalisés, ni être instrumentalisés. Les personnels doivent être soutenus, accompagnés, et bénéficier de moyens humains et financiers permettant de faire vivre un climat scolaire apaisé, attentif à la santé mentale et au bien-être des enfants et des personnels. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 2 février 2026
Les divers scandales mis en lumière initialement par madame la Ministre Oudéa Castéra (Stanislas et le séparatisme scolaire), les commissions d'enquêtes sur les violences aux élèves dans des établissements scolaires ont permis à la presse de s'emparer de sujets traités jusque là dans un petit périmètre. La mise en place des contrôles dans les établissements privés sous contrat fait ressortir ce que beaucoup d'intervenants intérieurs (enseignants, inspecteurs, recteurs, ministres) savaient : des pratiques de directeurs, de cadres "éducatifs" et parfois d'enseignants fonctionnaires ou contractuels, peu conformes aux Lois de la République. En revanche une de ses pratiques, le séparatisme scolaire notamment est le fruit du travail de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique. La déformation de la loi Debré (1959), puis le contenu de la loi Guermeur (1976), puis les accords Lang Cloupet et l'accord Pap Ndiaye SGEC ont été initiés et sont au bénéfice de cette association qui cherche à se prendre pour un ministère bis de l'éducation nationale. Et quand le travail de la presse dérange trop, le nouveau président de cette association, le fait savoir par une menace explicite, selon un article ( ici ) N'ayant pas d'intérêts légaux à agir, cette possible plainte pourrait ne même pas se concrétiser. Voir sur le site de la HATVP ( ici ) la raison d'être de cette association. Quant à ses statuts et ses comptes financiers, ils seraient intéressants de s'y intéresser. Quoi qu'il en soit le Snep UNSA continuera de participer à la valorisation du travail et du statut de ses mandants les enseignants fonctionnaires ou contractuels affectés par l'autorité administrative dans des murs privés. La mission de service public des enseignants de l'éducation nationale ne se discute pas. Que celle-ci dérange, nous le comprenons puisque le travail des enseignants de l'éducation nationale contribue au ciment de la République (voir code de l'éducation) Le Snep UNSA continuera de soutenir le travail de la presse, contre pouvoir, élément indispensable d'un Etat de droits. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 26 janvier 2026
Cher(e)s collègues, Comme vous avez eu l'occasion de le remarquer, les voeux qui nous sont adressés par monsieur le Ministre sont laudateurs ( ICI ). "il est des femmes et des hommes qui, sans bruit, font reculer ces ténèbres. Ils n’occupent pas les plateaux de télévision, ils n’annoncent pas de ruptures spectaculaires. Ils allument, patiemment, les lumières de l’esprit humain. Ces femmes et ces hommes, ce sont principalement vous les professeurs, et tous ceux qui, avec vous, font l’École." Le 18 décembre 2026, nous étions reçus au ministère pour que la lumière, ministérielle, par des règles claires et applicables partout, permettent aux enseignants des établissements privés sous contrat d'exercer leur métier au quotidien sereinement. Les contrôles de l'activité des directeurs, en premier lieu, se mettent en place. Il était temps car les enseignants, eux, voyaient, voient et verront encore leurs activités contrôlées et c'est bien normal. Il manque toutefois une conclusion à ces voeux, la juste rémunération du travail réalisé et les perspectives d'amélioration pour l'avenir. Nous avons besoin d'être une profession rassemblée pour pouvoir peser sur nos conditions statutaires comme nos salaires. Rendez-vous au mois de décembre 2026, pour désigner des représentants œuvrant pour une profession unie qui avance. Loin des clivages, entretenus, agissez à votre niveau en adhérent à un syndicat qui peut vous représenter à l'Éducation nationale auprès de votre employeur. Enfin, en ce début d’année 2026, permettez-nous de vous adresser nos vœux les plus sincères : que cette nouvelle année soit porteuse de santé, de sérénité et de reconnaissance pour votre engagement professionnel au service de l’École.
