Snep UNSA
8 février 2020

Décevants premiers scénarios de revalorisation pour 2021

Pour la 4e réunion de discussions, le ministère vient de présenter les premiers scénarios, décevants, de revalorisation liés à l’enveloppe de 500 millions annoncée pour 2021. Ils doivent servir de base à des réunions de concertation programmées dans les semaines à venir et durant lesquelles le ministère recevra séparément chacune des organisations syndicales. 

Pour le Snep-Unsa,  la revalorisation est une urgence politique pour rétablir un peu de confiance entre les enseignants et l’exécutif.
Le Snep-Unsa invite les enseignants à poursuivre la campagne d’interpellation des parlementaires pour appuyer les discussions qui se poursuivront jusqu’à l’écriture d’une loi de programmation pluriannuelle pour l’Éducation nationale.
 
Les attentes des personnels sont très fortes
 
Pour le Snep-Unsa, ces premiers scénarios pour 2021 sont nécessaires pour donner plus de visibilité sur la montée en charge et sécuriser les personnels sur le respect des engagements pris. Le Snep-Unsa prendra le temps d’étudier attentivement ces premières hypothèses avant les prochaines réunions de concertation qui se tiendront à partir du 24 février.
 
Sécurisation de la revalorisation
 
Le ministère a rappelé son engagement sur une revalorisation progressive avec des gains annuels qui se cumulent à ceux des années précédentes (voir notre article ici)

La loi de programmation pluriannuelle contiendra la précision des montants des premières années et l’objectif à terme de l’accroissement de la part du PIB consacrée à l’Éducation nationale.  Un rapport annexé à la loi, ayant valeur législative, prendra acte des décisions arrêtées à l’issue de la négociation en cours.
 
Premiers scénarios
 
Les premièrs scénarios de revalorisation présentés par le ministère comme base de travail des prochaines discussions, prévoient prioritairement pour la première année de revalorisation le renforcement de l’attractivité par la revalorisation des débuts et milieux de carrières, c’est-à-dire les générations qui seront impactées par la réforme des retraites. La proposition du ministère est que la revalorisation prenne la forme d’une indemnité pérenne et différenciée selon les échelons.
 
 
4 scénarios comme base de travail
 
Scénario 1
Concentré sur les 9 premières années de carrière entre l’échelon 2 et 5, il concernerait 14 % des enseignants de la même manière, quel que soit le corps.
La revalorisation serait de 1880 € nets annuels (soit 157 € nets mensuels) pour l’échelon 2 et 769 € nets annuels (soit 64 € nets mensuels) pour l’échelon 5.

Scénario 2
Concentré sur les 12 premières années de carrière, il concernerait 23% des enseignants, de manière différenciée selon les corps.
La revalorisation s’échelonnerait, par exemple pour les enseignants sur les échelles de rémunération des certifiés/PE/PLP/PEPS, entre 1538 € nets annuels (soit 128 € nets mensuels) pour atteindre 598 € nets annuels pour le dernier échelon pris en compte (6e), soit 50€ nets par mois. Ce scénario prévoit de revaloriser un peu plus les enseignants du premier degré, davantage impactés par la réforme des retraites du fait de rémunérations moyennes plus basses.
 
Scénario 3
Concentré sur les 18 premières années de carrière, il concernerait 44% des enseignants de manière différenciée selon les corps.
La revalorisation s’échelonnerait, par exemple pour les enseignants sur les échelles de rémunération des certifiés/PE/PLP/PEPS, entre 1368€ nets annuels (soit 114 € nets mensuels) pour atteindre 171€ nets annuels pour le dernier échelon pris en compte (8e), soit 14,25 € nets par mois. Ce scénario revalorise également davantage les enseignants du premier degré.

Scénario 4
Concentré sur les 25 premières années de carrière, il concernerait 76% des enseignants de manière différenciée selon les corps.
La revalorisation s’échelonnerait, par exemple pour les enseignants sur les échelles de rémunération des certifiés/PE/PLP/PEPS, entre 1111€ nets annuels (soit 93 € nets mensuels) pour atteindre 171 € net annuels pour le dernier échelon pris en compte (11e), soit 14,25 € nets par mois. Ce scénario revalorise également davantage les enseignants du premier degré.

