Snep UNSA
17 septembre 2021

Contrôle continu au bac 2022 : le Snep-Unsa répond à vos questions

Les modifications apportées au contrôle continu du baccalauréat pour les disciplines de tronc commun du cycle terminal entraînent inquiétude et interrogations.


Que disent les textes ? Le Snep-Unsa vous répond.

  • Pourquoi le contrôle continu au baccalauréat et pourquoi un projet collectif d’évaluation ?

    La réforme des lycées a introduit un changement significatif dans la façon d’évaluer les élèves. L’évaluation de tout un cycle ne repose désormais plus sur une seule et même note. Terminées donc les épreuves terminales du bac, elles sont remplacées dans de nombreux enseignements (tronc commun et enseignement de spécialité abandonné en fin de première) par des épreuves en cours de formation.

     

    Si, dans un premier temps, le ministère a tablé sur la mise en place d’épreuves communes, ce projet a rapidement fait l’objet de vives critiques (lourdeur, calendrier, sujets inadaptés). Le Snep-Unsa avait dénoncé la superposition des deux formes de contrôle continu et demandé une simplification. On y arrive enfin !

     

    Néanmoins, le contrôle continu, ce ne doit pas être « chacun fait comme il veut dans son coin ». Un minimum d’harmonisation entre les collègues est indispensable si on veut que les élèves soient traités équitablement, pour le bac et surtout pour l’orientation qui est désormais au centre du projet d’évaluation.


  • Quelles notes vont être prises en compte dans la note finale pour le baccalauréat ?

    Ce sont les moyennes des bulletins de première et de terminale qui vont être prises en compte à part égale. Aussi, toutes les notes attribuées vont jouer un rôle. Vous restez libre néanmoins de coefficienter vos devoirs : aussi bien avec un gros coefficient (note qui écraserait les autres) qu’avec un petit, même un coefficient 0 si vous jugez que votre devoir n’a pas vocation à être intégré au calcul de la moyenne. De plus, tout travail ne doit pas nécessairement être évalué par une note. 

  • Dois-je changer ma façon d’évaluer pour qu’elle soit identique à celle de mes collègues ?

    Pas nécessairement. Une réflexion sur les évaluations (périodicité, forme, etc.) doit s’engager dans votre établissement avec vos collègues : c’est le projet local d’évaluation (PLE). Ce travail collégial aboutit à la définition de principes communs, garants de l’égalité entre les candidats, tout en conservant les marges d’autonomie indispensables pour respecter la progression pédagogique adaptée à chaque classe ou groupe d’élèves.

     

    Deux demi-journées de concertation entre pairs seront prévues. Ce sera le moment d’échanger et pourquoi pas d’harmoniser en faisant éventuellement évoluer vos pratiques. En ce sens, la banque nationale de sujets peut vous accompagner. Dans tous les cas, votre liberté pédagogique reste entière et vous pouvez décider de ne pas bouleverser vos façons de faire.

     

    Dans le texte, la démarche du PLE permet d’enrichir le collectif des réflexions nées de l’exercice de la liberté pédagogique. Aussi, la dimension contraignante est absente de la philosophie du texte. Le PLE ne fait pas partie du projet d’établissement, il n’est pas opposable à votre liberté pédagogique. Néanmoins, un projet commun permet de rapprocher les pratiques et fournit un argumentaire partagé en cas de conflit avec les élèves, les familles, voire le chef d’établissement.


  • Et les directeurs dans cela ?

    Le principe de liberté pédagogique donne aux enseignants des possibilités.


    Ce même principe exclu les directeurs de l'acte d'enseignement dont l'évaluation est une composante. Le directeur reste à la disposition des équipes pour rendre les cours matériellement possibles (mise à disposition de salle et de matériels).


    Ainsi, le rythme (nombre et fréquence) des évaluations, leur nature (certificative, évaluative, sommative) est de la responsabilité des enseignants en relation avec les préconisations des inspecteurs.


    Le barème relève du choix de l'enseignant en relation avec les préconisations des inspecteurs.


    Les préconisation des inpecteurs sont la règle. Les directeurs eux ne sont pas concernés.  D'ailleurs sont-ils formés ? Disposent-ils de l'objectivité nécessaire puisqu'ils signent un contrat pour chaque élève inscrit dans l'établissement ?


