Snep UNSA
11 juin 2021

Baccalauréat 2021 : questions et réponses

  • Epeuves Anticipées de Francais (EAF) 2021 : combien y aura-t-il de sujets à l’écrit ?

    En voie générale, les élèves auront le choix entre deux objets d’étude. Cela signifie donc qu’il y aura 6 sujets de dissertations (pour que chaque élève puisse choisir l’œuvre étudiée dans chacun des deux objets d’étude proposés) et deux commentaires (un par objet d’étude).


    En voie technologique, il y aura deux sujets de contraction-essai au choix. Malgré notre intervention, le Ministère n’a pas souhaité revenir sur cet aménagement inutile. Il y aura également deux commentaires portant sur deux objets d’étude différents.

  • EAF 2021 : combien de sujets différents aurai-je dans mon paquet de copies ?

    Pöur les épreuves anticipées écrites de francais, l' UNSA a demandé que les copies soient triées par objet d’étude dans les centres d’examens pour éviter la multiplication des sujets différents dans les paquets de copies et ainsi limiter la charge de travail des correcteurs. 

    Le Ministère a indiqué ne pas avoir trouvé de solution pour que les copies soient triées ainsi dans les établissements ou centres d’examens, avant numérisation. 

    Il peut donc y avoir jusqu’à 8 sujets différents dans un paquet de voie générale et 4 sujets différents dans un paquet de voie technologique

  • EAF 2021 : combien de textes doivent figurer sur les descriptifs ?

    Pour les épreuves anticipées de francais (EAF), 14 textes sont attendus en voie générale et 7 en voie technologique.

  • EAF 2021 : quels sont les aménagements prévus cette année pour l’épreuve orale ?
    • L’examinateur.trice doit donner le choix entre deux textes à l’élève pour la première partie de l’épreuve et prévoir une question de grammaire pour chaque texte. 
    • Les points du programme qui n’auront pas été abordés (notamment en grammaire) figureront sur le descriptif.
    • Lors de la seconde partie de l’épreuve l’élève pourra disposer de l’œuvre qu’il a choisi de présenter (qu’elle soit une œuvre du programme national ou une lecture cursive). Il ne pourra pas y accéder pendant la préparation.

    L'UNSA a été à l’initiative d’une intersyndicale dès le mois de mars pour exiger des aménagements conséquents pour l’épreuve écrit comme l’épreuve orale. 

  • EAF 2021 : je dois préparer les interrogations orales, serai-je convoqué.e pour surveiller la philosophie et l’écrit de l’EAF le 17 juin ?

    Le Ministère s’est engagé à demander aux divisions des examens et concours que des consignes soient transmises aux  chefs d’établissement afin que les professeurs de Lettres soient dégagés de surveillance.


    En cas de convocation de double convocation surveillance/examens, rappelez à votre directeur cette consigne ministérielle

  • EAF 2021 : Quelles sont les conditions matérielles du passage de l’oral ?

    Elles sont très différentes d’une académie à l’autre.


    On peut interroger les élèves dans leur établissement ou dans des centres d’examen. Certaines académies ont des coordonnateur.trice.s qui assurent le passage des élèves en tiers-temps, prennent le relais lors des pauses, aident à la saisie des notes. D’autres académies n’ont aucun dispositif de ce genre.


    Le nombre de candidats par jour est généralement entre 15 et 16.


    Certaines académies ont indiqué que les candidats devraient préparer dans une salle distincte de la salle d’interrogation. En effet, comme c’est l’élève qui choisit l’œuvre présentée dans la seconde partie et que celle-ci peut être issue du programme national, la probabilité que deux élèves passant successivement aient fait le choix de la même œuvre n’est pas faible.


    Le nombre de jours de convocation varie selon les académies.

  • EAF 2021 : serai-je convoqué pour l’écrit et pour l’oral de l’EAF ?

    Il n’existe pas de règle uniforme pour toutes les académies. Chaque DEC (division des examens et concours) ou le SIEC  s’organise comme il l’entend.


    Dans certaines académies, les professeurs de Lettres ne seront convoqués que pour l’écrit ou que pour l’oral. Dans certains cas, c’est une pratique habituelle en temps normal ; dans d’autres, c’est dans la volonté d’éviter une surcharge de travail. 