Aucune décision n’est arrêtée. Dans les différentes simulations,  la hauteur de la revalorisation varie selon qu’elle touche plus ou moins d’enseignants, selon que l’on différencie le niveau de revalorisation pour le premier et le second degré.

Ces scénarios de répartition de l'enveloppe de 500 millions ne sont prévus que pour l'année 2021.
Cela ne veut pas dire que cette enveloppe sera répartie de la même façon les années suivantes.
  
Mesures envisagées pour les personnels nés avant 1975 (non concernés par la réforme des retraites sauf le recul de l'âge de départ via un "âge pivot" ou "âge d'équilibre")
 
Avec ces scénarios concentrés sur le début de carrière, le ministère a entendu nos demandes d’améliorer les déroulements de carrière. Il envisage, sans dire dans quelles proportions et à quel rythme d’avancer sur l’amélioration des ratios d’accès à la hors-classe et le rééquilibrage des viviers 1 et 2 de la classe exceptionnelle.

Pour rappel, globalement, les certifiés passent à la hors-classe en moyenne au 10ème échelon et 1 ou 2 ans d'ancienneté.
Les professeurs des écoles  passent en moyenne à la hors-classe au 10ème échelon et 3 ans ou au 11ème échelon.
 
Une part de l’enveloppe consacrée à d’autres objectifs dès 2021
 
Le ministère a également indiqué sa volonté d’utiliser une part de l’enveloppe supplémentaire de 2021 à d’autres objectifs : rémunérer des formations en dehors du temps de travail et rémunérer dans le second degré davantage de remplacements de courte durée.
 
Pour le Snep-Unsa, si rémunérer des enseignants qui se forment en dehors de leur temps de service peut s’avérer intéressant pour les personnels qui le souhaitent, ce financement n’a pas sa place dans l’enveloppe dédiée à la revalorisation et encore moins le financement d’heures de remplacement.
De plus, ces dispositions risqueraient d’accroître les inégalités de rémunération femmes-hommes comme le montrent les statistiques actuelles sur les rémunérations.

Avis du Syndicat :

Lors des prochaines réunions de concertation avec le ministère ,nous continuerons de porter l’exigence d’une accélération du rythme de la revalorisation, demandera à obtenir davantage de visibilité sur sa montée en charge pluriannuelle et veillera à une  revalorisation équitable pour toutes les générations concernées par la réforme des retraites, et ce, sans aucune contre-partie !

Le Snep-Unsa et la fédération l’Unsa Éducation appellent à poursuivre la campagne d’interpellation des parlementaires (voir courrier type ci-dessous que nous vous proposons d'envoyer).

