Collectif des admissibles aux concours internes de l'éducation nationale
9 juin 2020
Le Snep UNSA offre volontiers une tribune au collectif des admissibles aux concours internes de l'Education nationale puisque le Snep UNSA partage l'exigence de reconnaissance de l'engagement professionnel de tous les collègues par un acte concret : l'admissibilité définitive des admissibles.

[tribune] Les quelques 8000 candidats aux concours internes de l’Education nationale sont lésés par le traitement arbitraire que le Ministère leur a réservé. 

Le 12 mars dernier, le Président de la République annonçait la fermeture des écoles en raison de la pandémie et le Ministère de l’Education nationale s’est vu dans l’obligation d’annuler et repousser les épreuves des concours de l’enseignement, de CPE et de Psy-En qui n’avaient pas encore eu lieu. Si cela était compréhensible initialement, la décision a été particulièrement éprouvante pour tous les candidats, qu’ils passent l’interne, l’externe ou le troisième concours. En effet, à partir du 15 mars, le Ministre n’a eu cesse de dire que des nouvelles viendraient « dans les jours qui viennent », mais ce n’est qu’un mois plus tard, après avoir d’abord annoncé le 14 avril, que les candidats ont pu enfin avoir des nouvelles.


Le 15 avril donc, c’est sur la matinale de BFMTV que M. Blanquer a annoncé au détour d’une interview que : « Lorsque le début du concours a déjà été passé avant la période du confinement, souvent c'est des écrits, l'oral peut être passé en juin-juillet ». Soulagement pour les candidats, et faux-espoir pour les admissibles à l’interne, dont les écrits, RAEP ou sur table, étaient déjà passés. Quelques heures plus tard, sur le site du Ministère, nous avons pu voir que « les oraux des concours internes auraient lieu après septembre ». M. Blanquer avait annoncé qu’un courriel serait adressé à tous les candidats dans les heures qui suivent, mais les admissibles à l’interne ne l’ont jamais reçu.

L’incompréhension générale a vu naître un collectif réunissant des Admissibles aux Concours Internes de l’Education Nationale pour dénoncer un traitement aussi arbitraire. Rappelons que les candidats aux concours internes sont bien souvent déjà en poste, en tant que contractuels ou titulaires, puisqu’il faut au minimum 3 ans d’expérience au service de l’Etat pour se présenter. Pour la majorité, se présenter au concours signifie tenter d’améliorer des conditions de vie, sortir d’une précarité qui dure malgré une expérience professionnelle reconnue et des diplômes, et des sacrifices de plusieurs mois voire années pour être à la hauteur des exigences du concours. Pourtant, les annonces successives du Ministre ont laissé peu de doute quant au regard que ce dernier porte sur notre situation : « Prioriser le sang-neuf », « les candidats à l’interne ne sont pas dans une situation d’urgence comme ceux se présentant à l’externe », « les admissibles à l’interne sont majoritairement des titulaires passant l’agrégation », « un poste leur est garanti à la rentrée », « le RAEP n’est pas un vrai écrit », nous dédaignant ainsi dans les médias, à l’Assemblée et au Sénat.

Les nombreuses questions, pourtant pertinentes et révélatrices de l’angoisse des candidats, qui ont été soulevées suite au déplacement des oraux à la rentrée n’ont jamais obtenu de réponses. Une pétition rassemblant à ce jour plus de 22000 signatures a été signée demandant l’admission de tous les admissibles, sans les oraux. Grâce à l’initiative du collectif, près de 200 sénateurs et députés de tous bords politiques ont signé des courriers officiels à l’attention de M. Blanquer, demandant l’admission des admissibles. Les syndicats, dont l’UNSA, ont demandé à l’unanimité qu’un collectif budgétaire exceptionnel soit mis en place pour admettre tous les admissibles. Des médias ont relayé l’information : Le Monde, Libération, Ouest- France, France3… Une délégation de 4 membres du collectif a été reçue en visio-conférence par la DGRH pour proposer l’admission de tous étalée sur 2 années, afin de répondre aux contraintes budgétaires immédiates énoncées. Mais pas de réponse.

