Snep UNSA
8 septembre 2020

Rentrée 2020 : où en est-on de la réforme du lycée GT ?

Cette année scolaire est la dernière étape de la mise en œuvre de la réforme du lycée GT. En 2019/2020, les E3C ont été mis en place et les multiples dysfonctionnements du dispositif amènent à des changements précisés par différents textes réglementaires publiés au bulletin officiel le 31 juillet. 

La réduction du nombre d’épreuves terminales, après une session inédite où les résultats se sont faits sur la base du contrôle continu, va se concrétiser avec les nouveaux types d’épreuves, l’épreuve orale finale et celle du projet pour la voie technologique. Enfin, cette année est aussi celle de la mise en œuvre des programmes et des nouveaux enseignements prévus pour la classe de terminale.

Pour le Snep-Unsa, la mise en œuvre de la réforme ne lui permet pas d’atteindre les objectifs qu’elle s’était fixée :
  •     Les moyens alloués aux établissements ne sont pas toujours suffisants pour créer des groupes de spécialité à la hauteur des besoins.
  •     Le financement des options est mis en concurrence avec les moyens pour l’accompagnement des élèves dans les marges horaires des établissements. Toutefois, cette année, des moyens supplémentaires (HSE économisées pendant le confinement) sont prévus pour l’accompagnement, en seconde, suite à la crise sanitaire. Ces moyens ne remplacent pas des créations de postes ou des HSA qui auraient permis de diminuer les effectifs des groupes et de mieux suivre chaque lycéen. Au contraire, le ministère n’est pas revenu sur les suppressions de postes à cette rentrée. La carte des spécialités et des options devait favoriser les établissements peu attractifs et prendre en compte l’accessibilité de toutes les spécialités sur le territoire, aucun bilan ministériel n’a été communiqué à ce sujet.
  •     Les programmes ne donnent pas assez de place aux compétences transversales pour se préparer à l’enseignement supérieur et sont trop lourds en contenus pour laisser du temps au travail à l’oral, en groupe, en projet.
  •     Les modalités d’évaluation maintiennent une pression évaluative trop forte sans intégrer suffisamment, pour l’instant, l’amélioration de la valeur certificative de l’évaluation en contrôle continu
 
Les nouvelles épreuves
 
De nouvelles épreuves terminales
Deux épreuves pour les spécialités aux 2/3 de l’année, l’épreuve de philosophie et l’épreuve orale finale en fin d’année.
Pour le Snep-Unsa, les programmes sont trop lourds pour mettre en place une formation ambitieuse des élèves pour l’oral, qui pourrait se résumer à une récitation s’il ne s’adosse pas à un projet qui a du sens dans le parcours des élèves.
Un temps de préparation de l’épreuve orale est annoncé par le ministre sous une forme inconnue, tant pour les enseignants, que pour les élèves. Des notes de service parues pendant l’été modifient une nouvelle fois l’épreuve anticipée de français en première et l’épreuve de spécialité de langue vivante qui passe à 3h30 avec un oral de 20mn.
 
Simplification des épreuves communes de contrôle continu
Elles deviennent des évaluations communes, avec un calendrier et des modalités de passage plus souples, précisées par des notes de service dans le bulletin officiel du 31 juillet. A lire dans notre article (lien).
 
La solution ministérielle actée en juin, à l’issue des travaux du comité de suivi, n’est pas suffisante, pour le Snep-Unsa, pour prendre en compte les problèmes posés en janvier 2020 pour la première session des E3C : il faut réduire le nombre des épreuves et leur durée et transformer la banque de sujets en banque d’exercices pour que les enseignants puissent mieux les utiliser et que les épreuves ne désorganisent pas la vie des établissements (ce qui est forcément le cas si les épreuves sont trop longues).
 
Les nouveaux programmes
 
Le Snep-Unsa avait dénoncé la lourdeur des programmes de première et obtenu la création d’un comité de suivi de la réforme en septembre 2019. Le conseil supérieur des programmes n’a pas prévu de quelconque allègement, même du fait de la crise sanitaire.
Le Snep-Unsa continue à demander une révision des programmes, dont ceux de terminale qui s’appliqueront cette année pour la première fois.

 
Les nouveaux enseignements
 
Enseignements optionnels
Certains apparaissent cette année avec les maths expertes et les maths complémentaires qui sont au coeur de la logique de la réforme qui visait à réduire le poids disproportionné de la série S.
Pour le SE-Unsa, la place importante de ces options dans l’orientation des élèves (CPGE, PACES, métiers de l’éducation…) nécessite de ne pas les considérer comme les autres options dans l’allocation des moyens.
 