    Nous conseillons donc de s'appuyer sur ce qui existe déjà lors des évaluations jusqu'à ce jour : les évaluateurs se concertent préalablement sous l'autorité des inspecteurs puis corrigent individuellement leur paquet de copies.

  • Et les inspecteurs dans cela ?

    Le principe de liberté pédagogique donne aux enseignants des possibilités.


    Ainsi, le rythme (nombre et fréquence) des évaluations, leur nature (certificative, évaluative, sommative) est de la responsabilité des enseignants en relation avec les préconisations des inspecteurs.


    Le barème relève du choix de l'enseignant en relation avec les préconisations des inspecteurs.


    Nous conseillons de s'appuyer sur ce qui existe déjà lors des évaluations jusqu'à ce jour : les évaluateurs se concertent préalablement avec éventuellement les indications des inspecteurs puis corrigent individuellement leur paquet de copies.

  • Je regrette les épreuves finales de la classe de terminale, je souhaiterais mettre en place des devoirs de 4 h. En ai-je le droit ?

    Le principe du contrôle continu est de récupérer du temps de formation et de libérer les collègues de la pression de l’examen terminal. Dorénavant, tout ne tourne plus autour des épreuves du mois de juin. Les évaluations sont ancrées dans un processus de formation et sont intégrées à la construction du projet de formation et d’orientation des élèves lors des remontées Parcoursup notamment. C’est une dimension à ne pas négliger. Le décret aborde les questions d’évaluation dans la perspective de l’orientation et de l’accès à l’enseignement supérieur : c’est une vraie révolution.

     

    La durée des évaluations dans la banque nationale de sujets (BNS) est fixée à deux heures au maximum. Faut-il en rajouter ? C’est une question à débattre en équipe, en gardant en tête la lourdeur d’organisation d’épreuves de 3 ou 4 heures. 


  • Y a-t-il un risque de subir une pression trop grande de la part des parents et/ou des élèves ?

    Le baccalauréat est un examen et il est source de stress chez beaucoup. Vous restez maître de ce qui se passe dans votre classe. Le projet d’évaluation pour votre discipline ayant été concerté au sein de votre établissement, vous pouvez vous appuyer sur lui pour affirmer toute la légitimité de vos évaluations et de votre notation : 

  • Et pour les élèves absentéistes, comment ça se passe ?

    Dans la mesure où toutes les évaluations comptent désormais dans l’attribution de la note finale au baccalauréat, toute absence à un devoir dont l’enseignant juge qu’il est important pour une moyenne représentative des acquis de l’élève fait l’objet d’un rattrapage. En effet, les textes précisent que pour avoir du sens et être réellement représentative du niveau d’un élève, une moyenne doit nécessairement être construite à partir d’une pluralité de notes. Aussi, pour les élèves qui manqueraient la quasi-totalité des devoirs (voire tous les devoirs), une évaluation ponctuelle de remplacement serait organisée. La note obtenue ferait office de moyenne. Le sujet de cette épreuve prendrait la forme de ceux se trouvant dans la BNS.

     

    Attention : chaque établissement précisera dans son règlement intérieur le seuil minimum, fixé en accord avec les préconisations de l’inspection, en deçà duquel la moyenne de l’élève ne pourra être retenue pour le baccalauréat.


  • Que faire si je vois un élève tricher pendant un devoir ?

    Les sanctions qui découlent d’un cas avéré de fraude sont placées sous votre responsabilité dans le respect du cadre prévu par le règlement intérieur de votre établissement. Vous pouvez agir pour le faire modifier. 

  • Les notes obtenues pour la délivrance de l’attestation de langues vivantes peuvent-elles se substituer aux notes trimestrielles/semestrielles ?

    À la fin du cycle terminal, un document attestant d’un niveau en langue vivante A et B sera délivré aux bacheliers : chaque candidat au baccalauréat, quel que soit son statut, ses modalités de passation et le résultat obtenu à l’examen, bénéficie d’une attestation de langues vivantes. Cette attestation indique le niveau atteint par le candidat en langue vivante A et en langue vivante B, et précise ce niveau pour chacune des activités langagières, au regard du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Il sera le fruit d’une évaluation ponctuelle tirée de la BNS évaluant les quatre activités langagières et comprenant donc une partie orale. Il appartiendra aux équipes pédagogiques de décider du poids de cette évaluation qui n’a pas vocation à remplacer les évaluations que les collègues de langue feraient au cours de la période mais qui pourra être prise en compte.

