Snep UNSA
7 juin 2020

L'association SGEC relayée immédiatement par son syndicat historique et une certaine presse, passe à l'offensive pour essayer de lever des dispositions du protocole sanitaire afin de satisfaire les parents

L'association SGEC (secrétariat général de l'enseignement catholique) déjà très prolixe (voir ICI ou ICI) cherche à mettre la pression sur des directions d'établissements privés sous contrat afin de tenter de lever les limites de 10 et 15 élèves par classe telles que définies par le ministère. 

Pour cela le responsable associatif fait mine de ne pas comprendre que la limite du nombre d'élèves par classe est fixée par les contraintes de surface fixées par le protocole sanitaire, inchangées.

Le lecteur qui ne va pas au bout de cette prose dont les tournures cherchent à ressembler à des instructions officielles pourrait croire que les limites de 10 élèves en maternelle puis de 15 élèves dans les classes supérieures n'existent plus.

Il ne lira pas non plus que par "des  aménagements  judicieux  des  salles  de  classes  peuvent  permettre  de  respecter cette  règle  du  1  mètre  entre  chaque  table  et  entre  les  rangs  de  table,  sans  utiliser  4 mètres carrés par élève ce qui peut permettre d’augmenter la capacité d’accueil des élèves et ainsi répondre aux sollicitations des familles."

A ce jour, le ministre ne souhaite pourtant pas d'allègement du protocole et en cas d'apparition de cas de Covid-19 l'administration est très scrupuleuse quant à l'application des dispositions officielles.

Avis du Snep UNSA :
L'objectif de convenir aux attentes des parents est clairement affichée, l'association souhaite, comme souvent, contourner les instructions officielles en exposant les agents, notamment les enseignants et directions des établissements du premier degré.
C'est nous, enseignants et directions qui nous sommes investis dans la mise en oeuvre du protocole sanitaire officielle et devons rendre des comptes sur ce point.
Si celui-ci doit être adapté, et nous ne doutons pas que cela sera le cas, alors autant que cela soit réalisé par des personnes compétentes.
Les injonctions officielles sont déjà pesantes, autant ne pas en ajouter d'autres.
D'ici à quelques semaines nous aurons bien mérité des vacances reposantes, loin de ces discours sous forme d'injections contradictoires, ,notamment pour essayer de nous retrouver en temps que personne humaine.


Cette prose est immédiatement reprise par :
article du figaro
https://www.spelc.fr/documents-pour-actualites/sgec-2020-542-epidemie-coronavirus-note-35.pdf

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