Depuis le 21 avril, nous demandons au ministre de déclarer admis définitivement les enseignants admissibles des concours internes 2020 (certifié, plp, peps, agrégé, pe) afin de ne pas entretenir le feuilleton de l'admission au delà du mois de juin (2020). Pour nous il n'est pas correct de leur imposer une préparation aux épreuves d'admission pendant la période estivale et au délà durant l'automne, après la rentrée.
Snep UNSA

27 mai 2020
Concours internes 2020 : les admissibles toujours sans (la) solution satisfaisante
Depuis plus d'un mois la mobilisation monte, après les acteurs de l'enseignement, des politiques ont pris eux aussi fait et cause pour les collègues.
Le Snep-Unsa dénonce fermement l’iniquité de traitement entre les candidats des concours internes et externes.
Alors que les candidats des concours externes passeront les uniques épreuves d’admissibilité écrites qui vaudront pour admission entre le 22 juin et la mi-juillet, les candidats des concours internes qui, eux, ont déjà passé les épreuves d’admissibilité, devront attendre les mois de septembre et d’octobre pour passer les épreuves d’admission.
Une organisation des concours sans cohérence
En effet, comment expliquer que certains lauréats de concours soient en poste à la rentrée et que d’autres ne le seront qu’en octobre voire en novembre ?
Pourquoi infliger aux candidats admissibles des concours internes une reprise en septembre sur un poste (que ce soit au sein ou en dehors de l’Éducation nationale) dans des conditions qui seront particulières et dégradées avec l’actuelle crise sanitaire, en parallèle de la préparation aux épreuves d’admission ?
Encore le 20 mai, lors du Comité technique ministériel, l’ensemble des organisations syndicales a voté de manière unanime un vœu demandant un collectif budgétaire exceptionnel (= un geste budgétaire) afin que les candidats admissibles aux concours internes soient déclarés admis et placés en position de stagiaire dès la rentrée 2020.
Pour le Snep-Unsa, l’équité de traitement entre les différentes voies de recrutement doit rester la règle.
Alors que les candidats des concours externes passeront les uniques épreuves d’admissibilité écrites qui vaudront pour admission entre le 22 juin et la mi-juillet, les candidats des concours internes qui, eux, ont déjà passé les épreuves d’admissibilité, devront attendre les mois de septembre et d’octobre pour passer les épreuves d’admission.
Une organisation des concours sans cohérence
En effet, comment expliquer que certains lauréats de concours soient en poste à la rentrée et que d’autres ne le seront qu’en octobre voire en novembre ?
Pourquoi infliger aux candidats admissibles des concours internes une reprise en septembre sur un poste (que ce soit au sein ou en dehors de l’Éducation nationale) dans des conditions qui seront particulières et dégradées avec l’actuelle crise sanitaire, en parallèle de la préparation aux épreuves d’admission ?
Encore le 20 mai, lors du Comité technique ministériel, l’ensemble des organisations syndicales a voté de manière unanime un vœu demandant un collectif budgétaire exceptionnel (= un geste budgétaire) afin que les candidats admissibles aux concours internes soient déclarés admis et placés en position de stagiaire dès la rentrée 2020.
Pour le Snep-Unsa, l’équité de traitement entre les différentes voies de recrutement doit rester la règle.
Respecter les candidats est aussi une traduction concrète du mot "merci", arrivé dans la bouche du ministre après la période de confinement. Ce mot "merci" sonne toujours creux. Ce serait aussi une concrétisation des termes comme "bienveillance"
ou "confiance".

Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.

Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
















