Snep UNSA
8 novembre 2020

Crise sanitaire et groupes réduits : faire confiance au terrain

Alors que la situation sanitaire n’a absolument pas été anticipée dans les établissements de l’Éducation nationale (publics ou privés sous contrat), le Snep-Unsa soutient le passage aux groupes réduits dans les établissements où il est impossible de renforcer les mesures sanitaires. Toutefois, l’organisation de l’alternance présentiel/distanciel nécessite de faire des choix.

Enseignement à distance ou continuité pédagogique ?

Usage des outils numériques liés aux GAFAM (google, ...) ou ENT des établissements ?

Ces choix ne sont pas sans conséquences sur l'organisation du travail des enseignants et donc sur l'équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. 

Le Snep-Unsa cherche à vous accompagner pour vous aider à réaliser ces choix.

Quand il n’est plus possible, dans un établissement, au vu des effectifs et des locaux, de continuer en classe entière, il est nécessaire de passer à un système d’alternance entre une partie du temps en cours et une autre partie en dehors. Mais où au dehors ?
 
Pour le Snep-Unsa, tout ne doit pas reposer sur les familles et il faut au plus vite travailler avec les collectivités territoriales et les associations d’éducation populaire pour ouvrir des lieux d’accompagnement des élèves les plus fragiles dans ce travail à distance. Cela passe aussi nécessairement par le recrutement d’AED en urgence au sein des établissements.
Cela passe aussi par recruter des enseignants pour couvrir les besoins, dont ceux nés des collègues aujourd'hui en autorisation spéciale d'absence.  Le Snep UNSA demande toujours le recrutement des enseignants déclarés "admissibles" aux concours 2020.
 
Quelle organisation des rythmes scolaires ?
 
Plusieurs modèles d’alternance sont possibles, on peut choisir le modèle de la journée ou le modèle de la semaine (A et B). Attention, car ce dernier est plus facile à mettre en œuvre en matière d’emplois du temps mais il induit que les élèves sont présents moins régulièrement dans les établissements. Dans certaines académies, telles qu’Amiens, des établissements ont testé des alternances dans la semaine.
 
Quelle organisation des enseignements ?
 
Plusieurs choix sont à la disposition des équipes avec des avantages et des inconvénients.
 
- La webcam pour filmer le cours ? Pratique, efficient en matière de temps, mais le cours profite surtout à ceux en présence, un cours en distanciel se fait différemment.
Filmer un enseignant, un élève nécessite son accord.
Stocker les images et vidéos des cours ainsi produits ?  Nous y sommes opposés, tant du point de vue de la création d'une œuvre par un enseignant qui en est propriétaire que vis à vis de l'absence de contrôle de la diffusion des images et vidéos sur internet.
 
- Le cours répété deux fois pour chaque groupe avec plus de travail à la maison ? Pas de temps de préparation en plus, mais les élèves peuvent avoir des difficultés selon le travail demandé et le travail de correction peut être important.
 
- La classe inversée ? Le travail en présentiel est un temps de restitution, d’exercices et d’accompagnement, c’est efficace pour les élèves mais il faut un temps de préparation pour les enseignants.


Quels outils pour l'intervention à distance ?

Lors du premier confinement,  du fait de la non adaptation des ENT d'établissement (E... D...) de nombreux enseignants se sont tournés vers des outils "prêts à l'emploi" issu des GAFAM et bien plus.
Depuis aucune leçon n'a été tirée,  E.... D... est toujours inadapté. Nombre de directeurs se tournent vers un outils T.... de M....  sans forcement avoir compris qu'ils étaient, eux, les responsables de ce qu'ils demandaient aux enseignants dans un cadrage ministériel flou.
En 2017 la commission nationale informatique et liberté appelait à un encadrement des services numériques dans l’éducation
L'inspection générale  a produit un rapport
Le cadre posé depuis par le ministère est plutôt large, permissif pour les GAFAM et autres organismes produisant "gratuitement" des produits aux enseignants. Hors lorsqu'un produit est gratuit ... "c'est toi le produit".

Nous déconseillons un usage des outils des GAFAM au delà d'un lieu pour déposer des supports de cours car aucune assurance n'est donnée pour l'usage des données transmises, la confidentialité des données que nous leur offrons.

Continuité pédagogique, OUI,  enseignement à distance à 100% NON.
 
Peut-on s’inspirer de l’étranger ?
 
D’autres pays, face à la crise sanitaire, ont fait d’autres choix pour l’école, notamment pour réduire la taille des groupes : recrutements massifs de personnels éducatifs en Italie et en Israël, ouverture de nouveaux locaux scolaires en Espagne ou en Allemagne.
 
