Snep UNSA
15 septembre 2019

Rentrée EPS : les nouveautés 2019 !

Après une rentrée 2018 bien calme au regard de ses prédécesseuses, la rentrée 2019 est, elle, plus riche en nouveautés. Une richesse toute relative puisque la mode étant aux expérimentations et initiatives locales, les entrées en matière de certains éléments ne concernent ni tous les élèves ni tous les enseignants…

 Si la labellisation Génération 2024 se poursuit et que nous retrouverons la JNSS (Journée nationale du sport scolaire) le mercredi 25 septembre sous la thématique de la multiculturalité, cette rentrée verra surtout la mise en œuvre des nouveaux programmes d’EPS dans les voies générales, technologiques et professionnelles.
 
L’EPS au lycée général et technologique
 
Les nouveaux programmes d’EPS, enseignements commun et optionnel, entrent en vigueur pour les élèves de 2nde et de 1ère. Si le Snep-Unsa y note favorablement certaines de ses propositions notamment en termes de lisibilité et cohérence, il regrette un texte définitif encore trop éloigné des attentes et besoins des élèves.
L’arrêté relatif aux modalités d'organisation du CCF et de l'examen ponctuel terminal est paru le 28 juin dernier.
La nouvelle évaluation de l’EPS au bac pour laquelle le Snep-Unsa a obtenu un cadre plus clair et outillé n’entrera en jeu qu’à la rentrée prochaine puisque les 3 CCF resteront organisés sur l’année de terminale.
 
Quant à une spécialité EPS demandée à maintes reprises par le Snep-Unsa, elle prend à ce jour, selon le Ministère, la forme d’un enseignement optionnel renforcé expérimenté sur la classe de seconde et le cycle terminal de 12 lycées. Pas de contenu spécifique mais une heure supplémentaire pour approfondir le programme de l’enseignement optionnel.
En savoir plus
 
 
L’EPS dans la voie professionnelle
 
Les nouveaux programmes d'EPS de la voie professionnelle entrent également en vigueur pour la classe de 1ère année préparant au CAP et pour la classe de 2nde préparant au bac pro. Sur les programmes comme sur l’évaluation au CAP, la quasi-totalité des propositions du Snep-Unsa avait été intégrée.
Connaître le nouveau cadre EPS de la voie pro
 
 
Organisation de l’enseignement de l’EPS dans le 2nd degré
 
Une nouvelle circulaire de préconisations sur l’organisation de l’enseignement de l’EPS dans les établissements du 2nd degré doit venir dépoussiérer celle du 24 août 1976. Il était temps !
Le nouveau cadre ne révolutionnera pas l’actuel mais il aura le mérite de rappeler le nécessaire équilibre des séances d’EPS sur la semaine et la journée, de clarifier la notion de 24h d’intervalle entre deux séances et d’être rédigé de façon plus actuelle.
 
 
Plan aisance aquatique
 
Le plan de la Ministre des Sports, visant une meilleure familiarisation à l’eau dès le plus jeune âge, prend forme à l’Ecole en cette rentrée par l’expérimentation de classes « natation ». Quelques classes parisiennes vont ainsi côtoyer le bassin durant une semaine entière avec deux séances par jour.
A suivre surtout, une autre annonce du plan : le développement de bassins d’apprentissage sur les territoires les moins dotés !

 
Congrès des enfants de l'Usep
 
Les 21, 22 et 23 juin dernier, à l’occasion de ses 80 ans, l’Usep(1) a tenu son Congrès des Enfants au CNOSF(2) à Paris, en parallèle de la journée olympique.
Ce rassemblement de 200 enfants, au format original et innovant, venait clore une année de contributions et débats locaux, puis départementaux, régionaux et enfin nationaux, durant laquelle les 750 000 élèves licenciés avaient donné leur avis et formulé des propositions sur les pratiques sportives et le fonctionnement de la fédération.
L'Unsa, invitée et présente en tant que partenaire, a pu apprécier la place et la confiance faites à l’élève futur citoyen, éclairé et acteur de son lendemain, en parfaite adéquation avec le projet d’Ecole, de Société qu’il porte.

(à noter qu'une autre fédération ne dit mot)
 
 
Classes Coubertin-Milliat
 
2019 est aussi la mise en place des Classes Pierre de Coubertin - Alice Milliat dont l’objectif est de former d’ici 2024, via des regroupements annuels sur les congés scolaires, 1000 élèves à être des « ambassadeurs » aux JOP 2024. Ainsi dès cette rentrée, 30 à 35 élèves de 4ème sélectionnés par académie, débuteront la formation encadrée, entre autres, par des enseignants d’EPS dont la participation sera rémunérée en heures supplémentaires.
Le SE-Unsa ne peut partager ni le mode de tri élitiste choisi pour les élèves, ni ce nouvel empiètement sur le budget « Dépense des personnels » dans le contexte de fermeture de postes que nous connaissons !
 
 
Qualification en sauvetage aquatique
 
Publiée le 4 juillet, une nouvelle circulaire modifie les modalités d'organisation de la session annuelle du test d'aptitude au sauvetage aquatique dès cette rentrée.
Désormais une session unique devra être organisée par académie et par an, lésant bon nombre de candidats aux concours EPS. Après avoir dénoncé cet écueil, le Snep-Unsa sera vigilant lors du premier bilan que les rectorats devront remonter au ministère.