Le Snep-Unsa est aussi attentif à l’avenir des options arts, EPS et LV3 qui ne doivent pas être fragilisées par les nouvelles cartes académiques des spécialités et des options. Au contraire, celles-ci doivent prévoir des parcours cohérents qui avantagent les établissements isolés ou moins attractifs.
 
Nouvelle spécialité « anglais monde contemporain »
Cette création annoncée en début d’année ne règle pas le problème de l’enseignement de spécialité LLCER : de nombreux acteurs éducatifs, dont le Snep-Unsa, réclament de revoir cette spécialité pour intégrer la communication et des enjeux économiques et sociaux dans la spécialité LLCER centrée sur la littérature. Cela permettrait une orientation plus large avec ce choix de spécialité

 
Pour le Snep-Unsa, une spécialité bi-langue correspondrait aussi mieux aux enjeux de diversité linguistique qui sont au coeur du projet européen alors que l’anglais a accru son poids dans les enseignements avec le nouveau système des spécialités.
par Snep UNSA 9 janvier 2026
Que faire en cas d’intempéries ? Concilier la continuité du service et la sécurité des enseignants, agents publics de l'État
par Snep UNSA 9 janvier 2026
https://www.unsa-fp.org/article/Calendrier-des-payes-et-des-pensions-2026
par Snep UNSA 8 janvier 2026
Aujourd’hui, les 140 000 AESH (accompagnant(e) d'élèves en situation de handicap) qui représentent le deuxième métier de l’Education nationale, ont des statuts précarisés et souvent des salaires indécents découlant fréquemment de temps partiel imposés. Dans un contexte de préparation du budget 2026, presque toutes les organisations syndicales du ministère appellent l’Etat à prendre ses responsabilités en offrant aux AESH un véritable statut leur permettant de bénéficier d’une reconnaissance de leurs missions et d’accéder à de nouveaux droits. Mercredi 7 janvier, au Sénat une proposition de loi visant à améliorer le statut des personnels en charge de l'accompagnement individuel des élèves en situation de handicap a été rejetée par la majorité des sénateurs. Sur le fond le Snep UNSA regrette, à ce stade, ce choix politique En effet, accorder le statut de fonctionnaires de catégorie B aux AESH permettrait de professionnaliser le métier en passant par un concours de la fonction publique et d'améliorer l'attractivité de la profession. L'enjeu est de taille : en septembre dernier, près de 50 000 élèves en situation de handicap n'avaient pas d'AESH. Toutefois le projet de loi adopté en commission du Sénat posait des difficultés statutaires conséquentes. En effet le texte soumis en séance à l'ensemble des sénatrices et sénateurs imposait un statut à deux vitesses : le statut de fonctionnaire pour certain(e)s AESH, un maintien en temps que contractuel pour les autres. Cette volonté de diviser la profession des AESH aurait rendu service au SGEC (secrétariat général de l'enseignement catholique) qui aurait eu l'occasion de récupérer des fonds publics et une forme d'emprise sur une partie des AESH. Les sénateurs pourtant majoritairement favorables, par leurs votes, aux enjeux et désirs du SGEC, n'ont pas soutenu cette vision d'une profession divisée statutairement. A moins que cela ne soit que tout simplement, la volonté de laisser dans la précarité une profession peu utile à des parents électeurs qui n'en ont pas besoin des AESH ? Le Snep UNSA réclame un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, pour tous les AESH, des formations adaptées au métier, bref la reconnaissance du travail de celles et ceux qui font aussi vivre l'Ecole pour toutes et tous les élèves. Contact presse : Franck Pécot, 06 52 60 83 11
par Snep UNSA 18 décembre 2025
Le 17 décembre 2025, audience au ministère : Le ministre monsieur Edouard GEFFRAY était représenté par madame Marjorie Koubi, conseillère en charge du dialogue social et des ressources humaines ainsi que Madame Anne Padier Savouroux, conseillère en charge de l’école inclusive, de la santé psychique et physique et du sport et de monsieur Lionel Leycuras, de la sous-direction de l’enseignement privé. Du Snep UNSA et du SnIa-Ipr, le syndicat des inspecteurs d'académie IA-IPR. Les échanges ont porté sur les contrôles dans les établissements privés sous contrat : la vie scolaire, le sport scolaire et la formation professionnelle des agents de l'Etat. Nous avons bien entendu que les organisations Formiris et équivalentes étaient actuellement auditées par la Cour des comptes. Nous avons démontré la nécessité d'un contrôle spécifique par l'inspection générale du ministère. Nous restons en lien avec le ministre, notamment sur ce sujet.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Forfait mobilités durables demande à déposer avant le 31 décembre