Là où la France ne prévoyait que deux scénarios différents pour la circulation du virus, la Belgique en prévoyait 4.
 
L’accompagnement des familles et des élèves dans le travail personnel est une priorité en Nouvelle-Zélande, alors que la France se concentre uniquement sur la continuité des enseignements. Aux États-Unis, l’enseignement à distance fait l’objet d’idées innovantes en matière d’outils ou de dispositifs, comme les family ressource centers du district de Los Angeles pensés comme des tiers-lieux pour soutenir les familles et les enfants les plus en difficulté dans cette période de crise.


À quels sujets faut-il être attentif ?
 
Pour le Snep-Unsa, la charge de travail des enseignants dans ce contexte sanitaire est un sujet primordial. En effet, le premier confinement avait provoqué des situations d’épuisement professionnel chez les enseignants.
 
Certaines modalités sont critiquables en matière d’efficacité : assurer l’emploi du temps habituel en visioconférence n’est pas réaliste ni même souhaitable, et la charge de travail des élèves pour les devoirs doit être coordonnée.
 
Nous déconseillons un usage des outils des GAFAM au delà d'un lieu pour déposer des supports de cours car nous n'avons pas de certitude sur un usage loyal des éléments (cours, données individuelles ou personnelles, ...) que nous y déposerions.  Nous attendons du ministère qu'il organise le stockage via les ENT ou via un 'cloud' (comme celui du CNED) sous sa responsabilité.
 
Il est nécessaire de tirer les leçons du premier confinement. Le Snep-Unsa avait dénoncé à l’époque les injonctions contradictoires du ministère qui se reproduisent déjà avec la deuxième vague de l’épidémie. Pour le Snep-Unsa, il faut faire confiance aux équipes pédagogiques et aux instances des établissements pour faire les choix, en équipe, les plus adaptés à chaque établissement.