par Snep UNSA 22 janvier 2026
Face à l'extraordinaire activité de lobbying déployée par le SGEC depuis les années 1970 afin de s'attribuer toujours plus de financement public (et se servir au passage), le Snep UNSA partage la position d'organisations demandant le respect de la loi et la promotion des valeurs de la République. Des subventions publiques qui font le bonheur de lobbyistes ? En effet, le SGEC, outil de lobbying de la conférence des évêques, ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, mais d'une forme d'impôt pris sur les établissements privés sous contrat, environ 100 € par élève et par année. 200 millions d'euros servent donc chaque année pour déformer la carte scolaire en fonction d'enjeux dont le caractère unitaire, c'est-à-dire Républicain est loin d'être établi. 200 millions ne sont pas versés, en salaire, aux personnels non enseignants et/ou ne sont pas utilisés pour améliorer les conditions de travail de tous, les conditions d'enseignement aux élèves. Les personnels pénalisés ? À noter parmi ces organisations : les syndicats d'enseignants. Rappelons que la profession des enseignants fonctionnaires ou contractuels de l'éducation nationale (et du ministère de l'Agriculture) est la seule profession de l'État à connaitre la division statutaire. Pour un même métier : deux statuts Les mêmes obligations de services pour tous, mais les fonctionnaires et contractuels affectés dans les murs privés ont des droits en moins (salaire, retraite, droit à formation, droit à mobilité, qualité de vie au travail non pris en compte pleinement par l'employeur) Bétharram, cas d'école ? L'annonce de la fermeture de l'établissement qui a permis au scandale des violences en milieu scolaire d'éclater sera peut-être l'occasion pour l'État de rependre la main sur les ouvertures et fermetures de classe. Jusque-là cette prérogative régalienne était visée avec une certaine efficacité par le SGEC. Les moyens (dotation horaire et subventions publiques) vont peut-être pouvoir être utilisés davantage au bénéfice des élèves dans le cadre Républicain plutôt que pour alimenter d'autres projets que ceux du Service public de l'éducation ? Contact presse : Franck Pécot 06.52.60.83.11
par Snep UNSA 21 janvier 2026
Cette prime de 176 € brut est versée aux bénéficiaires en activité au 1er janvier. Elle est attribuée chaque année aux personnels exerçant à temps complet comme à temps partiel. Bénéficiaires : Enseignants, stagiaires et titulaires (fonctionnaire ou contrat définitif), exerçant des missions d’enseignement Contractuels (maitres délégués) exerçant les missions ci-dessus, sous certaines conditions. Compensation pour les professeurs documentalistes En 2021, nous avions obtenu une revalorisation de leurs indemnités, légèrement supérieure au montant de la prime d’équipement informatique : de 767,10 € à 1 000 € brut pour les profs doc, revalorisée à 2 550 € brut à la rentrée 2023 Dans la mesure où, depuis, plusieurs augmentations sont intervenues notamment pour converger vers les montants de l’Isoe, l’augmentation de l’indemnité de fonction que nous avions obtenue pour ces personnels en 2021 prend tout son sens. Exclus sans solution Restent aussi exclus les DDFPT… s’ils n’exercent pas directement des missions d’enseignement, ainsi que les collègues en congé parental, en disponibilité ou en congé de formation professionnelle au 1er janvier. Un collègue qui prendrait 2 mois de congé parental autour de cette date sera exclu, ce qui est inadmissible. Cela pénalisera encore les femmes qui sont toujours les plus nombreuses à prendre ce congé, ainsi que les hommes qui ont la volonté d’inverser cette tendance. Contractuels, maitres délégués, en CDD et CDI Les personnels contractuels en CDI bénéficient de la prime d’équipement. En CDD, la prime est attribuée pour des contrats d’un an au 1er janvier ou des contrats successifs d’une durée cumulée d’un an, sous réserve que l’interruption entre 2 contrats soit inférieure à 4 mois. Pour le Snep-Unsa, la création de cette prime était une bonne idée qui répondait à une demande forte du terrain. Pourtant, en excluant certains enseignants, un sentiment d’injustice perdure. Le Snep-Unsa va poursuivre l’action jusqu’à obtenir des solutions indemnitaires pour chaque catégorie exclue à ce jour du bénéfice de la prime.
