Les discussions sur l’attractivité ont débuté. Pour le Snep-Unsa, le problème de la rémunération n’est pas réglé. D’autres enjeux sont également essentiels : les conditions de travail au quotidien, la formation des personnels, les possibilités de mobilités géographiques et professionnelles.
Snep UNSA

14 septembre 2023
Attractivité - première réunion de travail au ministère
Déclaration intersyndicale préalable
La réunion s'est ouverte avec la lecture d'une déclaration intersyndicale (UNSA et les autres syndicats représentatifs de l'éducation nationale) pour mettre en garde le ministre : Vous prenez vos fonctions dans un contexte très particulier pour l’Éducation nationale : pénurie de personnels alors même que les besoins de recrutements à court et moyen terme sont importants (329 000 enseignants à recruter d’ici 2030 selon la DARES), fossé grandissant entre la réalité que les personnels vivent et les déclarations ministérielles, présidentielles (...). Une concertation sur l’attractivité de nos métiers sans mesures salariales poursuivies et sans prise en compte des conditions de travail ne conduirait qu’à aggraver la crise que traverse l’Éducation nationale et dont vous serez alors, comme vos deux prédécesseurs et le président de la République, largement responsable.
Au programme
Trois chantiers seraient ouverts, l'un sur la formation initiale, un autre sur les évolutions de carrière (accompagnement à la prise de poste, passage à la hors-classe, changement de métier au cours de la carrière), le dernier sur les conditions de travail.
Des conditions de travail dégradées au quotidien
Pour le Snep-Unsa, il faut impérativement mettre fin aux dérives constatées depuis plusieurs années : alourdissement de la charge de travail volontairement accrue par le ministère avec le Pacte, bureaucratisation du travail des enseignants, accumulation des réformes et injonctions successives et contradictoires... Tout cela contribue à la perte de sens du métier.
La réflexion sur l’attractivité du métier ne peut faire l’impasse sur la question de l’inclusion scolaire. Lorsque les moyens et les conditions de l’accueil des élèves à besoins particuliers ne sont pas réunis, les personnels se trouvent en situation de souffrance ou dans l’impossibilité de remplir leurs missions comme ils le souhaiteraient.
De même, ignorer la question de l’absence totale de mixité sociale dans certains territoires conduit à dégrader les conditions d’enseignement des personnels.
Pour le Snep-Unsa, il faut impérativement mettre fin aux dérives constatées depuis plusieurs années : alourdissement de la charge de travail volontairement accrue par le ministère avec le Pacte, bureaucratisation du travail des enseignants, accumulation des réformes et injonctions successives et contradictoires... Tout cela contribue à la perte de sens du métier.
La réflexion sur l’attractivité du métier ne peut faire l’impasse sur la question de l’inclusion scolaire. Lorsque les moyens et les conditions de l’accueil des élèves à besoins particuliers ne sont pas réunis, les personnels se trouvent en situation de souffrance ou dans l’impossibilité de remplir leurs missions comme ils le souhaiteraient.
De même, ignorer la question de l’absence totale de mixité sociale dans certains territoires conduit à dégrader les conditions d’enseignement des personnels.
La formation des personnels : un enjeu essentiel
La formation continue doit permettre aux personnels la réflexivité sur leur métier et ne doit pas se réduire à des temps imposés de présentation des réformes ministérielles successives.
Pour le Snep-Unsa, la question de la formation continue est centrale. Déplacer la formation continue en dehors du temps scolaire n’est pas une solution acceptable. En revanche, il est nécessaire de reconstituer des moyens de remplacements qui offrent aux collègues la possibilité de prendre le temps de se former, d’échanger collectivement sur leurs expériences et pratiques.
Concernant la formation initiale, le Snep-Unsa reste attaché à la masterisation de tous les enseignants sans distinguer le 1er et le 2d degré, sans distinguer les concours. Le Snep-Unsa souhaite une prise en charge financière conséquente des étudiants engagés vers les métiers de l’éducation.
La formation continue doit permettre aux personnels la réflexivité sur leur métier et ne doit pas se réduire à des temps imposés de présentation des réformes ministérielles successives.
Pour le Snep-Unsa, la question de la formation continue est centrale. Déplacer la formation continue en dehors du temps scolaire n’est pas une solution acceptable. En revanche, il est nécessaire de reconstituer des moyens de remplacements qui offrent aux collègues la possibilité de prendre le temps de se former, d’échanger collectivement sur leurs expériences et pratiques.
Concernant la formation initiale, le Snep-Unsa reste attaché à la masterisation de tous les enseignants sans distinguer le 1er et le 2d degré, sans distinguer les concours. Le Snep-Unsa souhaite une prise en charge financière conséquente des étudiants engagés vers les métiers de l’éducation.
Repenser les mobilités géographique et professionnelle
La mobilité géographique dans le 1er degré et le 2d degré est actuellement totalement asphyxiée. C’est l’une des causes majeures de la désaffection du métier.
Pour le Snep-Unsa, il est urgent de revoir en profondeur les règles de mobilité afin de satisfaire les aspirations légitimes des collègues
souhaitant changer d'établissement, de région voire d'aller enseigner à l'étranger sans perdre leur statut.
Pour le Snep-Unsa, l’approche des questions d’attractivité est nécessairement globale. Si le ministre semble partager cette idée, il n’en reste pas moins que se pose la question essentielle de donner aux personnels en poste l’envie de rester. Cela nécessite non seulement d’améliorer concrètement leur salaire, leurs conditions d’exercice mais également de mieux prendre en compte les besoins d’évolution de carrière, de mobilité et d’aménagement de parcours.
Ce cycle de négociations ne sera un succès que si les collègues perçoivent rapidement et concrètement les effets sur le terrain au quotidien.
Ce cycle de négociations ne sera un succès que si les collègues perçoivent rapidement et concrètement les effets sur le terrain au quotidien.

