    Ce n’est pas forcément une réussite quand l’assiette des professeurs convoqués n’est pas élargie puisque la conséquence est alors des copies ou des candidat.e.s en très grand nombre.


    Dans certaines académies les convocations se feront pour l’écrit et à l’oral.

  • EAF 2021 : puis-je être convoqué pour plusieurs examens ?

    Le Snes-UNSA demande que les professeurs de lettres soient convoqués pour un seul examen (pas de cumul grand oral/EAF/BTS). 

    Suite aux interventions de l'UNSA, les divisions des examens et concours ont reçu des consignes pour éviter au maximum les sur-convocations des professeurs de Lettres.


    Il n’est toutefois pas possible d’avoir des garanties sur ce point dans toutes les académies.

  • EAF 2021 : j’enseigne en collège, puis-je être convoqué pour l’EAF ?

    C’est l’usage de certaines académies en temps normal. 

    Il est possible que cette pratique soit étendue cette année pour augmenter le vivier de correcteurs et examinateurs.

    Dans ce cas, devraient être privilégiés des collègues ayant une expérience du lycée.

  • Bac 2021 : quel protocole sanitaire doit-être appliqué lors des épreuves ?

    Les informations sur le protocole sanitaire exigées par l'UNSA arrivent au compte-goutte.


    En l’état actuel de nos informations :

    • Le port du masque chirurgical ou grand public ayant une capacité de filtration de 90% (ex catégorie 1) sera obligatoire pour tou.te.s. Des masques seront proposés aux candidat.e.s qui n’en auront pas. En cas de refus du port du masque, l’accès aux locaux d’examen sera refusé.
    • Un nettoyage des mains au gel hydroalcoolique sera systématiquement demandé à chaque entrée et sortie de salle.
    • Pour limiter les brassages, une signalétique sera installée pour dissocier les flux et matérialiser la distanciation physique d’un mètre.
    • Les consignes sanitaires seront affichées et rappelées aux candidat.e.s à leur arrivée et avant le début des épreuves.
    • Enfin, pour les épreuves orales, les candidats devront présenter leur pièce d’identité aux examinateurs sans contact et émarger avec leur propre stylo.

    L'UNSA continue d’intervenir à tous les niveaux pour que la sécurité sanitaire des examinateurs et des élèves soit assurée.

  • Bac 2021 : les copies seront-elles dématérialisées ?

    Les copies seront numérisées mais il sera possible de demander l’impression de pdf pour corriger des copies papier.


    La généralisation de la dématérialisation des copies pour les épreuves du baccalauréat est un non sens qui pose de nombreux problèmes : heures passées sur un écran, perte de sens de la correction car la comparaison des copies est rendue difficile. Tout un savoir faire lié à l’évaluation des copies est brutalement remis en question.


    L'UNSA exige la possibilité pour les correcteurs qui le demandent de corriger des copies papiers et non pas des copies numérisées. 


    Le ministère nous a informé que les correcteurs pourraient disposer des impressions des copies scannées afin de les corriger sur papier. C’est un premier pas, mais qui doit encore être confirmé : ces impressions doivent être lisibles et se faire dans les centres d’examen, il est n’est pas question que les correcteurs les impriment chez eux !


    Et en définitive, imprimer des copies qui étaient au format papier au départ et qui ont été scannées ...


    le plus simple est de donner accès directement aux copies papier aux correcteurs comme l'UNSA le demande.

  • Bac 2021 : je suis convoqué pour le Grand oral mais je n’ai pas encadré de Terminales cette année, est-ce réglementaire ?

    Oui, tous les collègues peuvent être convoqués aux jurys d’examens.


    Le jury du Grand Oral est composé de deux professeurs dont l’un dans la discipline d’une des spécialités du candidat. Vous pouvez aussi être convoqué au titre du second membre du jury, quelle que soit votre discipline.

  • Bac 2021 : en philosophie, un candidat peut-il tomber sur une partie du programme qu’il n’a pas étudiée ?

