Snep UNSA
6 novembre 2020

Début de renforcement du protocole sanitaire et début d'allègement des contraintes pédagogiques

En annonçant, pour les lycées, la mise en place d'une jauge de 50% des effectifs réellement présents dans les murs et en annonçant un allégement de certaines épreuves des baccalauréats (annulation des trois sessions d'évaluations communes, maintien des épreuves de spécialités en mars, avec deux sujets au choix), le ministre, jean-michel Blanquer, entend les demandes et propositions des syndicats de l'UNSA (enseignant, personnel administratif, de direction, d'inspection, ...). 

Pour nous, face à une rapide dégradation d'une situation désormais très inquiétante et à la perspective de longs mois incertains, c'est une première étape.

En s'adressant directement aux enseignants et aux personnels de direction, sans passer par les médias auparavant, le ministre répond à notre demande fondamentale de considérer notre travail avant de poursuivre d'autres objectifs.

En s'adressant directement aux enseignants, les associations de telle ou telle église leurs organisations de patronage qui cherchent à se faire passer pour le ministre, le recteur sont court-circuitées. C'était une autre de nos demandes.

Les lycées peuvent proposer un plan de continuité pédagogique qui vise une jauge de 50% des effectifs présents

Pour nous cette première mesure permettant une réelle application du principe de distanciation devrait être appliquée aussi dans tous les établissements scolaires où la distanciation n'est pas applicable puisqu'un consensus semble se dégager sur la contagiosité des enfants de plus onze ans, porteurs du virus même s'ils sont moins affectés par celui-ci. Pour nous des collèges et peut-être des écoles sont concernés.

Ce plan de continuité mis en œuvre jusqu’au prochain congé scolaire, doit garantir au moins 50% d’enseignement en présentiel pour chaque élève.

Il revient donc aux équipes de proposer à l'autorité administrative (rectorat ou dasen) un plan de continuité des enseignements afin que le principe de distanciation soit réellement appliqué, dans les salles, dans les couloirs, à la cantine, dans les vestiaires, au "coin fumeur", ...

Il n'est pas raisonnable de maintenir les vestiaires (laboratoire, EPS, atelier, ...) fermés. Les pratiques spécialisées impliquent de changer de tenue. Les toilettes lorsqu'elles sont encore ouvertes, ne peuvent devenir des lieux où les élèves changent de tenue.


Un plan qui pose déjà question car enseigner c'est aussi suivre un programme lié à des évaluations

Les évaluations communes "n’auront pas lieu". Elles concernaient l'histoire-géographie, les langues vivantes, la spécialité qui n’est pas poursuivie en terminale, les mathématiques pour la voie technologique et l’enseignement scientifique pour la voie générale. L’ensemble de ces disciplines "sera validé sur le fondement des notes du bulletin scolaire". En revanche, les épreuves terminales sur les enseignements de spécialité sont maintenues en mars prochain, puisque le calendrier de Parcoursup reste "inchangé". Mais à chaque fois, les candidats auront le choix entre deux sujets ou exercices au choix.
"Dans chaque discipline, des référentiels sur les compétences et connaissances attendues pour ces épreuves seront publiés" et "des grilles d’évaluations précises accompagneront ces sujets pour les correcteurs".

"Les trois périodes d’évaluations communes prévues pour les classes de première et de terminale seront annulées en cette année 2020-2021", mais "la répartition des coefficients entre contrôle continu et épreuves terminales sera préservée" : "les 40% acquis dans le cadre du contrôle continu se fonderont sur les notes portées sur les bulletins trimestriels.". Par ailleurs, "la banque nationale de sujets demeurera ouverte".
Dans un souci d’allègement, "l’organisation de la certification des compétences numériques Pix pour les élèves de Terminale (est) reportée". "Les épreuves des enseignements de spécialité se tiendront aux dates prévues, du 15 au 17 mars" et les élèves auront le choix entre deux sujets "à partir des entrées prépondérantes des programmes". Les documents de correction seront "particulièrement développés et précis (...) afin que soit garantie une égalité de traitement des candidats".

Dans tous les cas, il faut se préparer à l’éventualité du recours aux notes de contrôle continu pour assurer la délivrance du baccalauréat et la procédure Parcoursup. Le travail en équipe, l’accompagnement par les corps d’inspection, les diverses ressources, dont la Banque Nationale de Sujets, doivent permettre d’assurer la qualité et l’équité de ce contrôle continu.

Mais il faudra de la souplesse dans les programmes.


Avis du Snep UNSA

Le Snep-UNSA invite dès à présent tous nos collègues à sortir autant que possible de la gestion de crise, de l'urgence, à nous installer aussi posément que possible dans le temps long, au moins celui de l'année scolaire. Ce n'est pas un sprint, c'est un marathon.

Nous continuerons de demander le renforcement du protocole sanitaire pour l'adapter à l'évolution de la pandémie et les réalités vécues dans les établissements.  Tout comme nous continuerons de demander les adaptations des programmes et examens afin que les enseignants ne se retrouvent pas en situation de surcharge de travail.  Conservez vos notes acquises, elles pourraient servir ...


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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
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Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
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