Ressources pour continuité pédagogique (éduscol) Rapport 2018-06, février 2018, Données numériques à caractère personnel au sein de l’éducation nationale
par Snep UNSA 2 février 2026
Les divers scandales mis en lumière initialement par madame la Ministre Oudéa Castéra (Stanislas et le séparatisme scolaire), les commissions d'enquêtes sur les violences aux élèves dans des établissements scolaires ont permis à la presse de s'emparer de sujets traités jusque là dans un petit périmètre. La mise en place des contrôles dans les établissements privés sous contrat fait ressortir ce que beaucoup d'intervenants intérieurs (enseignants, inspecteurs, recteurs, ministres) savaient : des pratiques de directeurs, de cadres "éducatifs" et parfois d'enseignants fonctionnaires ou contractuels, peu conformes aux Lois de la République. En revanche une de ses pratiques, le séparatisme scolaire notamment est le fruit du travail de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique. La déformation de la loi Debré (1959), puis le contenu de la loi Gueurmeur (1976), puis les accords Lang Cloupet et l'accord Pap Ndiaye SGEC ont été initiés et sont au bénéfice de cette association qui cherche à se prendre pour un ministère bis de l'éducation nationale. Et quand le travail de la presse dérange trop, le nouveau président de cette association, le fait savoir par un menace explicite, selon un article ( ici ) N'ayant pas d'intérêts légaux à agir, cette possible plainte pourrait ne même pas se concrétiser. Voir sur le site de la HATVP la raison d'être de cette association. Quant à ses statuts et ses comptes financiers, ils seraient intéressants de s'y intéresser. Quoi qu'il en soit le Snep UNSA continuera de participer à la valorisation du travail et du statut de ses mandants les enseignants fonctionnaires ou contractuels affectés par l'autorité administrative dans des murs privés. La mission de service public des enseignants de l'éducation nationale ne se discute pas. Que celle-ci dérange, nous le comprenons puisque le travail des enseignants de l'éducation nationale contribue au ciment de la République (voir code de l'éducation) Le Snep UNSA continuera de soutenir le travail de la presse, contre pouvoir, élément indispensable d'un Etat de droits. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 26 janvier 2026
Cher(e)s collègues, Comme vous avez eu l'occasion de le remarquer, les voeux qui nous sont adressés par monsieur le Ministre sont laudateurs ( ICI ). "il est des femmes et des hommes qui, sans bruit, font reculer ces ténèbres. Ils n’occupent pas les plateaux de télévision, ils n’annoncent pas de ruptures spectaculaires. Ils allument, patiemment, les lumières de l’esprit humain. Ces femmes et ces hommes, ce sont principalement vous les professeurs, et tous ceux qui, avec vous, font l’École." Le 18 décembre 2026, nous étions reçus au ministère pour que la lumière, ministérielle, par des règles claires et applicables partout, permettent aux enseignants des établissements privés sous contrat d'exercer leur métier au quotidien sereinement. Les contrôles de l'activité des directeurs, en premier lieu, se mettent en place. Il était temps car les enseignants, eux, voyaient, voient et verront encore leurs activités contrôlées et c'est bien normal. Il manque toutefois une conclusion à ces voeux, la juste rémunération du travail réalisé et les perspectives d'amélioration pour l'avenir. Nous avons besoin d'être une profession rassemblée pour pouvoir peser sur nos conditions statutaires comme nos salaires. Rendez-vous au mois de décembre 2026, pour désigner des représentants œuvrant pour une profession unie qui avance. Loin des clivages, entretenus, agissez à votre niveau en adhérent à un syndicat qui peut vous représenter à l'Éducation nationale auprès de votre employeur. Enfin, en ce début d’année 2026, permettez-nous de vous adresser nos vœux les plus sincères : que cette nouvelle année soit porteuse de santé, de sérénité et de reconnaissance pour votre engagement professionnel au service de l’École.
par Snep UNSA 22 janvier 2026
Face à l'extraordinaire activité de lobbying déployée par le SGEC depuis les années 1970 afin de s'attribuer toujours plus de financement public (et se servir au passage), le Snep UNSA partage la position d'organisations demandant le respect de la loi et la promotion des valeurs de la République. Des subventions publiques qui font le bonheur de lobbyistes ? En effet, le SGEC, outil de lobbying de la conférence des évêques, ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, mais d'une forme d'impôt pris sur les établissements privés sous contrat, environ 100 € par élève et par année. 200 millions d'euros servent donc chaque année pour déformer la carte scolaire en fonction d'enjeux dont le caractère unitaire, c'est-à-dire Républicain est loin d'être établi. 200 millions ne sont pas versés, en salaire, aux personnels non enseignants et/ou ne sont pas utilisés pour améliorer les conditions de travail de tous, les conditions d'enseignement aux élèves. Les personnels pénalisés ? À noter parmi ces organisations : les syndicats d'enseignants. Rappelons que la profession des enseignants fonctionnaires ou contractuels de l'éducation nationale (et du ministère de l'Agriculture) est la seule profession de l'État à connaitre la division statutaire. Pour un même métier : deux statuts Les mêmes obligations de services pour tous, mais les fonctionnaires et contractuels affectés dans les murs privés ont des droits en moins (salaire, retraite, droit à formation, droit à mobilité, qualité de vie au travail non pris en compte pleinement par l'employeur) Bétharram, cas d'école ? L'annonce de la fermeture de l'établissement qui a permis au scandale des violences en milieu scolaire d'éclater sera peut-être l'occasion pour l'État de rependre la main sur les ouvertures et fermetures de classe. Jusque-là cette prérogative régalienne était visée avec une certaine efficacité par le SGEC. Les moyens (dotation horaire et subventions publiques) vont peut-être pouvoir être utilisés davantage au bénéfice des élèves dans le cadre Républicain plutôt que pour alimenter d'autres projets que ceux du Service public de l'éducation ? Contact presse : Franck Pécot 06.52.60.83.11
par Snep UNSA 21 janvier 2026
