Snep UNSA

6 mai 2021
Adaptations des examens : un entre-deux tout à fait insatisfaisant
Le Snep-Unsa prend acte des dernières décisions du ministre pour la session 2021 des examens. Si elles sont en mesure de rassurer en partie les candidats au baccalauréat, elles restent un entre-deux insatisfaisant, qui ne reconnaît pas pleinement les impacts de la crise sanitaire sur les apprentissages des élèves ni ne prend en compte les inquiétudes quant aux risques sanitaires que génère le brassage des candidats et des jurys dans les centres d’examen.
Nous regrettons que les candidats au DNB soient écartés des annonces alors qu’ils ont eux aussi connu une scolarité perturbée depuis deux ans, même si c’est dans une moindre mesure que les élèves de lycée.
Des oublis et des oubliés
Les aménagements proposés ne répondent que très partiellement aux enjeux et sont inexistants pour les candidats au DNB et au BTS. Quant aux candidats au bac pro, ils ne sont pas traités à égalité avec les candidats au bac GT puisque leurs épreuves ponctuelles ne connaissent a priori aucune adaptation des sujets, comme s’ils avaient vécu une année ordinaire.
Le ministre n’a pas tenu compte du fait que, cette année, les enseignants et les élèves ont anticipé le rôle crucial que pouvait jouer le contrôle continu dans la délivrance des examens. Il a préféré maintenir des épreuves terminales édulcorées, aux sujets tellement multipliés pour certaines d’entre elles que les candidats risquent de s’y perdre, ou pire encore ne connaissant aucune adaptation, pour maintenir, selon lui, la valeur des diplômes. Certaines épreuves seront passées sans être finalement prises en compte, au mépris de tout le travail accompli par les enseignants pendant l’année.
Les adaptations à géométrie variable (Pourquoi l’écrit de français et la philosophie ne sont-ils pas traités de la même manière ? Pourquoi les épreuves du bac GT sont-elles adaptées et pas celles du bac pro ? Pourquoi aucun aménagement pour le DNB ?), les imprécisions (De quelles épreuves générales parle-t-on pour le bac professionnel ?) tendent à accréditer l’idée que ces annonces ont été arrêtées dans l’urgence et sous la pression. Elles peuvent générer un fort sentiment d’injustice chez les lycéens de la voie pro et les collégiens. Elles confortent les personnels dans le sentiment que leur ministre ne respecte pas leur engagement professionnel.
Cette séquence désastreuse aurait pu être évitée si le ministre avait écouté nos propositions, martelées pourtant depuis de nombreuses semaines.
Les annonces examen par examen
Aménagements pour les épreuves du baccalauréat général et technologique
Aménagements pour l’épreuve écrite de philosophie
L’épreuve de philosophie comportera quatre sujets au choix au lieu de trois : un sujet d’explication de texte philosophique et trois sujets de dissertation (au lieu de de deux habituellement). Chaque exercice portera sur une des notions au programme.
Lors de la publication des résultats, sera prise en compte, pour chaque candidat, la meilleure des deux notes qu’il aura obtenues, entre la note de l’épreuve terminale et la moyenne annuelle obtenue dans le cadre du contrôle continu en philosophie.
Aménagements pour l’épreuve du Grand oral
Lors de la première partie de l’épreuve, consistant en un exposé de 5 minutes, chaque candidat pourra disposer des notes qu’il aura saisies lors de sa préparation de 20 minutes ;
Pendant la deuxième partie de l’épreuve, consistant en un entretien, le candidat pourra recourir à un support, comme un tableau, pour y illustrer ou expliciter ses propos (pour y poser une équation, y esquisser une carte, etc.)
Chaque candidat présentera au jury un descriptif, visé par ses professeurs d’enseignements de spécialité et par la direction de son établissement, avec les points du programme qui n’auront éventuellement pas pu être étudiés.
Aménagements pour les épreuves anticipées de français
> Pour la voie générale
Deux séries de trois sujets de dissertation seront proposées (chaque sujet de dissertation étant en rapport avec une des œuvres au programme) et deux commentaires sur deux objets d’étude distincts.
> Pour la voie technologique
Deux commentaires et deux contractions de textes, chacune suivie d’un essai, seront proposés. Les candidats bénéficieront ainsi d’un choix doublé par rapport à une session normale.
> Épreuve orale
De nouveaux aménagements sont ajoutés :
- Sur le descriptif de chaque candidat seront mentionnés les points du programme qui n’auront pas pu être abordés, notamment les points de grammaire qui n’auraient pas pu être étudiés précisément ;
- Avant le début de la préparation de l’épreuve, les examinateurs choisiront parmi les 14 textes (voie générale) ou les 7 textes (voie technologique) deux textes. L’élève pourra choisir lui-même entre ces deux textes celui sur lequel il sera interrogé.
- Pour la seconde partie de l’épreuve, les candidats pourront consulter et utiliser l’œuvre étudiée en lecture cursive, afin de circuler dans l’œuvre, faire référence à un passage précis, et ainsi démontrer leur maîtrise de l’œuvre lue.
Aménagements pour les épreuves de la voie professionnelle
Épreuve orale de présentation du chef-d’œuvre en CAP
L’épreuve orale de présentation du chef-d’œuvre en CAP est maintenue.
Contrôles en cours de formation
Pour les contrôles en cours de formation, tous les candidats concernés doivent passer au moins un contrôle en cours de formation (CCF). Lorsqu’un ou plusieurs CCF ont déjà été réalisés, les candidats concernés sont dispensés des autres CCF.