Mobilisons-nous, rencontrerons députés et sénateurs pour continuer à les convaincre que la reconnaissance des professionnels de l’Éducation nationale est une urgence.
Télécharger le courrier type
Escroquerie FNOGEC
par Snep UNSA 11 février 2026
Escroquerie au dépend de la prévoyance ? Le Snep UNSA agit
par Snep UNSA 11 février 2026
À la suite de l'émission Cash Investigation du 29 janvier, évoquant la triste réalité d'un établissement , l’Espérance , des collègues nous ont alerté sur une pratique visiblement bien installée : l'activité de la DDEC pour chercher à remplacer le service du Rectorat dédié à la carrière des enseignant(e)s. En effet, les directrices et directeurs d'école de ce département, transmettent les éléments de la vie privée des enseignantes et enseignants à l'autorité diocésaine (ddec 85). Chaque absence, chaque congé (maladie, maternité, paternité, accident de travail, formation* sur temps de classe) est ainsi recensé par l'autorité diocésaine qui utilise le document officiel de l'autorité académique pour s'approprier ces éléments qui relèvent de la vie privée et professionnelles des agents de l'Etat. Les éléments transmis nous apprennent que l'autorité diocésaine stocke ces éléments dans une base de données à partir de laquelle elle édite des documents officiels ; procès-verbal d'installation et contrat de travail. Mais cela ne s'arrête pas là. Directrices et directeurs se permettent d'évaluer les agents dans le cadre mis en place par l'autorité diocésaine. Le Snep UNSA, après avoir alerté l'autorité académique pour une demande d'explications sur ces graves dérives, engage un dépôt de plainte auprès de l'autorité en charge de la protection des données personnelles. Si les collègues de ce département souhaitent aller plus loin, le Snep UNSA peut engager, directement, vis-à-vis de la DDEC et/ou de chacune et chacun des directeurs d'écoles les actions nécessaires pour que ces pratiques cessent.
par Snep UNSA 6 février 2026
Après de nombreuses péripéties, le vote du budget 2026 apporte enfin la clarification attendue par de nombreux candidats aux concours de recrutement de l’Éducation nationale. Les crédits alloués au ministère confirment la bonne tenue des nouveaux concours enseignants et CPE (uniquement pour les établissements publics puisque dans le privé sous contrat, il s'agit de salariés de droit privé "cadres éducatifs", rémunérés sur fonds publics (forfait d'externat). Un cadre budgétaire stabilisé pour les concours Avec l’adoption du budget 2026, l’État se dote des moyens nécessaires pour assurer les recrutements prévus pour les nouveaux concours d’enseignants et de conseillers principaux d’éducation. Cette décision budgétaire met fin aux interrogations apparues ces derniers mois et permet de garantir la continuité du service public d’éducation. Des concours maintenus selon les modalités prévues Sans communication supplémentaire du ministère, les concours enseignants et CPE devraient se tenir dans les conditions prévues initialement par le ministère, tant pour les épreuves écrites que pour les oraux. Les candidats peuvent poursuivre leur préparation avec sérénité, sans crainte d’annulation ou de report lié à des contraintes budgétaires. Concours de fonctionnaire ou concours de contractuels définitifs ? Si les jeunes collègues ne souhaitent pas passer le concours de fonctionnaire (agrégation, Crpe, Capeps, Caplp, Certifié) qui permet d'enseigner dans les établissements publics ET privés sous contrat, il pourront opter pour le concours qui obligent aux memes obligations de service mais qui donnent moins de droits (salaire, pension de retraite, formation professionnelle). Les concours, CRPE privé, Cafep-Capes, Cafep Caplp, Cafep-Capeps, CAER-agrégation, CAER-Capes, CAER-Caplp, CAER-Capeps et Crpe Privé sont dotés des moyens suivants : 585 équivalents "postes" pour le nouveau concours 715 équivalents "postes" pour l'ancien concours
par Snep UNSA 5 février 2026
Depuis plusieurs mois, le ministre de l’Éducation nationale indiquait prévoir 4.000 suppressions d’emplois d'enseignants. Probablement après laissé une dizaine de jours au Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC) pour réaliser des arrangements, le ministère fait part de la décision finale : 762 postes sont aussi supprimés dans les établissements privés sous contrat du premier et du second degré. Soit 18,9 % du total des postes d'enseignants supprimés à l'éducation nationale sont dans les établissements privés sous contrat, nous ne sommes pas loin de la règle des "80 - 20". À la rentrée 2025, 9.746.910 élèves étaient scolarisé dans les établissements publics, contre 2.028.985 dans les établissements privés sous contrat (17,2 % du total). Le monde qui nait, pour paraphraser le ministre, devra donc se passer 4.018 professeurs, agents publics de l'Etat. Avis du Snep UNSA : Entre une conception archaïque des besoins des élèves et une volonté politique insincère de faire de l’École une priorité nationale, la rentrée 2026 s’annonce déjà des plus périlleuses. Moins les moyens sont au rendez-vous, plus notre institution souffre d’un manque d'ambitions éducatives.
