Snep UNSA

14 mars 2022
Vers une suppression du Capes (Cafep et Caer) ?
Les ambitions pour l’École de LREM en cas de réélection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République fuitent dans la presse depuis mi-février. Ambitions réelles ou tests auprès de l’opinion ? Revenons sur l’une d’entre elles qui a fait beaucoup parler ces derniers jours : un changement profond dans la façon de recruter les enseignants du 2d degré.
La crise sanitaire a pourtant rappelé que faire des économies sur le dos du Service public a de lourdes conséquences sur le fonctionnement de la société. Elle a également montré toutes les difficultés à trouver des personnels pour des métiers devenus peu attractifs. Être enseignant est un métier qui s’apprend. Être enseignant, fonctionnaire ou titulaire d'un contrat définitif à l’Éducation nationale est un engagement. Pour le Snep-Unsa, même si les concours doivent évoluer, ils jouent un rôle essentiel. En ce sens, ils doivent garantir, en plus des savoirs académiques des candidats, la maîtrise des compétences essentielles pour pouvoir enseigner. Ils garantissent aussi l’objectivité des recrutements en évitant qu’ils soient conditionnés au réseau personnel des candidats. Le Capes, associé à la formation initiale, constitue une étape fondamentale dans la construction d’une identité professionnelle. Une suppression totale du Capes laisse craindre des effets délétères pour l’École.
Pour le Snep-Unsa, la baisse toujours plus marquée du nombre d’inscrits au Capes (et au Cafep et Caer équivalents) est une alerte. Des disciplines comme les mathématiques, la physique-chimie, l’allemand ou encore les lettres classiques sont particulièrement touchées. Le métier n’attire plus. Une chose est certaine, ce n’est pas la suppression du concours de recrutement qui apportera une solution à la perte d’attractivité de nos métiers. La revalorisation repose en premier lieu sur des leviers budgétaires, individuels et collectifs, n’en déplaise à certains prétendants à l’Élysée qui seraient tentés par une libéralisation de l’École.
Des propositions visant à mettre un terme à l’emploi à vie des enseignants et la suppression du Capes seraient donc à l’étude, selon les fuites relayées par France-Info. Cela induirait une contractualisation de l’emploi en laissant la possibilité aux directeurs de recruter les enseignants affectés dans leur établissement. L’une des principales motivations de ces réflexions sur ce sujet n’est, à n’en pas douter, la réalisation d’économies tout en se libérant du lien trop fort entre l’État et ses agents.
Rémunérer un suppléant (MA-DA) permet de réaliser des économies par rapport à un titulaire du CAPES ou du Caer-capes ou Cafep-Capes).
L'échelle de rémunération des MA2 ou celle des MA1 s'arrête à 1.770€ contre 3.000 € pour celle des certifiés hors classe.
Employer un enseignant avec un contrat définitif plutôt qu'un fonctionnaire permet d'avoir plus de moyen de pression sur lui.
En effet, le premier n'a pas d'autres débouchés que l'enseignement dans son établissement ou un autre équivalent. Le second lui peut obtenir un détachement dans un autre ministère ou des possibilités d'évolution de carrière (devenir inspecteur, formateur, chef d'établissement, ...).
Être enseignant, cela s'apprend
Pour le Snep-Unsa, la baisse toujours plus marquée du nombre d’inscrits au Capes (et au Cafep et Caer équivalents) est une alerte. Des disciplines comme les mathématiques, la physique-chimie, l’allemand ou encore les lettres classiques sont particulièrement touchées. Le métier n’attire plus. Une chose est certaine, ce n’est pas la suppression du concours de recrutement qui apportera une solution à la perte d’attractivité de nos métiers. La revalorisation repose en premier lieu sur des leviers budgétaires, individuels et collectifs, n’en déplaise à certains prétendants à l’Élysée qui seraient tentés par une libéralisation de l’École.

