par Snep UNSA 9 janvier 2026
Que faire en cas d’intempéries ? Concilier la continuité du service et la sécurité des enseignants, agents publics de l'État
par Snep UNSA 9 janvier 2026
https://www.unsa-fp.org/article/Calendrier-des-payes-et-des-pensions-2026
par Snep UNSA 8 janvier 2026
Aujourd’hui, les 140 000 AESH (accompagnant(e) d'élèves en situation de handicap) qui représentent le deuxième métier de l’Education nationale, ont des statuts précarisés et souvent des salaires indécents découlant fréquemment de temps partiel imposés. Dans un contexte de préparation du budget 2026, presque toutes les organisations syndicales du ministère appellent l’Etat à prendre ses responsabilités en offrant aux AESH un véritable statut leur permettant de bénéficier d’une reconnaissance de leurs missions et d’accéder à de nouveaux droits. Mercredi 7 janvier, au Sénat une proposition de loi visant à améliorer le statut des personnels en charge de l'accompagnement individuel des élèves en situation de handicap a été rejetée par la majorité des sénateurs. Sur le fond le Snep UNSA regrette, à ce stade, ce choix politique En effet, accorder le statut de fonctionnaires de catégorie B aux AESH permettrait de professionnaliser le métier en passant par un concours de la fonction publique et d'améliorer l'attractivité de la profession. L'enjeu est de taille : en septembre dernier, près de 50 000 élèves en situation de handicap n'avaient pas d'AESH. Toutefois le projet de loi adopté en commission du Sénat posait des difficultés statutaires conséquentes. En effet le texte soumis en séance à l'ensemble des sénatrices et sénateurs imposait un statut à deux vitesses : le statut de fonctionnaire pour certain(e)s AESH, un maintien en temps que contractuel pour les autres. Cette volonté de diviser la profession des AESH aurait rendu service au SGEC (secrétariat général de l'enseignement catholique) qui aurait eu l'occasion de récupérer des fonds publics et une forme d'emprise sur une partie des AESH. Les sénateurs pourtant majoritairement favorables, par leurs votes, aux enjeux et désirs du SGEC, n'ont pas soutenu cette vision d'une profession divisée statutairement. A moins que cela ne soit que tout simplement, la volonté de laisser dans la précarité une profession peu utile à des parents électeurs qui n'en ont pas besoin des AESH ? Le Snep UNSA réclame un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, pour tous les AESH, des formations adaptées au métier, bref la reconnaissance du travail de celles et ceux qui font aussi vivre l'Ecole pour toutes et tous les élèves. Contact presse : Franck Pécot, 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 18 décembre 2025
Le 17 décembre 2025, audience au ministère : Le ministre monsieur Edouard GEFFRAY était représenté par madame Marjorie Koubi, conseillère en charge du dialogue social et des ressources humaines ainsi que Madame Anne Padier Savouroux, conseillère en charge de l’école inclusive, de la santé psychique et physique et du sport et de monsieur Lionel Leycuras, de la sous-direction de l’enseignement privé. Du Snep UNSA et du SnIa-Ipr, le syndicat des inspecteurs d'académie IA-IPR. Les échanges ont porté sur les contrôles dans les établissements privés sous contrat : la vie scolaire, le sport scolaire et la formation professionnelle des agents de l'Etat. Nous avons bien entendu que les organisations Formiris et équivalentes étaient actuellement auditées par la Cour des comptes. Nous avons démontré la nécessité d'un contrôle spécifique par l'inspection générale du ministère. Nous restons en lien avec le ministre, notamment sur ce sujet.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Forfait mobilités durables demande à déposer avant le 31 décembre
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