par Snep UNSA 4 février 2026
Le Snep UNSA exprime sa solidarité à notre collègue, poignardée par un élève de 3ème, cette après-midi dans le département du Var, à sa famille, et à l’ensemble de la communauté éducative du collège de Sanary-sur-Mer. Le Snep UNSA est de tout cœur avec les personnels de cet établissement et nous espérons le prompt rétablissement de la professeure agressée dont le pronostic vital est engagé à l’heure où nous écrivons ces lignes. La répétition de ce type d’agressions au fil des mois, depuis plusieurs années, rappelle que la question de la violence dans la société, qui n’épargne pas l’École, doit urgemment être traitée. 2025 : une enseignante a été poignardée trois fois dans un lycée horticole d’Antibes (Alpes-Maritimes) lors d’une attaque au couteau. 2023 Agnès Lassalle, professeure d’espagnol, a été poignardée à mort par un élève de 16 ans dans un lycée privé sous contrat à Saint-Jean-de-Luz. Ces faits ne doivent ni être banalisés, ni être instrumentalisés. Les personnels doivent être soutenus, accompagnés, et bénéficier de moyens humains et financiers permettant de faire vivre un climat scolaire apaisé, attentif à la santé mentale et au bien-être des enfants et des personnels. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 2 février 2026
Les divers scandales mis en lumière initialement par madame la Ministre Oudéa Castéra (Stanislas et le séparatisme scolaire), les commissions d'enquêtes sur les violences aux élèves dans des établissements scolaires ont permis à la presse de s'emparer de sujets traités jusque là dans un petit périmètre. La mise en place des contrôles dans les établissements privés sous contrat fait ressortir ce que beaucoup d'intervenants intérieurs (enseignants, inspecteurs, recteurs, ministres) savaient : des pratiques de directeurs, de cadres "éducatifs" et parfois d'enseignants fonctionnaires ou contractuels, peu conformes aux Lois de la République. En revanche une de ses pratiques, le séparatisme scolaire notamment est le fruit du travail de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique. La déformation de la loi Debré (1959), puis le contenu de la loi Guermeur (1976), puis les accords Lang Cloupet et l'accord Pap Ndiaye SGEC ont été initiés et sont au bénéfice de cette association qui cherche à se prendre pour un ministère bis de l'éducation nationale. Et quand le travail de la presse dérange trop, le nouveau président de cette association, le fait savoir par une menace explicite, selon un article ( ici ) N'ayant pas d'intérêts légaux à agir, cette possible plainte pourrait ne même pas se concrétiser. Voir sur le site de la HATVP ( ici ) la raison d'être de cette association. Quant à ses statuts et ses comptes financiers, ils seraient intéressants de s'y intéresser. Quoi qu'il en soit le Snep UNSA continuera de participer à la valorisation du travail et du statut de ses mandants les enseignants fonctionnaires ou contractuels affectés par l'autorité administrative dans des murs privés. La mission de service public des enseignants de l'éducation nationale ne se discute pas. Que celle-ci dérange, nous le comprenons puisque le travail des enseignants de l'éducation nationale contribue au ciment de la République (voir code de l'éducation) Le Snep UNSA continuera de soutenir le travail de la presse, contre pouvoir, élément indispensable d'un Etat de droits. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 26 janvier 2026
Cher(e)s collègues, Comme vous avez eu l'occasion de le remarquer, les voeux qui nous sont adressés par monsieur le Ministre sont laudateurs ( ICI ). "il est des femmes et des hommes qui, sans bruit, font reculer ces ténèbres. Ils n’occupent pas les plateaux de télévision, ils n’annoncent pas de ruptures spectaculaires. Ils allument, patiemment, les lumières de l’esprit humain. Ces femmes et ces hommes, ce sont principalement vous les professeurs, et tous ceux qui, avec vous, font l’École." Le 18 décembre 2026, nous étions reçus au ministère pour que la lumière, ministérielle, par des règles claires et applicables partout, permettent aux enseignants des établissements privés sous contrat d'exercer leur métier au quotidien sereinement. Les contrôles de l'activité des directeurs, en premier lieu, se mettent en place. Il était temps car les enseignants, eux, voyaient, voient et verront encore leurs activités contrôlées et c'est bien normal. Il manque toutefois une conclusion à ces voeux, la juste rémunération du travail réalisé et les perspectives d'amélioration pour l'avenir. Nous avons besoin d'être une profession rassemblée pour pouvoir peser sur nos conditions statutaires comme nos salaires. Rendez-vous au mois de décembre 2026, pour désigner des représentants œuvrant pour une profession unie qui avance. Loin des clivages, entretenus, agissez à votre niveau en adhérent à un syndicat qui peut vous représenter à l'Éducation nationale auprès de votre employeur. Enfin, en ce début d’année 2026, permettez-nous de vous adresser nos vœux les plus sincères : que cette nouvelle année soit porteuse de santé, de sérénité et de reconnaissance pour votre engagement professionnel au service de l’École.
