Snep UNSA

25 septembre 2025
[Presse] SGEC, pour seul foi, uniquement le refus de la Loi ?
Un président de SGEC remplaçant un autre, les pratiques varient peu. Le discours lui devient de plus en plus assuré.
Probablement assuré de l'absence d'outil de contrôle mise en place par l'État pour s'assurer de ce qui se met en place hors de la classe, le SGEC joue des ambiguïtés.
Peut-être fort de l'absence de réaction de l'État suite aux rapports d'inspection défavorable des établissements de l'ensemble scolaire Stanislas à Paris, fort de l'annulation de la sanction, en première instance, de la suspension du directeur de l'immaculée conception de Pau, M. G. Prevost peut continuer d'appeler les directeurs d'établissements pourtant associés à l'enseignement public par contrat à s'écarter de la loi des Hommes, de certaines lois de la République qui place la liberté de conscience, la liberté d'enseignement comme des principes fondamentaux de notre République.
Parmi les directeurs, il suggère notamment aux directrices et directeurs d'écoles, agentes et agents publics de l'Etat de contester les programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars). Ce faisant, il ne fait qu'utiliser les marges de manœuvre laissées par le ministère. En effet, ces agentes et agents, officieusement, sont choisis par lui. Officiellement, c'est la directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) qui est le signataire de l'arrêté d'affectation.
Contestation de lois fondamentales pour notre République
M. Prévost, va plus loin que ses prédécesseurs en assumant la contestation du statut d'agent public et du devoir de neutralité en découlant. L'appel à ce que des enseignants organisent des célébrations religieuses sur le temps du cours est clairement une contestation de lois fondamentales pour notre République.
Un mode de fonctionnement pervers financé sur fonds publics
Le lecteur averti verra dans cette méthode l'outil de travail du SGEC : placer dans un conflit de loyauté, parents, enseignants et élèves tous citoyens (ou futurs) d'une République laïque. Cette République qui se déchristianise. Cette République qu'il déteste pour ses valeurs et qui pourtant le nourrit chaque année au travers de l’impôt diocésain prélevé sur les établissements. Une centaine d'euros par élève et par année, 200.000.000 € pour réaliser des actions de lobbying contre la République, ses valeurs, ses agents.
Sans l'impôt des français, de tous les français, que serait le SGEC ?
Quelqu'un a-t-il pris connaissance des comptes financiers de l'association SGEC et de ses filiales locales, les DDEC (direction diocésaine de l'enseignement catholique) ? L'obligation légale de publier les comptes n'est pas plus respectée que les autres lois.
À l'aune de cette prise de parole, chacun peut comprendre la nécessité de réécrire la loi Debré en ne permettant plus aucunes ambiguïtés comme celle évidente de "caractère propre" ainsi que la possibilité donnée au SGEC de diriger les dispositifs d'affectation et de formation professionnelle de 140.000 enseignants agents publics de l'État. Sinon il faudra abroger cette loi qui permet, au nom d'une foi, de contester la loi.
Le Snep UNSA quant à lui continue de soutenir le travail des enseignants en demandant à ce que le statut des directeurs et le mode de désignation de ceux-ci, par la puissance publique, soit conforté. Pour nous, c'est le meilleur moyen de protéger la liberté pédagogique et la liberté de conscience.
Contact :
Franck PECOT
06 52 60 83 11
Probablement assuré de l'absence d'outil de contrôle mise en place par l'État pour s'assurer de ce qui se met en place hors de la classe, le SGEC joue des ambiguïtés.
Peut-être fort de l'absence de réaction de l'État suite aux rapports d'inspection défavorable des établissements de l'ensemble scolaire Stanislas à Paris, fort de l'annulation de la sanction, en première instance, de la suspension du directeur de l'immaculée conception de Pau, M. G. Prevost peut continuer d'appeler les directeurs d'établissements pourtant associés à l'enseignement public par contrat à s'écarter de la loi des Hommes, de certaines lois de la République qui place la liberté de conscience, la liberté d'enseignement comme des principes fondamentaux de notre République.
Parmi les directeurs, il suggère notamment aux directrices et directeurs d'écoles, agentes et agents publics de l'Etat de contester les programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars). Ce faisant, il ne fait qu'utiliser les marges de manœuvre laissées par le ministère. En effet, ces agentes et agents, officieusement, sont choisis par lui. Officiellement, c'est la directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) qui est le signataire de l'arrêté d'affectation.
Contestation de lois fondamentales pour notre République
M. Prévost, va plus loin que ses prédécesseurs en assumant la contestation du statut d'agent public et du devoir de neutralité en découlant. L'appel à ce que des enseignants organisent des célébrations religieuses sur le temps du cours est clairement une contestation de lois fondamentales pour notre République.
Un mode de fonctionnement pervers financé sur fonds publics
Le lecteur averti verra dans cette méthode l'outil de travail du SGEC : placer dans un conflit de loyauté, parents, enseignants et élèves tous citoyens (ou futurs) d'une République laïque. Cette République qui se déchristianise. Cette République qu'il déteste pour ses valeurs et qui pourtant le nourrit chaque année au travers de l’impôt diocésain prélevé sur les établissements. Une centaine d'euros par élève et par année, 200.000.000 € pour réaliser des actions de lobbying contre la République, ses valeurs, ses agents.
Sans l'impôt des français, de tous les français, que serait le SGEC ?
Quelqu'un a-t-il pris connaissance des comptes financiers de l'association SGEC et de ses filiales locales, les DDEC (direction diocésaine de l'enseignement catholique) ? L'obligation légale de publier les comptes n'est pas plus respectée que les autres lois.
À l'aune de cette prise de parole, chacun peut comprendre la nécessité de réécrire la loi Debré en ne permettant plus aucunes ambiguïtés comme celle évidente de "caractère propre" ainsi que la possibilité donnée au SGEC de diriger les dispositifs d'affectation et de formation professionnelle de 140.000 enseignants agents publics de l'État. Sinon il faudra abroger cette loi qui permet, au nom d'une foi, de contester la loi.
Le Snep UNSA quant à lui continue de soutenir le travail des enseignants en demandant à ce que le statut des directeurs et le mode de désignation de ceux-ci, par la puissance publique, soit conforté. Pour nous, c'est le meilleur moyen de protéger la liberté pédagogique et la liberté de conscience.
Contact :
Franck PECOT
06 52 60 83 11

