Cette prime de 176 € brut est versée aux bénéficiaires en activité au 1er janvier. Elle est attribuée chaque année aux personnels exerçant à temps complet comme à temps partiel. Bénéficiaires : Enseignants, stagiaires et titulaires (fonctionnaire ou contrat définitif), exerçant des missions d’enseignement Contractuels (maitres délégués) exerçant les missions ci-dessus, sous certaines conditions. Compensation pour les professeurs documentalistes En 2021, nous avions obtenu une revalorisation de leurs indemnités, légèrement supérieure au montant de la prime d’équipement informatique : de 767,10 € à 1 000 € brut pour les profs doc, revalorisée à 2 550 € brut à la rentrée 2023 Dans la mesure où, depuis, plusieurs augmentations sont intervenues notamment pour converger vers les montants de l’Isoe, l’augmentation de l’indemnité de fonction que nous avions obtenue pour ces personnels en 2021 prend tout son sens. Exclus sans solution Restent aussi exclus les DDFPT… s’ils n’exercent pas directement des missions d’enseignement, ainsi que les collègues en congé parental, en disponibilité ou en congé de formation professionnelle au 1er janvier. Un collègue qui prendrait 2 mois de congé parental autour de cette date sera exclu, ce qui est inadmissible. Cela pénalisera encore les femmes qui sont toujours les plus nombreuses à prendre ce congé, ainsi que les hommes qui ont la volonté d’inverser cette tendance. Contractuels, maitres délégués, en CDD et CDI Les personnels contractuels en CDI bénéficient de la prime d’équipement. En CDD, la prime est attribuée pour des contrats d’un an au 1er janvier ou des contrats successifs d’une durée cumulée d’un an, sous réserve que l’interruption entre 2 contrats soit inférieure à 4 mois. Pour le Snep-Unsa, la création de cette prime était une bonne idée qui répondait à une demande forte du terrain. Pourtant, en excluant certains enseignants, un sentiment d’injustice perdure. Le Snep-Unsa va poursuivre l’action jusqu’à obtenir des solutions indemnitaires pour chaque catégorie exclue à ce jour du bénéfice de la prime.
par Snep UNSA 9 janvier 2026
Que faire en cas d’intempéries ? Concilier la continuité du service et la sécurité des enseignants, agents publics de l'État
par Snep UNSA 9 janvier 2026
https://www.unsa-fp.org/article/Calendrier-des-payes-et-des-pensions-2026
par Snep UNSA 8 janvier 2026
Aujourd’hui, les 140 000 AESH (accompagnant(e) d'élèves en situation de handicap) qui représentent le deuxième métier de l’Education nationale, ont des statuts précarisés et souvent des salaires indécents découlant fréquemment de temps partiel imposés. Dans un contexte de préparation du budget 2026, presque toutes les organisations syndicales du ministère appellent l’Etat à prendre ses responsabilités en offrant aux AESH un véritable statut leur permettant de bénéficier d’une reconnaissance de leurs missions et d’accéder à de nouveaux droits. Mercredi 7 janvier, au Sénat une proposition de loi visant à améliorer le statut des personnels en charge de l'accompagnement individuel des élèves en situation de handicap a été rejetée par la majorité des sénateurs. Sur le fond le Snep UNSA regrette, à ce stade, ce choix politique En effet, accorder le statut de fonctionnaires de catégorie B aux AESH permettrait de professionnaliser le métier en passant par un concours de la fonction publique et d'améliorer l'attractivité de la profession. L'enjeu est de taille : en septembre dernier, près de 50 000 élèves en situation de handicap n'avaient pas d'AESH. Toutefois le projet de loi adopté en commission du Sénat posait des difficultés statutaires conséquentes. En effet le texte soumis en séance à l'ensemble des sénatrices et sénateurs imposait un statut à deux vitesses : le statut de fonctionnaire pour certain(e)s AESH, un maintien en temps que contractuel pour les autres. Cette volonté de diviser la profession des AESH aurait rendu service au SGEC (secrétariat général de l'enseignement catholique) qui aurait eu l'occasion de récupérer des fonds publics et une forme d'emprise sur une partie des AESH. Les sénateurs pourtant majoritairement favorables, par leurs votes, aux enjeux et désirs du SGEC, n'ont pas soutenu cette vision d'une profession divisée statutairement. A moins que cela ne soit que tout simplement, la volonté de laisser dans la précarité une profession peu utile à des parents électeurs qui n'en ont pas besoin des AESH ? Le Snep UNSA réclame un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, pour tous les AESH, des formations adaptées au métier, bref la reconnaissance du travail de celles et ceux qui font aussi vivre l'Ecole pour toutes et tous les élèves. Contact presse : Franck Pécot, 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 18 décembre 2025
Le 17 décembre 2025, audience au ministère : Le ministre monsieur Edouard GEFFRAY était représenté par madame Marjorie Koubi, conseillère en charge du dialogue social et des ressources humaines ainsi que Madame Anne Padier Savouroux, conseillère en charge de l’école inclusive, de la santé psychique et physique et du sport et de monsieur Lionel Leycuras, de la sous-direction de l’enseignement privé. Du Snep UNSA et du SnIa-Ipr, le syndicat des inspecteurs d'académie IA-IPR. Les échanges ont porté sur les contrôles dans les établissements privés sous contrat : la vie scolaire, le sport scolaire et la formation professionnelle des agents de l'Etat. Nous avons bien entendu que les organisations Formiris et équivalentes étaient actuellement auditées par la Cour des comptes. Nous avons démontré la nécessité d'un contrôle spécifique par l'inspection générale du ministère. Nous restons en lien avec le ministre, notamment sur ce sujet.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Forfait mobilités durables demande à déposer avant le 31 décembre
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Dans le cadre de ses audiences au ministère de l'Éducation nationale, le Snep UNSA vient vers vous Le Snep UNSA vous interroge au sujet de la situation des formations à la laïcité et à EVAR/EVARS avant d'aller plus loin sur le thème de la démocratie interne à l'établissement privé sous contrat.  Vos réponses sur une possible concertation afin d'organiser la rentrée 2026, sur l'existence d'un lieu de vie citoyenne pour les élèves, ... seront aussi portées à notre autorité de tutelle.
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