  • Comment le travail collectif sera-t-il reconnu ?

    Au-delà des deux demi-journées libérées que nous avons obtenues pour lancer le travail, le Snep-Unsa continue à porter la revendication d’une indemnité de contrôle continu revalorisée.

L’avis du Snep-Unsa
 
Le texte officiel encadrant la mise en place du contrôle continu pour les épreuves de tronc commun dans le cadre du baccalauréat pose donc des jalons mais laisse toute latitude aux équipes pour s’emparer de ce sujet important et éminemment pédagogique qu’est l’évaluation. La liberté est laissée aux établissements qui disposent d’une réelle marge d’autonomie pour mettre en place ces aménagements. Le Snep-Unsa salue la confiance qui est ainsi portée aux équipes. La liberté pédagogique de tous est, en effet, un principe fondamental qu’il convient de défendre et de protéger.
 
Il n’en demeure pas moins qu’un accompagnement (par les corps d’inspection notamment) à la mise en place de ce nouveau paradigme reste nécessaire. Les enseignants ont besoin de repères et de temps. Le projet d’évaluation doit être considéré comme un texte susceptible d’évoluer et surtout pas comme un carcan. Sa première version pourrait être prudemment modeste et ne fixer que quelques grands principes communs. Après tout, les enseignants ne cessent de s’adapter à cette réforme qui, depuis sa mise en place, a déjà changé de visages plusieurs fois. Si le ministre peut changer trois fois d’avis en trois ans, les enseignants peuvent aussi se voir reconnaître le droit de prendre le temps d’une réflexion approfondie.
par Snep UNSA Nice 5 mai 2026
Alerte au Rectorat sur la journée NIKAIA du 6 mai
par Snep UNSA 24 avril 2026
Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
par Snep UNSA 23 mars 2026
Les données personnelles mais aussi professionnelles sont devenues des ressources convoitées et lucratives pour qui se les approprient. Le Snep UNSA, syndicat indépendant de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC) a déposé une plainte auprès de la CNIL, (commission nationale informatique et libertés) et une information à ce sujet auprès de la tutelle : le ministère de l'éducation nationale au mois de février 2025. De quelles données est-il question ? L'association SGEC, via différents outils et probablement avec seul prétexte le "caractère propre" récupère en particulier les données personnelles et professionnelles des enseignants en situation de précarité. Ainsi les maitres délégués doivent utiliser une plate forme (Caac Web) s'ils veulent obtenir du travail dans un établissement sous contrat catholique. A minima : nom, prénom, date de naissance, nationalité, adresse postales/mail/... situation familiale, nombre d'enfants, diplome, nombre de trimestres acquis à 55 ans, ... sont collectés. Il serait aussi question du stockage d'éléments d'évaluation professionnelle réalisée hors cadre réglementaire. Pourtant l'association SGEC n'est pas l'employeuse des agents publics. La responsabilité de ces transferts au SGEC, balayée par la ministre. Au mois de Mai 2025, madame la Ministre, madame Borne avait apporté une réponse surprenante. Surprenante car le lecteur pouvait comprendre que des données confidentielles ayant trait aux salaires des enseignants étaient transmises par les directeurs d'établissements privés associés à l'enseignement public à l'association SGEC. Pour madame Borne, les responsables de ces transferts sensibles sont les directeurs. La question de la légitimité de ces opérations était balayée notamment en arguant de leur statut de salarié de droit privé. Pourtant les directrices et d'écoles privées sous contrat sont des agent(e)s public(que)s. Ces éléments figurent notamment dans le registre des questions/réponses du Sénat ( ici ). Cela interroge la loyauté des directrices et directeurs, représentant(e)s de l'Etat auprès des personnels. Aujourd'hui les outils informatiques de l'association SGEC auraient été visités ? A lire la communication de cette association et de ses filiales départementales, qui "ne peuvent être regardées comme concourant au service public de l'enseignement"*, il y aurait eu "un accès non autorisé aux données relatives à l’identification des utilisateurs de cette application et aux coordonnées des élèves, de leurs familles et des enseignants"**. La CNIL est questionnée sous la forme d'une plainte par le Snep UNSA depuis un peu plus d'une année, sur la légitimité de l'appropriation des données personnelles et professionnelles des enseignants, concourant au service public de l'éducation. La communication de l'association SGEC est-ce un contre-feu allumé pour se placer en victime ? Le Snep UNSA, avec cet élément nouveau va solliciter une rencontre avec la présidente de la CNIL et demandera à nouveau des explications à monsieur le Ministre, monsieur Edouard Geffray , par ailleurs bien informé des procédures de la CNIL pour y avoir exercé des responsabilités. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11 * lire notamment, https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250404279.html ** communication de l'association SGEC