 
 
Quoi d'autre en cette rentrée pour les profs de lycées-collèges ?
 
Loi pour une École de la confiance, annonces ministérielles régulières, mise en place de réformes : cette rentrée 2019 prévoit de nombreux changements dans le domaine de l’Éducation. Lesquels concernent les lycées et les collèges ? Quels débats, en cours, devraient déboucher au cours de l’année scolaire ?
Retrouver les changements pour les collèges et lycées
 
 
Pour toute question : eps@snep-unsa.fr
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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
par Snep UNSA 23 mars 2026
Les données personnelles mais aussi professionnelles sont devenues des ressources convoitées et lucratives pour qui se les approprient. Le Snep UNSA, syndicat indépendant de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC) a déposé une plainte auprès de la CNIL, (commission nationale informatique et libertés) et une information à ce sujet auprès de la tutelle : le ministère de l'éducation nationale au mois de février 2025. De quelles données est-il question ? L'association SGEC, via différents outils et probablement avec seul prétexte le "caractère propre" récupère en particulier les données personnelles et professionnelles des enseignants en situation de précarité. Ainsi les maitres délégués doivent utiliser une plate forme (Caac Web) s'ils veulent obtenir du travail dans un établissement sous contrat catholique. A minima : nom, prénom, date de naissance, nationalité, adresse postales/mail/... situation familiale, nombre d'enfants, diplome, nombre de trimestres acquis à 55 ans, ... sont collectés. Il serait aussi question du stockage d'éléments d'évaluation professionnelle réalisée hors cadre réglementaire. Pourtant l'association SGEC n'est pas l'employeuse des agents publics. La responsabilité de ces transferts au SGEC, balayée par la ministre. Au mois de Mai 2025, madame la Ministre, madame Borne avait apporté une réponse surprenante. Surprenante car le lecteur pouvait comprendre que des données confidentielles ayant trait aux salaires des enseignants étaient transmises par les directeurs d'établissements privés associés à l'enseignement public à l'association SGEC. Pour madame Borne, les responsables de ces transferts sensibles sont les directeurs. La question de la légitimité de ces opérations était balayée notamment en arguant de leur statut de salarié de droit privé. Pourtant les directrices et d'écoles privées sous contrat sont des agent(e)s public(que)s. Ces éléments figurent notamment dans le registre des questions/réponses du Sénat ( ici ). Cela interroge la loyauté des directrices et directeurs, représentant(e)s de l'Etat auprès des personnels. Aujourd'hui les outils informatiques de l'association SGEC auraient été visités ? A lire la communication de cette association et de ses filiales départementales, qui "ne peuvent être regardées comme concourant au service public de l'enseignement"*, il y aurait eu "un accès non autorisé aux données relatives à l’identification des utilisateurs de cette application et aux coordonnées des élèves, de leurs familles et des enseignants"**. La CNIL est questionnée sous la forme d'une plainte par le Snep UNSA depuis un peu plus d'une année, sur la légitimité de l'appropriation des données personnelles et professionnelles des enseignants, concourant au service public de l'éducation. La communication de l'association SGEC est-ce un contre-feu allumé pour se placer en victime ? Le Snep UNSA, avec cet élément nouveau va solliciter une rencontre avec la présidente de la CNIL et demandera à nouveau des explications à monsieur le Ministre, monsieur Edouard Geffray , par ailleurs bien informé des procédures de la CNIL pour y avoir exercé des responsabilités. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11 * lire notamment, https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250404279.html ** communication de l'association SGEC
par Snep UNSA 12 mars 2026
L’État met enfin la main à la poche pour notre prévoyance (compenser la perte de revenu liée un arrêt, une invalidité, voire un décès) mais de manière très timide. Le Snep UNSA s'efforce d'informer la profession au moyen d'une analyse factuelle avec tableaux, synthèses et explications. En effet, il est prévu une cotisation élevée de notre part pour une couverture somme toute ridicule. Concrètement : payer une quarantaine d'euros par mois contre une petite dizaine actuellement pour être moins protégé, Le taux de couverture du salaire passerait de 95% à à 80% au mieux ! Les explications ICI L'actuel prévoyance OGEC est une mince compensation de notre sous statut de non-fonctionnaire (lauréats d'un Crpe privé, Cafep ou Caer). C'est-à-dire sur une carrière, nous perdons au moins 40.000 € soit au moins 80 € par mois. Les explications ICI et ICI Cette prévoyance nous est accordée par notre non-employeur (les OGEC et équivalents). Elle risque de disparaitre en décembre puisque les OGEC qui ne sont pas les employeurs des enseignants (agents publics) souhaitent réaliser des économies. Nous conseillons donc de souscrire à un organisme de type MGEN-MAGE-CNP dès maintenant quand vous recevrez le mail *, ou MGEN (ancienne formule), MAGE , INTERIALE après le 31 décembre 2026**. Si l'accord "OGEC" est maintenu, nous pourrons résilier le contrat devenant inutile. Nous aussi, nous pouvons penser à nous, d'abord. * pour bénéficier de l'abondement de l'Etat, 7 €/mois et l'absence de questionnaire de santé ** pour palier au possible arrêt ou la possible dégradation du contenu de l'accord "Ogec" Lire aussi, https://www.snep-unsa.fr/prevoyance https://www.snep-unsa.fr/perte-de-revenus-entre-enseignants-disposant-du-meme-concours
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