Snep UNSA
6 septembre 2021

Rentrée voie pro : des questions, des défis

Cette rentrée s’est avérée, une fois encore, très particulière.

Des questions voire des inquiétudes vont évidemment émailler cette année scolaire… À quoi peut-on s’attendre ?

 Protocole sanitaire, c’est reparti pour un tour
 
Cette année est placée une fois encore sous le signe du protocole… et avec lui c’est le retour de la foire aux questions du ministère (FAQ) !
Le port du masque, le respect des gestes barrière s’imposent donc de nouveau dans nos établissements. Une certaine routine a malheureusement fini par s’instaurer dans cette gestion de crise.
 
Pour l’instant, pas de demi jauge dans les LP, ce qui permet d’accueillir un maximum d’élèves et de limiter le décrochage en particulier pour les élèves les plus fragiles.
 
Élèves comme professeurs redoutent cependant la mise en place de l’enseignement à distance qui a montré toutes ses limites l’an dernier…
 
Les conditions de rentrée ont été également l’occasion d’interroger les conditions de travail. Classes surchargées, carences matérielles, problèmes sur le plan organisationnel, les professeurs des lycées professionnels (PLP, PEPS, Prof Doc et MA) sont soumis à d’importantes difficultés.
 
 
PFMP, élèves et salariés logés à la même enseigne...
 
La page 28 de la FAQ revient sur une des interrogations les plus marquantes de cette rentrée. Comme on pouvait s’y attendre, «  lorsque la PFMP s’effectue dans une structure dont les professionnels sont tenus de détenir le passe sanitaire ou sont soumis à l’obligation vaccinale, les élèves doivent respecter ces obligations  ».
 
Les filières des métiers de la santé, de l’aide à la personne et de l’hôtellerie-restauration sont en première ligne. Nombre de nos élèves sont vaccinés et, pour beaucoup, cette obligation ne posera pas de problème.
Toutefois, il faudra être particulièrement attentif aux jeunes qui ne disposeraient pas du pass sanitaire. Il y a d’ailleurs un véritable paradoxe entre l’absence d’obligation du pass et l’obligation de le présenter lors des PFMP alors même que ces périodes de stage ne sont qu’une forme différente de continuité de la scolarité des élèves.
 
 
Réforme de la voie pro, épilogue

 
Le défi principal pour les enseignants des lycées professionnels sera de mettre en œuvre la dernière étape de la réforme de la voie pro. Les classes de terminales vont connaître de nouveaux dispositifs notamment les modules de poursuite d’étude et d’insertion professionnelle.
 
Nos futurs bacheliers vont essuyer les plâtres et présenter le chef d’œuvre à l’oral en fin d’année en plus des traditionnelles épreuves ponctuelles.
 
L’enjeu est important : il s’agit d’améliorer encore l’orientation de nos jeunes et de faciliter leur scolarité post-bac. Nous déplorons qu’une fois encore, les moyens octroyés par le ministère ne soient pas à la hauteur.
 
Les enseignants répondront présents, comme toujours. Mais leur engagement et leurs efforts au service de la réussite du plus grand nombre devront être reconnus.
 
 
Apprentissage, quoi qu’il en coûte ?
 
Des craintes justifiées agitent les professeurs. En effet, le gouvernement marque sa volonté de développer l’apprentissage infra-bac à marche forcée, au détriment de la formation initiale sous statut scolaire.
 
La dernière publication de l’institut Montaigne à ce sujet pose clairement la question de la remise en cause du statut des PLP et de la régionalisation de l’enseignement professionnel.

Des directeurs imposent à des collègues une mixité élèves-apprentis dans les mêmes classes. Souvent en commençant par imposer ce mélange des genres, des rythmes, des capacités et des motications aux maitres-auxiliaires.
 
Le Snep-Unsa dénonce cette politique dangereuse et inefficace. Nous serons vigilants quant à l’influence de ces idées sur l’évolution des textes régissant le corps des professeurs de lycée professionnel. Nous avons mis en demeure un rectorat qui laissait faire des directeurs aux pratiques non réglementaires.
 
 
L’avis du Snep-Unsa :

Dans un contexte toujours aussi incertain, les professeurs des lycées professionnels comme tous les autres personnels, ont besoin de sérénité et de soutien de la part de leur hiérarchie.
En plus d’une garantie de leurs conditions de travail, les enseignants de la voie professionnelle méritent une reconnaissance à la hauteur de leur investissement.

Le Snep-Unsa continuera à défendre les personnels en portant ses revendications au sein du comité de suivi et au-delà quand ce sera nécessaire, y compris devant le juge.
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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
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