Snep UNSA
21 septembre 2026

[presse] Le SGEC prescripteur du contenu des cours des enseignant(e)s dans le privé sous contrat ?

Les divers scandales mis en lumière initialement par madame la Ministre Oudéa Castéra (Stanislas et le séparatisme scolaire), les commissions d'enquêtes sur les violences aux élèves dans des établissements scolaires ont permis à la presse de s'emparer de sujets traités jusque-là dans un petit périmètre.  Petit périmètre que le Secrétariat général de l'enseignement catholique cherche à ériger en chasse gardée.


La Cour des comptes, dans un troisième rapport paru en Juin 2026, n'est pas tendre sur les pratiques de l'association FORMIRIS dirigée indirectement par le SGEC : « carences persistantes dans [sa] gestion » , « une gouvernance insuffisamment prémunie contre les conflits d’intérêts », « favorise les situations de conflit d’intérêts et les décisions contraires au droit »,  répartition  des fonds  « à la main de l’enseignement catholique »,


Une autre pratique du SGEC est l'activisme auprès des enseignant(e)s, agents publics de l'Etat, via les directrices et directeurs afin qu'ils ne fassent pas cours selon les règles fixées par le Ministère de l'Education nationale.


Une journée du 25 septembre durant laquelle les cours seraient annulés, remplacés par des activités diverses, éventuellement un temps spirituel, financées sur fonds publics (bien évidemment).


Le président de l'association, monsieur Prévost, prend le soin d'écrire que le caractère obligatoire de la journée doit s'inscrire dans le respect de la liberté de conscience.


Toutefois les ressources mises en avant sont très orientées par et pour un seul culte.


Et c'est bien là que le bat blesse,  les agents publics travaillent pour toutes et tous, ils sont là pour servir l'Etat selon les règles et programmes officiels.


Servir une seule Eglise, c'est un autre métier.


Le mode opératoire du SGEC est immuable : demander aux directrices et directeurs d'organiser l'annulation selon ses désidératas.


Enseignant(e)s, élèves et parents sont-ils en accord ?  C'est une question superflue pour le SGEC.


Le Snep UNSA a donc alerté les services du ministère.


Le Snep UNSA suggère aux parlementaires, lors du vote du budget à distinguer les subventions aux associations porteuses des établissements d'une part  et les salaires (traitements) des enseignants, agents publics de l'Etat.

C'est à dire utiliser les programmes 140 et 141 pour assurer le versement des salaires des enseignant(e)s du premier et du second degré.



Contact presse :

Franck Pécot

06 52 60 83 11

Télécharger la communication du SGEC
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