Le 2 juin pourtant, soit 2 mois et demi après l’annonce du report des épreuves, c’est à nouveau sur BFMTV que notre Ministre a annoncé que les oraux des concours internes étaient annulés. Les jurys doivent se réunir pour débattre d’écrits déjà évalués et validés, pour sélectionner parmi eux ceux qui auront le droit d’être stagiaires en septembre 2020. Pour les autres, c’est retour à la case départ. M. Blanquer s’est justifié en disant qu’il lui fallait faire preuve « d’exigence pour l’entrée dans le métier ». Mais ne sommes-nous pas déjà en poste ? Les annonces successives donnent aux candidats le sentiment d’être baladés, que leurs expériences de ces dernières ne sont pas reconnues, que les écrits qu’ils ont déjà passés ne sont pas valorisés, et que les remerciements de l’exécutif adressés aux équipes pédagogiques pendant la période de confinement ne s’appliquent pas à eux. Cette décision laissera sur le carreau près de la moitié des admissibles, par un traitement arbitraire sur lequel nous n’avons eu aucune visibilité.

Les déclarations répétées concernant le besoin d’enseignants pour la rentrée 2020 qui promet d’être exceptionnelle et l’envie de rendre le métier plus attractif, les annonces florissantes sur les réseaux sociaux pour recruter des étudiants en licence pour que « prof » devienne un job étudiant sous-payé, les parutions d’offres sur Pôle Emploi pour un recrutement massif de contractuels (plus de 400 sont recherchés dans l’Académie de Versailles pour septembre !), le budget de 200 millions d’euros alloués aux « vacances apprenantes »… Toutes ces déclarations sonnent bien fausses aux oreilles des admissibles aux concours internes. C’est pourquoi, nous réclamons qu’à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle soit prise. Le besoin d’enseignants est tel qu’il est nécessaire de valoriser le dévouement des équipes qui se sont investies pour la continuité pédagogique dans un contexte sanitaire suscitant l’angoisse chez certains, tout en jonglant avec leur vie de famille, la préparation des concours, l’accueil des enfants de soignants pour quelques-uns et l’accompagnement des élèves en décrochage. Rendre les métiers de l’Education plus attractifs et permettre à l’Ecole de jouer son rôle passe par la reconnaissance de ses personnels. Il n’est pas question de créer des postes qui n’existent pas, mais de permettre à des personnels de sortir de la précarité, et de valoriser leur travail accompli.

Nous demandons donc toujours l’admission de tous les admissibles. L’admission de ces personnels expérimentés permettra de répondre aux besoins des élèves, des personnels eux- mêmes, des établissements scolaires, de l’institution, et de se concentrer sur la rentrée à venir. Elle est juste, et elle est nécessaire. Nous avons prouvé plus d’une fois notre valeur, nous demandons donc simplement à être admis pour que l’année 2020 soit l’année de notre stage. L’admission de tous les admissibles, c’est la seule solution qui convienne.


