Snep UNSA
24 mars 2021

Comité de suivi de la TVP

Le 9e Comité de suivi de la Transformation de la Voie Professionnelle s’est tenu le 17 mars 2021. Plusieurs points ont été abordés.

Présentation de la filière de formation « Sport » en baccalauréat professionnel (Bernard ANDRE-IGESR)

La nouvelle configuration du MENJS est en cours de finalisation. A la rentrée scolaire 2022, création d’une filière métiers des sports permettant de renforcer des filières existantes. Le constat s’impose sur les difficultés pour les élèves en filières professionnelles de poursuivre en DEUST ou STAPS. La seule filière existante à ce jour est la Mention Complémentaire AG2S pour s’orienter vers un BPJEPS. La TVP permet des espaces et une souplesse de fonctionnement.

A la rentrée scolaire 2021, une formation à coloration sportive pour les premières sera proposée à quelques classes par académie (2 à 4). Il sera possible de travailler sur le chef d’œuvre et les PFMP sans toucher aux référentiels ni aux programmes. Le module insertion poursuite d’études et le travail sur la co-intervention serviront de points d’appui. Il sera possible d’utiliser les champs de l’AS et de donner une coloration en utilisant la TVP comme l’autonomie de  l’EPLE.

Présentation du rapport de l’IGESR sur les PFMP et suites à donner  (Didier MICHEL-IGESR)

Dans l’attente de la parution du rapport, voici les premiers éléments de la présentation réalisée.

Qualité de la formation durant les PFMP : « Comment le modèle de l’alternance sous statut scolaire peut-il répondre à l’enjeu de qualité ? ». Un questionnaire très complet de 70 questions sur les pratiques des PFMP en EPLE, adressé aux DDFPT, a été réalisé. 730 retours d’EPLE (soit 1/3 des élèves) ont pu être analysés permettant de mettre en exergue :
  •     des PFMP soulignées comme trop modestes à l’étranger ;
  •     « un dispositif qui gagnerait à être confronté dans toutes les étapes-clés » ;
  •     « un lien à consolider pour réinvestir les expériences vécues en PFMP » ;
  •     un travail sur le savoir-être et l’implication à approfondir.  

Analyses

On retiendra notamment, la nécessité de :
  •     faire reconnaître les PFMP comme  espace à part entière de formation ;
  •     disposer d’une plus grande souplesse de mise en œuvre ;
  •     s’appuyer sur un engagement solide avec des partenaires ;
  •     développer une plus grande proximité avec les professionnels.

Pistes :

Code de mise en œuvre des PFMP ; réécriture de la circulaire de 2016-053 du 09 mars 2016 ; mobilisation des milieux professionnels et des partenariats (appui TVP, plan de développement des PFMP, attribution d’une reconnaissance officielle aux structures et tuteurs, réflexion sur un nouveau modèle de convention intégrant des avenants comme des contrats, valorisation des enseignants impliqués), harmonisation des pratiques par un référentiel, déploiement de la digitalisation de la mise en œuvre des PFMP, préparation en continu des élèves, formation à la pédagogie de l’alternance, positionnement des PFMP au cœur de la TVP).


BRIO : présentation des résultats de l’enquête lancée auprès des premiers utilisateurs (Hugues LABARTHE – Chargé de mission à la DNE)

Mise en ligne depuis un mois : 720 inscrits, 254 idées publiées, 300 ressources.

Un travail important a déjà été réalisé, mais il faut passer à l’échelle supérieure pour une utilisation et un partage : démarche participative, une communauté de pratique, outil de recherches.


Pour rappel :

    Page du MEN sur BRIO
    Vidéo de communication

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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
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