par Snep UNSA 22 janvier 2026
Face à l'extraordinaire activité de lobbying déployée par le SGEC depuis les années 1970 afin de s'attribuer toujours plus de financement public (et se servir au passage), le Snep UNSA partage la position d'organisations demandant le respect de la loi et la promotion des valeurs de la République. Des subventions publiques qui font le bonheur de lobbyistes ? En effet, le SGEC, outil de lobbying de la conférence des évêques, ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, mais d'une forme d'impôt pris sur les établissements privés sous contrat, environ 100 € par élève et par année. 200 millions d'euros servent donc chaque année pour déformer la carte scolaire en fonction d'enjeux dont le caractère unitaire, c'est-à-dire Républicain est loin d'être établi. 200 millions ne sont pas versés, en salaire, aux personnels non enseignants et/ou ne sont pas utilisés pour améliorer les conditions de travail de tous, les conditions d'enseignement aux élèves. Les personnels pénalisés ? À noter parmi ces organisations : les syndicats d'enseignants. Rappelons que la profession des enseignants fonctionnaires ou contractuels de l'éducation nationale (et du ministère de l'Agriculture) est la seule profession de l'État à connaitre la division statutaire. Pour un même métier : deux statuts Les mêmes obligations de services pour tous, mais les fonctionnaires et contractuels affectés dans les murs privés ont des droits en moins (salaire, retraite, droit à formation, droit à mobilité, qualité de vie au travail non pris en compte pleinement par l'employeur) Bétharram, cas d'école ? L'annonce de la fermeture de l'établissement qui a permis au scandale des violences en milieu scolaire d'éclater sera peut-être l'occasion pour l'État de rependre la main sur les ouvertures et fermetures de classe. Jusque-là cette prérogative régalienne était visée avec une certaine efficacité par le SGEC. Les moyens (dotation horaire et subventions publiques) vont peut-être pouvoir être utilisés davantage au bénéfice des élèves dans le cadre Républicain plutôt que pour alimenter d'autres projets que ceux du Service public de l'éducation ? Contact presse : Franck Pécot 06.52.60.83.11
par Snep UNSA 21 janvier 2026
Cette prime de 176 € brut est versée aux bénéficiaires en activité au 1er janvier. Elle est attribuée chaque année aux personnels exerçant à temps complet comme à temps partiel. Bénéficiaires : Enseignants, stagiaires et titulaires (fonctionnaire ou contrat définitif), exerçant des missions d’enseignement Contractuels (maitres délégués) exerçant les missions ci-dessus, sous certaines conditions. Compensation pour les professeurs documentalistes En 2021, nous avions obtenu une revalorisation de leurs indemnités, légèrement supérieure au montant de la prime d’équipement informatique : de 767,10 € à 1 000 € brut pour les profs doc, revalorisée à 2 550 € brut à la rentrée 2023 Dans la mesure où, depuis, plusieurs augmentations sont intervenues notamment pour converger vers les montants de l’Isoe, l’augmentation de l’indemnité de fonction que nous avions obtenue pour ces personnels en 2021 prend tout son sens. Exclus sans solution Restent aussi exclus les DDFPT… s’ils n’exercent pas directement des missions d’enseignement, ainsi que les collègues en congé parental, en disponibilité ou en congé de formation professionnelle au 1er janvier. Un collègue qui prendrait 2 mois de congé parental autour de cette date sera exclu, ce qui est inadmissible. Cela pénalisera encore les femmes qui sont toujours les plus nombreuses à prendre ce congé, ainsi que les hommes qui ont la volonté d’inverser cette tendance. Contractuels, maitres délégués, en CDD et CDI Les personnels contractuels en CDI bénéficient de la prime d’équipement. En CDD, la prime est attribuée pour des contrats d’un an au 1er janvier ou des contrats successifs d’une durée cumulée d’un an, sous réserve que l’interruption entre 2 contrats soit inférieure à 4 mois. Pour le Snep-Unsa, la création de cette prime était une bonne idée qui répondait à une demande forte du terrain. Pourtant, en excluant certains enseignants, un sentiment d’injustice perdure. Le Snep-Unsa va poursuivre l’action jusqu’à obtenir des solutions indemnitaires pour chaque catégorie exclue à ce jour du bénéfice de la prime.
par Snep UNSA 9 janvier 2026
Que faire en cas d’intempéries ? Concilier la continuité du service et la sécurité des enseignants, agents publics de l'État
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