Le 8 juin 2020
Télécharger le communiqué du 6 juin par le collectif des admissibles
par Snep UNSA 26 janvier 2026
Cher(e)s collègues, Comme vous avez eu l'occasion de le remarquer, les voeux qui nous sont adressés par monsieur le Ministre sont laudateurs ( ICI ). "il est des femmes et des hommes qui, sans bruit, font reculer ces ténèbres. Ils n’occupent pas les plateaux de télévision, ils n’annoncent pas de ruptures spectaculaires. Ils allument, patiemment, les lumières de l’esprit humain. Ces femmes et ces hommes, ce sont principalement vous les professeurs, et tous ceux qui, avec vous, font l’École." Le 18 décembre 2026, nous étions reçus au ministère pour que la lumière, ministérielle, par des règles claires et applicables partout, permettent aux enseignants des établissements privés sous contrat d'exercer leur métier au quotidien sereinement. Les contrôles de l'activité des directeurs, en premier lieu, se mettent en place. Il était temps car les enseignants, eux, voyaient, voient et verront encore leurs activités contrôlées et c'est bien normal. Il manque toutefois une conclusion à ces voeux, la juste rémunération du travail réalisé et les perspectives d'amélioration pour l'avenir. Nous avons besoin d'être une profession rassemblée pour pouvoir peser sur nos conditions statutaires comme nos salaires. Rendez-vous au mois de décembre 2026, pour désigner des représentants œuvrant pour une profession unie qui avance. Loin des clivages, entretenus, agissez à votre niveau en adhérent à un syndicat qui peut vous représenter à l'Éducation nationale auprès de votre employeur. Enfin, en ce début d’année 2026, permettez-nous de vous adresser nos vœux les plus sincères : que cette nouvelle année soit porteuse de santé, de sérénité et de reconnaissance pour votre engagement professionnel au service de l’École.
par Snep UNSA 22 janvier 2026
Face à l'extraordinaire activité de lobbying déployée par le SGEC depuis les années 1970 afin de s'attribuer toujours plus de financement public (et se servir au passage), le Snep UNSA partage la position d'organisations demandant le respect de la loi et la promotion des valeurs de la République. Des subventions publiques qui font le bonheur de lobbyistes ? En effet, le SGEC, outil de lobbying de la conférence des évêques, ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, mais d'une forme d'impôt pris sur les établissements privés sous contrat, environ 100 € par élève et par année. 200 millions d'euros servent donc chaque année pour déformer la carte scolaire en fonction d'enjeux dont le caractère unitaire, c'est-à-dire Républicain est loin d'être établi. 200 millions ne sont pas versés, en salaire, aux personnels non enseignants et/ou ne sont pas utilisés pour améliorer les conditions de travail de tous, les conditions d'enseignement aux élèves. Les personnels pénalisés ? À noter parmi ces organisations : les syndicats d'enseignants. Rappelons que la profession des enseignants fonctionnaires ou contractuels de l'éducation nationale (et du ministère de l'Agriculture) est la seule profession de l'État à connaitre la division statutaire. Pour un même métier : deux statuts Les mêmes obligations de services pour tous, mais les fonctionnaires et contractuels affectés dans les murs privés ont des droits en moins (salaire, retraite, droit à formation, droit à mobilité, qualité de vie au travail non pris en compte pleinement par l'employeur) Bétharram, cas d'école ? L'annonce de la fermeture de l'établissement qui a permis au scandale des violences en milieu scolaire d'éclater sera peut-être l'occasion pour l'État de rependre la main sur les ouvertures et fermetures de classe. Jusque-là cette prérogative régalienne était visée avec une certaine efficacité par le SGEC. Les moyens (dotation horaire et subventions publiques) vont peut-être pouvoir être utilisés davantage au bénéfice des élèves dans le cadre Républicain plutôt que pour alimenter d'autres projets que ceux du Service public de l'éducation ? Contact presse : Franck Pécot 06.52.60.83.11
par Snep UNSA 21 janvier 2026
Cette prime de 176 € brut est versée aux bénéficiaires en activité au 1er janvier. Elle est attribuée chaque année aux personnels exerçant à temps complet comme à temps partiel. Bénéficiaires : Enseignants, stagiaires et titulaires (fonctionnaire ou contrat définitif), exerçant des missions d’enseignement Contractuels (maitres délégués) exerçant les missions ci-dessus, sous certaines conditions. Compensation pour les professeurs documentalistes En 2021, nous avions obtenu une revalorisation de leurs indemnités, légèrement supérieure au montant de la prime d’équipement informatique : de 767,10 € à 1 000 € brut pour les profs doc, revalorisée à 2 550 € brut à la rentrée 2023 Dans la mesure où, depuis, plusieurs augmentations sont intervenues notamment pour converger vers les montants de l’Isoe, l’augmentation de l’indemnité de fonction que nous avions obtenue pour ces personnels en 2021 prend tout son sens. Exclus sans solution Restent aussi exclus les DDFPT… s’ils n’exercent pas directement des missions d’enseignement, ainsi que les collègues en congé parental, en disponibilité ou en congé de formation professionnelle au 1er janvier. Un collègue qui prendrait 2 mois de congé parental autour de cette date sera exclu, ce qui est inadmissible. Cela pénalisera encore les femmes qui sont toujours les plus nombreuses à prendre ce congé, ainsi que les hommes qui ont la volonté d’inverser cette tendance. Contractuels, maitres délégués, en CDD et CDI Les personnels contractuels en CDI bénéficient de la prime d’équipement. En CDD, la prime est attribuée pour des contrats d’un an au 1er janvier ou des contrats successifs d’une durée cumulée d’un an, sous réserve que l’interruption entre 2 contrats soit inférieure à 4 mois. Pour le Snep-Unsa, la création de cette prime était une bonne idée qui répondait à une demande forte du terrain. Pourtant, en excluant certains enseignants, un sentiment d’injustice perdure. Le Snep-Unsa va poursuivre l’action jusqu’à obtenir des solutions indemnitaires pour chaque catégorie exclue à ce jour du bénéfice de la prime.