    Oui, et ce n’est pas le 4e sujet qui suffira à éviter le problème (un programme de 17 notions pour la voie générale, sera au mieux traité « à moitié » suite au passage en 1/2 jauge en novembre, que ce « à moitié » signifie 9 notions croisées entre-elles ou qu’il signifie 17 notions « à moitié » croisées. 


    En effet, il s’agit d’un programme dont les éléments ne sont pas isolables et interagissent les uns avec les autres). Sans parler de l’entraînement à l’écrit (bac blanc ou DS annulés…) très incomplet.

  • Bac 2021 : les épreuves de philosophie ont-elles été aménagées pour la session 2021 ?

    Oui, mais à la marge à l’écrit. Un sujet de dissertation supplémentaire viendra s’ajouter aux 3 sujets habituels, tant dans la voie générale que dans la voie technologique (le candidat aura donc le choix entre 3 dissertations et une explication de texte).


    Pour l’oral de rattrapage, en réponse à notre demande, une note de service en cours de publication autorisera, faute d’avoir la possibilité de présenter une œuvre intégrale, soit d’indiquer les passages de l’œuvre étudiés en classe, soit de remplacer la lecture suivie par une liste de 10 à 12 textes courts étudiés pendant l’année, sur le modèle de la voie technologique.


    Le Snes-UNSA est intervenu dès le mois de janvier pour pointer les conditions très particulières de cette session au cœur d’une année sous Covid.

    par exemple lire ICI

  • Bac 2021 : un élève absent à l’épreuve de philosophie bénéficie-t-il automatiquement de la note de contrôle continu ?

    Non, suite au CSE du 27 mai, la règle en cas d’absence d’un candidat a été modifiée. Le candidat bénéficiera de la meilleure des deux notes entre l’épreuve finale et la moyenne de contrôle continu. S’il est absent avec un motif valable, il pourra demander le bénéfice du contrôle continu en lieu et place de l’épreuve de remplacement de septembre.


    En cas d’absence injustifiée, il ne sera pas possible de bénéficier de cette possibilité car la note de 0 s’appliquera.


    Il n’en reste pas moins que la solution retenue par le ministère, à savoir retenir la meilleure note entre le contrôle continu et l’épreuve terminale est un nouveau signe de mépris pour les professeurs de philosophie. Elle revient à engager les correcteurs dans un travail, lourd, qui, dans beaucoup de cas, n’aura aucune utilité.


  • Bac 2021 : si je corrige l’écrit de philosophie, suis-je dispensé de jury de grand oral ?

    Non, mais suite à nos interventions à tous les niveaux pour pointer la charge de travail des correcteurs de philosophie, les services des examens (SIEC en IDF, DEC en académies) nous assurent d’une diminution du nombre de copies au prorata des journées de jury.


    Seuls les professeurs enseignant la spécialité HLP en terminale, ont néanmoins vocation à être de jury de Grand Oral, du moins en tant qu’examinateur expert de la spécialité à laquelle est adossée la question du Grand Oral (expertise censée permettre d’interroger le candidat sur toutes les parties du programme de terminale en lien avec sa question). 


    Le nombre limité de correcteurs pour l’épreuve de philosophie devrait donc les dispenser d’être de jury de Grand Oral au titre de l’examinateur non-expert (le jury étant composé de deux membres, dont un seul enseigne la spécialité).

  • Bac 2021 : les épreuves de philosophie ont-elles été aménagées pour la session 2021 ?

    Oui, mais à la marge à l’écrit. Un sujet de dissertation supplémentaire viendra s’ajouter aux 3 sujets habituels, tant dans la voie générale que dans la voie technologique (le candidat aura donc le choix entre 3 dissertations et une explication de texte).


    Pour l’oral de rattrapage, en réponse à notre demande, une note de service en cours de publication autorisera, faute d’avoir la possibilité de présenter une œuvre intégrale, soit d’indiquer les passages de l’œuvre étudiés en classe, soit de remplacer la lecture suivie par une liste de 10 à 12 textes courts étudiés pendant l’année, sur le modèle de la voie technologique.