par Snep UNSA 12 mars 2026
L’État met enfin la main à la poche pour notre prévoyance (compenser la perte de revenu liée un arrêt, une invalidité, voire un décès) mais de manière très timide. Le Snep UNSA s'efforce d'informer la profession au moyen d'une analyse factuelle avec tableaux, synthèses et explications. En effet, il est prévu une cotisation élevée de notre part pour une couverture somme toute ridicule. Concrètement : payer une quarantaine d'euros par mois contre une petite dizaine actuellement pour être moins protégé, Le taux de couverture du salaire passerait de 95% à à 80% au mieux ! Les explications ICI L'actuel prévoyance OGEC est une mince compensation de notre sous statut de non-fonctionnaire (lauréats d'un Crpe privé, Cafep ou Caer). C'est-à-dire sur une carrière, nous perdons au moins 40.000 € soit au moins 80 € par mois. Les explications ICI et ICI Cette prévoyance nous est accordée par notre non-employeur (les OGEC et équivalents). Elle risque de disparaitre en décembre puisque les OGEC qui ne sont pas les employeurs des enseignants (agents publics) souhaitent réaliser des économies. Nous conseillons donc de souscrire à un organisme de type MGEN-MAGE-CNP dès maintenant quand vous recevrez le mail *, ou MGEN (ancienne formule), MAGE , INTERIALE après le 31 décembre 2026**. Si l'accord "OGEC" est maintenu, nous pourrons résilier le contrat devenant inutile. Nous aussi, nous pouvons penser à nous, d'abord. * pour bénéficier de l'abondement de l'Etat, 7 €/mois et l'absence de questionnaire de santé ** pour palier au possible arrêt ou la possible dégradation du contenu de l'accord "Ogec" Lire aussi, https://www.snep-unsa.fr/prevoyance https://www.snep-unsa.fr/perte-de-revenus-entre-enseignants-disposant-du-meme-concours
par Snep UNSA Gwada 3 mars 2026
Ce vendredi 27 février, l’établissement scolaire privé, associé à l’enseignement public par contrat avec l’Etat, collège et lycée La Maîtrise de Massabielle , a eu l'honneur d’une inspection administrative. Cette inspection est une première en Guadeloupe, l'objet est de s'assurer du respect des termes du contrat librement choisis par la direction de l'établissement, madame Louvet. Au cœur du regard de notre institution : le respect des principes de notre République, le respect du travail des personnels, la valorisation de l'engagement des personnels enseignants en particulier. Le Recteur intéressé par l’activité mise en œuvre sous l’autorité de sa directrice doit venir en personne rendre les conclusions. La section locale du Snep UNSA, par ses alertes a contribué à l'intervention de notre autorité de tutelle : l’Etat. Elèves et enseignants ont eu l'occasion de prendre la parole. Ils peuvent toujours s'adresser au Rectorat ou à notre syndicat qui rendra compte à notre tutelle : le Recteur. Nous souhaitons aux personnels un cadre serein de travail : une répartition des heures en correspondance avec l'engagement de chacun(e) pour seul critère, une égale considération dans les relations professionnelles au quotidien.
par Snep UNSA 2 mars 2026
Le dispositif de prévoyance de notre employeur va être déployé à compter du mois de Mars 2026. Il prendra effet dès le mois de Mai 2026, en même temps que le dispositif de complémentaire santé. Ce dispositif, facultatif , vise à couvrir les risques d' incapacité (temporaire sur courte ou moyenne durée), d' invalidité , ou de décès . C'est-à-dire percevoir un complément de revenus en cas d'impossibilité de travailler ou de faire profiter à sa famille d'une aide en cas de décès. Le Snep UNSA propose un webinaire le mercredi 11 mars 2026 à 17h Nous vous ferons part du lien du webinaire, 1 semaine avant. soit à partir du 4 mars Pour participer au webinaire du mercredi 11 mars, 17h, inscrivez-vous
par Snep UNSA 27 février 2026
Voie professionnelle, le parcours en Y n'est plus
