Snep UNSA
11 janvier 2021

Concours session 2020 - des épreuves supplémentaires NON merci

Nous nous rappelons le déroulé des concours 2020 pour devenir enseignant, la difficulté que nous avons eu pour que le principe de réalité s'impose : arrêter les frais au mois de Juin 2020 et ne pas laisser trainer les épreuves du second tour en Octobre. Pour certains concours les épreuves pour l'admissibilité puis pour l'admission définitive ont eu lieu.

Le Snep UNSA informé de la volonté de faire passer une épreuve supplémentaire (de validation de l'admission définitive) n'est pas d'accord. Pour nous, c'est trop.

Pourquoi faire passer une "épreuve complémentaire" aux lauréats de la session 2020 ?

Lorsque le ministre a pris la décision (sans consulter les intéressés), il était question de valider des compétences orales, des postures, ... pour l'acte d'enseignement.
Pourtant depuis la rentrée de septembre les stagiaires de la session 2020 sont 'dans le bain', ils ont des élèves, un tuteur, un inspecteur, une direction, ... des collègues.

Pour nous cette idée est inadaptée,  surtout en période de pandémie. Nous avons déjà assez de pression sur les épaules. Nous l'avons écrit au ministre (voir courrier).

Télécharger le courrier du 4 novembre 2020


Pourquoi imposer aux lauréats de certains CAFEP des épreuves complémentaires ?


Les lauréats du concours externe pour l'EPS  (public et privé sous contrat) ont été sanctionnés dans le schéma habituel : épreuves d'admissibilité  puis épreuves d'admission.


Mais le ministre, dans son arrêté, impose aux seuls lauréats du CAFEP CAPEPS (et non ceux de l'externe du CAPEPS) de passer des épreuves complémentaires.


Il en va de même pour le CAFEP CAPET


Il en va de même pour


Pourquoi cette différence de traitement ?


Nos échanges avec le ministre ont été vains : notre demande, formellement déposée le 4 novembre, d'agir avec bienveillance (pour reprendre cet élément de langage à la mode) est clairement refusée.


Nous avons pris acte de son refus et avons  demandé au Conseil d'Etat de dire le droit. Nous espérons que la Justice saura faire entendre raison au ministre.



Et les autres lauréats 2020, tenus à ces "épreuves complémentaires" ?


Comme vous l'avez compris, l'apparent dialogue social avec ce ministre ne débouche pas.


Nous n'avons pas d'arguments, en droit, pour appuyer la demande de "bon sens" : retirer ces épreuves qui pour nous sont des épreuves en trop.


Nous pouvons peser par le rapport de force, notamment en écrivant aux Députés.




Ci-dessous un lien pour envoyer un courrier "tout prêt" aux responsables de la commission en charge de ce dossier :

M. Bruno Studer

Mme Cathy Racon-Bouzon

Mme Constance Le Grip

M. Régis Juanico

M. Stéphane Testé


Écrivez aussi à votre député et sénateur.

Texte que  nous proposons et pourrons relayer :


Mesdames Racon-Bouzon, Le Grip, messieurs Studer, Testé, Juanico,

 En tant qu'enseignant-e dans un établissement d'enseignement privé sous contrat d'association, lauréat.e d'un concours CAFEP ou CAER de la session 2020, je veux vous faire connaitre mon état d'esprit vis à vis de l'épreuve complémentaire de validation du concours en cette période extra-ordinaire liée aux conséquences de la pandémie que nous connaissons tous.

Puisque les concours 2020 ne se sont pas déroulés comme chaque année, je peux éventuellement comprendre que des mesures supplémentaires soient décidées.

Notre métier faisant appel à des compétences, à des postures d'enseignement, je peux comprendre qu'une épreuve orale soit décidée.
Toutefois dans le contexte actuel, est-ce bien raisonnable ?
Nos compétences orales, nos postures professionnelles, sont évaluées depuis le mois de septembre par mon tuteur, mon inspecteur et ma direction.
Ne serait-il pas déplacé de nous en demander plus que d'habitude en cette période ?

Je vous remercie d’avoir pris connaissance de mon état d’esprit, car je pense qu’il est nécessaire que vous en ayez pleinement conscience.

Je vous prie de croire, monsieur le président, mesdames les vice-présidentes, messieurs les vice-présidents, en mon dévouement le plus profond à l’École de la République.

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