par Snep UNSA 12 mars 2026
L’État met enfin la main à la poche pour notre prévoyance (compenser la perte de revenu liée un arrêt, une invalidité, voire un décès) mais de manière très timide. Le Snep UNSA s'efforce d'informer la profession au moyen d'une analyse factuelle avec tableaux, synthèses et explications. En effet, il est prévu une cotisation élevée de notre part pour une couverture somme toute ridicule. Concrètement : payer une quarantaine d'euros par mois contre une petite dizaine actuellement pour être moins protégé, Le taux de couverture du salaire passerait de 95% à à 80% au mieux ! Les explications ICI L'actuel prévoyance OGEC est une mince compensation de notre sous statut de non-fonctionnaire (lauréats d'un Crpe privé, Cafep ou Caer). C'est-à-dire sur une carrière, nous perdons au moins 40.000 € soit au moins 80 € par mois. Les explications ICI et ICI Cette prévoyance nous est accordée par notre non-employeur (les OGEC et équivalents). Elle risque de disparaitre en décembre puisque les OGEC qui ne sont pas les employeurs des enseignants (agents publics) souhaitent réaliser des économies. Nous conseillons donc de souscrire à un organisme de type MGEN-MAGE-CNP dès maintenant quand vous recevrez le mail *, ou MGEN (ancienne formule), MAGE , INTERIALE après le 31 décembre 2026**. Si l'accord "OGEC" est maintenu, nous pourrons résilier le contrat devenant inutile. Nous aussi, nous pouvons penser à nous, d'abord. * pour bénéficier de l'abondement de l'Etat, 7 €/mois et l'absence de questionnaire de santé ** pour palier au possible arrêt ou la possible dégradation du contenu de l'accord "Ogec" Lire aussi, https://www.snep-unsa.fr/prevoyance https://www.snep-unsa.fr/perte-de-revenus-entre-enseignants-disposant-du-meme-concours
par Snep UNSA Gwada 3 mars 2026
Ce vendredi 27 février, l’établissement scolaire privé, associé à l’enseignement public par contrat avec l’Etat, collège et lycée La Maîtrise de Massabielle , a eu l'honneur d’une inspection administrative. Cette inspection est une première en Guadeloupe, l'objet est de s'assurer du respect des termes du contrat librement choisis par la direction de l'établissement, madame Louvet. Au cœur du regard de notre institution : le respect des principes de notre République, le respect du travail des personnels, la valorisation de l'engagement des personnels enseignants en particulier. Le Recteur intéressé par l’activité mise en œuvre sous l’autorité de sa directrice doit venir en personne rendre les conclusions. La section locale du Snep UNSA, par ses alertes a contribué à l'intervention de notre autorité de tutelle : l’Etat. Elèves et enseignants ont eu l'occasion de prendre la parole. Ils peuvent toujours s'adresser au Rectorat ou à notre syndicat qui rendra compte à notre tutelle : le Recteur. Nous souhaitons aux personnels un cadre serein de travail : une répartition des heures en correspondance avec l'engagement de chacun(e) pour seul critère, une égale considération dans les relations professionnelles au quotidien.
par Snep UNSA 2 mars 2026
Le dispositif de prévoyance de notre employeur va être déployé à compter du mois de Mars 2026. Il prendra effet dès le mois de Mai 2026, en même temps que le dispositif de complémentaire santé. Ce dispositif, facultatif , vise à couvrir les risques d' incapacité (temporaire sur courte ou moyenne durée), d' invalidité , ou de décès . C'est-à-dire percevoir un complément de revenus en cas d'impossibilité de travailler ou de faire profiter à sa famille d'une aide en cas de décès. Le Snep UNSA propose un webinaire le mercredi 11 mars 2026 à 17h Nous vous ferons part du lien du webinaire, 1 semaine avant. soit à partir du 4 mars Pour participer au webinaire du mercredi 11 mars, 17h, inscrivez-vous
par Snep UNSA 27 février 2026
Voie professionnelle, le parcours en Y n'est plus
par Snep UNSA 27 février 2026