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Dans le cadre de ses audiences au ministère de l'Éducation nationale, le Snep UNSA vient vers vous Le Snep UNSA vous interroge au sujet de la situation des formations à la laïcité et à EVAR/EVARS avant d'aller plus loin sur le thème de la démocratie interne à l'établissement privé sous contrat.  Vos réponses sur une possible concertation afin d'organiser la rentrée 2026, sur l'existence d'un lieu de vie citoyenne pour les élèves, ... seront aussi portées à notre autorité de tutelle.
par Snep UNSA 9 décembre 2025
Il y a 120 ans, le 9 décembre 1905, le président de la République Emile Loubet promulguait la loi de séparation des Églises et de l’État, toujours en vigueur aujourd’hui.  Une loi fondatrice des bases juridiques de la laïcité de notre République où l’on ne trouvera d’ailleurs jamais le mot laïcité… Et avant tout ainsi une magnifique loi de liberté garantissant à chaque citoyen de notre pays son entière liberté de conscience.
par Snep UNSA 27 novembre 2025
Les subventions aux établissements et classes associés à l'enseignement public par un contrat avec l'État sont de différents ordres : obligatoires ou facultatives. La plus connue : le forfait d'externat est calculé à partir de la masse salariale d'un établissement public, rapportée ensuite au nombre d'élèves. Cette subvention permet de rémunérer : le directeur, les personnels administratifs et de service (entretien, ménage). Elle n'est pas censée rémunérer les personnels de l'internat, de la restauration et celles et ceux liés aux prosélytismes quel qu'il soit. Par rapport à l'année dernière, une hausse de 0,34% a été décidée. Arrêté du 31 octobre 2025 fixant le montant de la contribution de l'Etat aux dépenses de fonctionnement des classes des établissements du second degré privés placées sous contrat d'association Arrêté du 31 octobre 2024 fixant le montant de la contribution de l'Etat aux dépenses de fonctionnement des classes des établissements du second degré privés placées sous contrat d'association
par Snep UNSA 25 novembre 2025
Qu’est-ce qu’un « Fait Etablissement » ? Il existe une application nationale sécurisée « Faits établissement ». Elle est destinée à enregistrer et transmettre tous les faits préoccupants (événements graves, phénomène de violence) d'un lycée, d'un collège d’une école ou d’une circonscription. Elle permet également d’assurer le suivi de ces faits. Les scandales à répétition dans des établissements privés sous contrat ont conduit le ministère de l'éducation nationale à préciser que TOUS les établissements relevant de la tutelle du ministère étaient concernés. Un décret à ensuite explicitement désigné les directeurs "du privé" pour remplir cette mission de service public Ce sont des faits qui portent atteinte à (aux) : Valeurs de la République (laïcité, racisme, etc.) Personnes, enfants comme adultes (violence verbales et/ou physiques, harcèlement, fugues/fuites, etc.) La sécurité, au climat scolaire (intrusion, port et/ou usage d’arme, drogue, perturbations, etc.) Biens (incendie, dégradations, vols, etc.) Une nomenclature plus détaillée ICI Cette application répond à plusieurs objectifs : Signaler en temps réel aux autorités académiques les faits préoccupants Alerter le ministère sur les faits les plus graves Demander aux autorités académiques un accompagnement Garder en mémoire ces faits sur une durée de 5 ans pour l’école et la circonscription (visibilité d’un an pour l’académie) Constituer un outil de pilotage au niveau des départements et de l’académie (tableau de synthèse contribuant à mieux définir le plan de prévention des violences, les protocoles de gestion de crise et d’engager une réflexion progressive) pour instaurer un climat scolaire serein. Qui peut déclarer un « Fait Etablissement » ? Le directeur L’IEN Les IA-DASEN et les personnels de la DSDEN désignés par l’IA-DASEN Le Recteur et les personnels du Rectorat désignés par le recteur Quels sont les niveaux de gravité des « Faits établissement » ? A qui sont-ils transmis ? Il existe trois niveaux de gravité : Niveau 1 : fait préoccupant ne nécessitant pas de transmission Niveau 2 : fait grave Niveau 3 : fait d’une extrême gravité Pour les niveaux 2 et 3, sont alertés l’IA-Dasen, le Recteur, le référent justice, l’équipe mobile de sécurité. Si le fait est jugé suffisamment grave, le Ministère peut être alerté. Pour les faits exceptionnels, vous devez faire une information téléphonique à votre IEN sans délai. Qui détermine le niveau de gravité ? Les faits sont répertoriés et catégorisés dans l’application mais vous avez la possibilité de modifier ce niveau de gravité. Comment accéder à