Snep UNSA
2 octobre 2020

Calendrier du bac et de Parcoursup : Comment le casse-tête prévisible pourra-t-il ne pas avoir lieu ?

Le ministère vient de publier, sans concertation avec les syndicats, le calendrier tant attendu des épreuves du bac 2021. « L’enjeu est de donner de la lisibilité aux établissements, aux professeurs et à leurs élèves » pour préparer et organiser ces épreuves, dans un contexte à la fois de mise en œuvre de la réforme du bac et de crise du Covid.


Le positionnement des épreuves finales de spécialité à compter du 15 mars va transformer des établissements en centre d'examen permanents et des enseignants en jurys et surveillants alternants avec toutes les conséquences induites.

Le calendrier du bac 2021 et de Parcoursup
 
Épreuves de français en 1re
  •         ​​​​​​17 juin : épreuve écrite​
  •         21 juin au 2 juillet : épreuve orale
         
Évaluations communes (EC) en terminale
    Le calendrier de passation des EC est déterminé au sein des établissements. Leur organisation a été simplifiée pour la session 2021 afin qu’elles puissent avoir lieu dans le cadre des heures de cours. Les dernières évaluations communes auront lieu entre avril et juin.
     
Épreuves finales
  •         15 au 17 mars (24 au 26 mars à la Réunion) : épreuves écrites portant sur les deux enseignements de spécialité (ES) choisies par les élèves
  •         18 au 26 mars : épreuves pratiques et orales des ES
  •         17 juin : épreuve écrite de philosophie
  •         21 juin au 2 juillet : Grand oral

Résultats
  •         6 juillet pour le premier groupe
  •         7 au 9 juillet : épreuves du second groupe (rattrapage)

Parcoursup
Les épreuves des enseignements de spécialité (ES) ont lieu très tôt pour s’articuler avec Parcoursup. Ainsi, les notes obtenues aux ES, marqueurs importants dans le parcours d’orientation des élèves, seront bien prises en compte dans Parcoursup.
  •         20 janvier : début de la phase d’inscription et de formulation des vœux
  •         27 mai au 16 juillet : phase d’admission

 
Des problèmes organisationnels et pédagogiques
 
Calendrier des épreuves écrites des ES (enseignement de spécialité)

  • Le calendrier retenu pose un certain nombre de problèmes inhérents à la réforme, signalés à maintes reprises par le Snep-Unsa, mais dont le ministère ne tient visiblement pas compte.
    • Les épreuves des ES ne peuvent tenir sur trois jours dans un établissement car les combinaisons de choix des élèves sont multiples, tout du moins avec un sujet national unique. Ainsi, pour des séries d’épreuves programmées, la probabilité est forte que de nombreux élèves d’un établissement aient des épreuves qui se chevauchent. S’ajoute la problématique des aménagements pour les élèves en situation de handicap.
       Pour nous, la solution serait de doubler les épreuves, et donc les sujets, pour ces épreuves nationales. Se pose alors la question de l’acceptabilité pour les élèves de composer sur 2 sujets différents dans la même classe ou le même lycée avec probablement un fort sentiment d’injustice et d’iniquité même si les sujets seraient présentés comme « de difficulté comparable ».
         
    • Les épreuves des ES ont lieu dès le mois de mars pour des programmes calibrés sur deux années complètes et déjà amputés par le confinement du printemps 2020. Certains ES bénéficient de limitations pour les épreuves, mais pas toutes, ce qui amplifie le sentiment d’iniquité. Pédagogiquement, cette situation renforce la tension pour les professeurs confrontés à des choix impossibles -traiter tout et vite ou former les élèves ?-.

        Ces programmes irréalistes, pas seulement en ES, sont dénoncés depuis le début par le Snep-Unsa.

 
  • Oraux des épreuves anticipées de français (EAF) et Grand oral
    La nécessité de prévoir deux semaines pour passer les oraux d’EAF en première et le Grand oral de terminale repousse les résultats définitifs au 9 juillet alors qu’on aurait pu imaginer qu’avec moins d’épreuves en juin le bac serait bouclé le 6 juillet, date des vacances pour tous. La reconquête du mois de juin, objectif de la réforme Blanquer, paraît illusoire avec le placement probable des EC2 et EC3 au mois de juin. L’ensemble des contraintes organisationnelles sur le mois de juin risque de grever largement les journées de cours.

 
Les demandes du Snep-Unsa
 
Le Snep-Unsa demande du temps libéré pour les corrections aussi bien pour les EC que pour les épreuves écrites d’ES en mars.
Il demande le respect de la durée de 2 heures des évaluations communes ainsi que des conditions acceptables pour composer (et non pas 35 élèves avec un seul enseignant dans une salle de classe).
 
Le calendrier des épreuves d’ES doit pouvoir être étendu pour pallier toutes les difficultés d’organisation et proposer un sujet commun à tous.
 
Tous les programmes d’ES sans exception doivent indiquer clairement ce qui est exigible pour des épreuves en mars. Il faut donc faire ce travail au plus vite pour les ES arts, LLCER et NSI.
Les programmes doivent être adaptés à la situation particulière de cette année.
Les sujets de la banque nationale doivent tenir compte de la situation sanitaire et donc être modifiés.
 
Le Snep-Unsa demande que le calendrier soit modifié pour que tous les candidats et les enseignants soient libérés le 6 juillet, date des vacances scolaires.
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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
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