par Snep UNSA 27 février 2026
Le dispositif expérimental de la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires affectés dans les établissements publics et privés sous contrat était arrivé à son terme en décembre 2025. Depuis février, avec l’adoption du budget, il est finalement pérennisé. Ce dispositif concerne aussi les maitres en contrat définitif des établissements privés sous contrat. Notre article, ici La rupture conventionnelle de nouveau accessible Depuis décembre, l’éventualité d’une pérennisation du dispositif de la rupture conventionnelle dans la Fonction publique avait été envisagée par le gouvernement mais la parution des textes se faisait attendre en raison de la non-adoption du budget. Depuis le 19 février, date de parution de la loi de finances 2026, ce dispositif est définitivement inscrit dans le Code général de la Fonction publique. Pour les enseignants fonctionnaires ou en contrat définitif (établissement sous contrat d'association), il est donc de nouveau possible de demander une rupture conventionnelle. Et pour les maitres en CDI ? La rupture conventionnelle était déjà pérenne car elle n’était pas bornée au 31 décembre 2025 comme pour les fonctionnaires et les maitres en contrat définitif. L’avis du Snep-Unsa Le Snep-Unsa accueille positivement la pérennisation de la rupture conventionnelle, l’Éducation nationale étant le premier utilisateur au sein de la Fonction publique. Toutefois, pour le Snep-Unsa, ce dispositif doit être davantage développé. Il nécessite également une meilleure transparence, une harmonisation des critères d’acceptation et de calcul des indemnités, notamment pour éviter les trop grandes disparités ou des refus parfois injustifiés.
par Snep UNSA 23 février 2026
Lors d'une demande de congé de longue maladie (CLM) après 12 mois consécutifs de congé maladie ordinaire (CMO), l'enseignant fonctionnaire ou en contrat définitif du privé sous contrat peut se retrouver dans un "vide juridique" le temps que le conseil médical donne son avis. Cette situation conduit à une rupture de rémunération. Le Snep UNSA dénonce la rupture de rémunération et demande au ministère de l'éducation nationale de revoir sa copie. Après douze mois consécutifs de CMO, le fonctionnaire ou assimilé (enseignant en contrat définitif) est placé en disponibilité pour raison de santé (DRS) (décret 86-442, article 27). Il reçoit une indemnité égale au montant du traitement complétée, le cas échéant, des primes et indemnités pérennes qu'il percevait à l'expiration de son CMO. La perception de ce revenu n'est prévue que dans les cas exclusifs d’une demande de réintégration, de placement en disponibilité ou d'admission à la retraite pour inaptitude, tant que le conseil médical n'a pas statué. Et dans l'attente d'une décision de CLM ? Pour ceux qui demandent un CLM, curieusement, le texte ne prévoit rien. Le fonctionnaire n'est ni en disponibilité pour raison de service (DRS), ni en CMO, et se trouve sans aucun revenu, puisque ses droits sont épuisés. Les conséquences sont graves pour lui, alors qu'il est déjà dans une situation de santé difficile : Une rupture totale de ressources : il ne perçoit plus rien de l'administration pendant plusieurs mois, les délais des avis rendus par les conseils médicaux étant parfois très longs. Une exclusion de la protection sociale complémentaire (PSC) en prévoyance : comme il n'est ni en CLM, ni en DRS, les nouveaux contrats collectifs de prévoyance, mis en place en 2026, ne peuvent pas non plus l'indemniser. Cette situation n’est pas prévue par les articles 3 à 5 du décret 2024-678, qui énumèrent de manière limitative les garanties apportées par le contrat collectif : CMO, CLM, congé de longue durée, DRS ainsi que retraite pour invalidité. Une régularisation tardive : il ne sera payé qu'après la décision du conseil médical, de manière rétroactive. Un fonctionnaire en fin de droits de CMO, qui demande un CLM, et donc a priori, est gravement malade, n'est pas protégé financièrement durant l'attente de décision du conseil médical. Pour l'UNSA Fonction Publique, cette situation est inacceptable. Elle demande que l’article 27 du décret 86-442 soit modifié pour ouvrir la perception de l’indemnité provisoire dans tous les cas de saisine du conseil médical et permettre à chaque fonctionnaire de percevoir un revenu. https://www.unsa-fp.org/article/Du-CMO-au-CLM-l-UNSA-Fonction-Publique-denonce-une-rupture-de-remuneration
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