par Snep UNSA 9 janvier 2026
Que faire en cas d’intempéries ? Concilier la continuité du service et la sécurité des enseignants, agents publics de l'État
par Snep UNSA 9 janvier 2026
https://www.unsa-fp.org/article/Calendrier-des-payes-et-des-pensions-2026
par Snep UNSA 8 janvier 2026
Aujourd’hui, les 140 000 AESH (accompagnant(e) d'élèves en situation de handicap) qui représentent le deuxième métier de l’Education nationale, ont des statuts précarisés et souvent des salaires indécents découlant fréquemment de temps partiel imposés. Dans un contexte de préparation du budget 2026, presque toutes les organisations syndicales du ministère appellent l’Etat à prendre ses responsabilités en offrant aux AESH un véritable statut leur permettant de bénéficier d’une reconnaissance de leurs missions et d’accéder à de nouveaux droits. Mercredi 7 janvier, au Sénat une proposition de loi visant à améliorer le statut des personnels en charge de l'accompagnement individuel des élèves en situation de handicap a été rejetée par la majorité des sénateurs. Sur le fond le Snep UNSA regrette, à ce stade, ce choix politique En effet, accorder le statut de fonctionnaires de catégorie B aux AESH permettrait de professionnaliser le métier en passant par un concours de la fonction publique et d'améliorer l'attractivité de la profession. L'enjeu est de taille : en septembre dernier, près de 50 000 élèves en situation de handicap n'avaient pas d'AESH. Toutefois le projet de loi adopté en commission du Sénat posait des difficultés statutaires conséquentes. En effet le texte soumis en séance à l'ensemble des sénatrices et sénateurs imposait un statut à deux vitesses : le statut de fonctionnaire pour certain(e)s AESH, un maintien en temps que contractuel pour les autres. Cette volonté de diviser la profession des AESH aurait rendu service au SGEC (secrétariat général de l'enseignement catholique) qui aurait eu l'occasion de récupérer des fonds publics et une forme d'emprise sur une partie des AESH. Les sénateurs pourtant majoritairement favorables, par leurs votes, aux enjeux et désirs du SGEC, n'ont pas soutenu cette vision d'une profession divisée statutairement. A moins que cela ne soit que tout simplement, la volonté de laisser dans la précarité une profession peu utile à des parents électeurs qui n'en ont pas besoin des AESH ? Le Snep UNSA réclame un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, pour tous les AESH, des formations adaptées au métier, bref la reconnaissance du travail de celles et ceux qui font aussi vivre l'Ecole pour toutes et tous les élèves. Contact presse : Franck Pécot, 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 18 décembre 2025
Le 17 décembre 2025, audience au ministère : Le ministre monsieur Edouard GEFFRAY était représenté par madame Marjorie Koubi, conseillère en charge du dialogue social et des ressources humaines ainsi que Madame Anne Padier Savouroux, conseillère en charge de l’école inclusive, de la santé psychique et physique et du sport et de monsieur Lionel Leycuras, de la sous-direction de l’enseignement privé. Du Snep UNSA et du SnIa-Ipr, le syndicat des inspecteurs d'académie IA-IPR. Les échanges ont porté sur les contrôles dans les établissements privés sous contrat : la vie scolaire, le sport scolaire et la formation professionnelle des agents de l'Etat. Nous avons bien entendu que les organisations Formiris et équivalentes étaient actuellement auditées par la Cour des comptes. Nous avons démontré la nécessité d'un contrôle spécifique par l'inspection générale du ministère. Nous restons en lien avec le ministre, notamment sur ce sujet.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Forfait mobilités durables demande à déposer avant le 31 décembre
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Dans le cadre de ses audiences au ministère de l'Éducation nationale, le Snep UNSA vient vers vous Le Snep UNSA vous interroge au sujet de la situation des formations à la laïcité et à EVAR/EVARS avant d'aller plus loin sur le thème de la démocratie interne à l'établissement privé sous contrat.  Vos réponses sur une possible concertation afin d'organiser la rentrée 2026, sur l'existence d'un lieu de vie citoyenne pour les élèves, ... seront aussi portées à notre autorité de tutelle.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Il y a 120 ans, le 9 décembre 1905, le président de la République Emile Loubet promulguait la loi de séparation des Églises et de l’État, toujours en vigueur aujourd’hui.  Une loi fondatrice des bases juridiques de la laïcité de notre République où l’on ne trouvera d’ailleurs jamais le mot laïcité… Et avant tout ainsi une magnifique loi de liberté garantissant à chaque citoyen de notre pays son entière liberté de conscience.
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