Épreuves terminales du bac pro
Les épreuves terminales des enseignements généraux du baccalauréat professionnel sont maintenues. Toutefois, seules les deux meilleures notes seront retenues au titre de ces épreuves pour la délivrance du diplôme.
Les aménagements proposés ne répondent que très partiellement aux enjeux et sont inexistants pour les candidats au DNB et au BTS. Quant aux candidats au bac pro, ils ne sont pas traités à égalité avec les candidats au bac GT puisque leurs épreuves ponctuelles ne connaissent a priori aucune adaptation des sujets, comme s’ils avaient vécu une année ordinaire.
Le ministre n’a pas tenu compte du fait que, cette année, les enseignants et les élèves ont anticipé le rôle crucial que pouvait jouer le contrôle continu dans la délivrance des examens. Il a préféré maintenir des épreuves terminales édulcorées, aux sujets tellement multipliés pour certaines d’entre elles que les candidats risquent de s’y perdre, ou pire encore ne connaissant aucune adaptation, pour maintenir, selon lui, la valeur des diplômes. Certaines épreuves seront passées sans être finalement prises en compte, au mépris de tout le travail accompli par les enseignants pendant l’année.
Les adaptations à géométrie variable (Pourquoi l’écrit de français et la philosophie ne sont-ils pas traités de la même manière ? Pourquoi les épreuves du bac GT sont-elles adaptées et pas celles du bac pro ? Pourquoi aucun aménagement pour le DNB ?), les imprécisions (De quelles épreuves générales parle-t-on pour le bac professionnel ?) tendent à accréditer l’idée que ces annonces ont été arrêtées dans l’urgence et sous la pression. Elles peuvent générer un fort sentiment d’injustice chez les lycéens de la voie pro et les collégiens. Elles confortent les personnels dans le sentiment que leur ministre ne respecte pas leur engagement professionnel.
Cette séquence désastreuse aurait pu être évitée si le ministre avait écouté nos propositions, martelées pourtant depuis de nombreuses semaines.
Les annonces examen par examen
Aménagements pour les épreuves du baccalauréat général et technologique
Aménagements pour l’épreuve écrite de philosophie
L’épreuve de philosophie comportera quatre sujets au choix au lieu de trois : un sujet d’explication de texte philosophique et trois sujets de dissertation (au lieu de de deux habituellement). Chaque exercice portera sur une des notions au programme.
Lors de la publication des résultats, sera prise en compte, pour chaque candidat, la meilleure des deux notes qu’il aura obtenues, entre la note de l’épreuve terminale et la moyenne annuelle obtenue dans le cadre du contrôle continu en philosophie.
Aménagements pour l’épreuve du Grand oral
Lors de la première partie de l’épreuve, consistant en un exposé de 5 minutes, chaque candidat pourra disposer des notes qu’il aura saisies lors de sa préparation de 20 minutes ;
Pendant la deuxième partie de l’épreuve, consistant en un entretien, le candidat pourra recourir à un support, comme un tableau, pour y illustrer ou expliciter ses propos (pour y poser une équation, y esquisser une carte, etc.)
Chaque candidat présentera au jury un descriptif, visé par ses professeurs d’enseignements de spécialité et par la direction de son établissement, avec les points du programme qui n’auront éventuellement pas pu être étudiés.
Aménagements pour les épreuves anticipées de français
> Pour la voie générale
Deux séries de trois sujets de dissertation seront proposées (chaque sujet de dissertation étant en rapport avec une des œuvres au programme) et deux commentaires sur deux objets d’étude distincts.
> Pour la voie technologique
Deux commentaires et deux contractions de textes, chacune suivie d’un essai, seront proposés. Les candidats bénéficieront ainsi d’un choix doublé par rapport à une session normale.
> Épreuve orale
De nouveaux aménagements sont ajoutés :
- Sur le descriptif de chaque candidat seront mentionnés les points du programme qui n’auront pas pu être abordés, notamment les points de grammaire qui n’auraient pas pu être étudiés précisément ;
- Avant le début de la préparation de l’épreuve, les examinateurs choisiront parmi les 14 textes (voie générale) ou les 7 textes (voie technologique) deux textes. L’élève pourra choisir lui-même entre ces deux textes celui sur lequel il sera interrogé.
- Pour la seconde partie de l’épreuve, les candidats pourront consulter et utiliser l’œuvre étudiée en lecture cursive, afin de circuler dans l’œuvre, faire référence à un passage précis, et ainsi démontrer leur maîtrise de l’œuvre lue.
Aménagements pour les épreuves de la voie professionnelle
Épreuve orale de présentation du chef-d’œuvre en CAP
L’épreuve orale de présentation du chef-d’œuvre en CAP est maintenue.
Contrôles en cours de formation
Pour les contrôles en cours de formation, tous les candidats concernés doivent passer au moins un contrôle en cours de formation (CCF). Lorsqu’un ou plusieurs CCF ont déjà été réalisés, les candidats concernés sont dispensés des autres CCF.
Épreuves terminales du bac pro
Les épreuves terminales des enseignements généraux du baccalauréat professionnel sont maintenues. Toutefois, seules les deux meilleures notes seront retenues au titre de ces épreuves pour la délivrance du diplôme.
Lire notre avis détaillé sur les aménagements en voie professionnelle :

Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.

Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
