l’application dédiée ? Pour accéder à l’application « Faits Etablissement » il faut : Accéder à ARENA et s’identifier avec la clé OTP Dans le menu de gauche, choisir « Enquêtes et Pilotage » Dans « Enquêtes et Pilotage », cliquer sur « Faits Etablissement » Comment créer un fait ? Il faut accéder à l’application puis : Aller sur l’onglet « Créer un fait » Compléter la date et l’école dans laquelle le fait a eu lieu Remplir les différents onglets (Types de fait, Protagonistes, Suites et Validation) A noter que : – les arborescences se déplient ou se replient en cliquant sur les flèches montantes ou descendantes (dans un rectangle bleu) – Une zone de résumé peut être renseignée pour compléter votre saisie (aucune information nominative ne doit être indiquée) – La saisie des Suites n’est pas obligatoire au moment de la création du Fait établissement, vous pourrez compléter et/ou modifier un fait enregistré ultérieurement en retournant sur l’application et en choisissant l’onglet « Suivre un fait » Et ensuite ? Onglet « Suivre un fait » Le directeur peut consulter les faits, les modifier, le compléter. Il faut accéder à l’application puis aller sur l’onglet « Suivre un fait ». Là il pourra voir tous les Faits établissement déclarés concernant votre établissement et être informé sur la suite qui leur a été donnée. Il aura l'occasion aussi modifier et/ou compléter un Fait particulier en cliquant sur le n° de ce dernier puis en cliquant sur l’onglet « Modifier » (en bas à droite). Il aura l'occasion également éditer un Fait établissement en cliquant sur l’onglet « Imprimer » (en bas à droite). Attention, étant le garant de la confidentialité des informations, vous devez prendre toutes les précautions nécessaires pour garantir cette confidentialité. Onglet « Synthèse » Cet onglet qui est accessible quand on arrive sur l’application vous permettra d’obtenir quelques données chiffrées, de visualiser des tableaux de consolidation des faits ainsi que leurs graphiques associés. Le Manuel Utilisateurs complet est consultable ICI
par Snep UNSA 21 novembre 2025
Après la mise en place de procédures et d'outils de contrôle des établissements d'enseignement privés hors contrat, le ministère se dote d'outils pour contrôler les établissements associés à l'enseignement public. Betharram, Stanislas, l'Immaculée conception, ... Ces noms d'établissements ont défrayé la chronique en lien avec les activités visant les élèves mais aussi des professeurs. Les uns venaient pour apprendre, les autres pour transmettre. Tous étaient visé par des pratiques, parfois des systèmes déviants mis en place par la direction. Au journal officiel est publié un nouveau décret qui liste les personnels habilités à contrôler les établissements. Sans surprise si les corps d'inspection sont cités, le texte fait apparaitre clairement les membres des conseils départementaux de l'éducation nationale (CDEN) ainsi que les maires et les délégués départementaux de l'éducation nationale (DDEN). Sur ces trois dernières catégories d'inspecteurs, deux (CDEN et DDEN) étaient déjà en capacité de réaliser les contrôles. Pour les Maires, c'est l'explicitation d'une prérogative générale en temps que premier officier de police judicaire sur sa commune. Sur quels thèmes ? L'inspection des établissements d'enseignement privés porte sur la moralité, l'hygiène, la salubrité et sur l'exécution des obligations imposées à ces établissements par le présent code. Elle ne peut porter sur l'enseignement que pour vérifier s'il n'est pas contraire à la morale, à la Constitution, aux lois et notamment à l'instruction obligatoire. Il n'y a pas de changement sur ce sujet, ce décret vient rappeler les points fondamentaux disponibles au bulletin officiel. Les enseignants qui sont placés sous l'autorité directe de leur inspecteur de l'éducation nationale (IEN) ou celle de l'inspecteur académique (IA-Ipr), disposaient déjà via la notion de "liberté pédagogique" du levier pour saisir l'autorité en cas de pression par leur direction, des parents, sur les contenus enseigner. Avis du Snep UNSA : La clarification nécessaire sur les outils de contrôle prend forme. Le Snep Unsa continuera d'aider les collègues dans leur métier en les appuyant vis-à-vis de notre hiérarchie officielle. Nous sommes vigilants sur le sujet de l'effectivité des contrôles qui souvent pointent les manquements de directeurs porteurs de "la bonne parole" : celle du représentant de l'Église et/ou celle du parent se comportant davantage comme un client. L'image du métier d'enseignant passe par la respectabilité des pratiques dans les établissements qui sont nos lieux de travail.
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