Le dispositif expérimental de la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires affectés dans les établissements publics et privés sous contrat était arrivé à son terme en décembre 2025. Depuis février, avec l’adoption du budget, il est finalement pérennisé. Ce dispositif concerne aussi les maitres en contrat définitif des établissements privés sous contrat. Notre article, ici La rupture conventionnelle de nouveau accessible Depuis décembre, l’éventualité d’une pérennisation du dispositif de la rupture conventionnelle dans la Fonction publique avait été envisagée par le gouvernement mais la parution des textes se faisait attendre en raison de la non-adoption du budget. Depuis le 19 février, date de parution de la loi de finances 2026, ce dispositif est définitivement inscrit dans le Code général de la Fonction publique. Pour les enseignants fonctionnaires ou en contrat définitif (établissement sous contrat d'association), il est donc de nouveau possible de demander une rupture conventionnelle. Et pour les maitres en CDI ? La rupture conventionnelle était déjà pérenne car elle n’était pas bornée au 31 décembre 2025 comme pour les fonctionnaires et les maitres en contrat définitif. L’avis du Snep-Unsa Le Snep-Unsa accueille positivement la pérennisation de la rupture conventionnelle, l’Éducation nationale étant le premier utilisateur au sein de la Fonction publique. Toutefois, pour le Snep-Unsa, ce dispositif doit être davantage développé. Il nécessite également une meilleure transparence, une harmonisation des critères d’acceptation et de calcul des indemnités, notamment pour éviter les trop grandes disparités ou des refus parfois injustifiés.
par Snep UNSA 23 février 2026
Lors d'une demande de congé de longue maladie (CLM) après 12 mois consécutifs de congé maladie ordinaire (CMO), l'enseignant fonctionnaire ou en contrat définitif du privé sous contrat peut se retrouver dans un "vide juridique" le temps que le conseil médical donne son avis. Cette situation conduit à une rupture de rémunération. Le Snep UNSA dénonce la rupture de rémunération et demande au ministère de l'éducation nationale de revoir sa copie. Après douze mois consécutifs de CMO, le fonctionnaire ou assimilé (enseignant en contrat définitif) est placé en disponibilité pour raison de santé (DRS) (décret 86-442, article 27). Il reçoit une indemnité égale au montant du traitement complétée, le cas échéant, des primes et indemnités pérennes qu'il percevait à l'expiration de son CMO. La perception de ce revenu n'est prévue que dans les cas exclusifs d’une demande de réintégration, de placement en disponibilité ou d'admission à la retraite pour inaptitude, tant que le conseil médical n'a pas statué. Et dans l'attente d'une décision de CLM ? Pour ceux qui demandent un CLM, curieusement, le texte ne prévoit rien. Le fonctionnaire n'est ni en disponibilité pour raison de service (DRS), ni en CMO, et se trouve sans aucun revenu, puisque ses droits sont épuisés. Les conséquences sont graves pour lui, alors qu'il est déjà dans une situation de santé difficile : Une rupture totale de ressources : il ne perçoit plus rien de l'administration pendant plusieurs mois, les délais des avis rendus par les conseils médicaux étant parfois très longs. Une exclusion de la protection sociale complémentaire (PSC) en prévoyance : comme il n'est ni en CLM, ni en DRS, les nouveaux contrats collectifs de prévoyance, mis en place en 2026, ne peuvent pas non plus l'indemniser. Cette situation n’est pas prévue par les articles 3 à 5 du décret 2024-678, qui énumèrent de manière limitative les garanties apportées par le contrat collectif : CMO, CLM, congé de longue durée, DRS ainsi que retraite pour invalidité. Une régularisation tardive : il ne sera payé qu'après la décision du conseil médical, de manière rétroactive. Un fonctionnaire en fin de droits de CMO, qui demande un CLM, et donc a priori, est gravement malade, n'est pas protégé financièrement durant l'attente de décision du conseil médical. Pour l'UNSA Fonction Publique, cette situation est inacceptable. Elle demande que l’article 27 du décret 86-442 soit modifié pour ouvrir la perception de l’indemnité provisoire dans tous les cas de saisine du conseil médical et permettre à chaque fonctionnaire de percevoir un revenu. https://www.unsa-fp.org/article/Du-CMO-au-CLM-l-UNSA-Fonction-Publique-denonce-une-rupture-de-remuneration
par Snep UNSA 20 février 2026
Le projet de décret sur les autorisations spéciales d’absence (ASA) dans la Fonction publique suscite une vive inquiétude. Le Snep-Unsa relaie l’alerte de l’UNSA Fonction publique et appelle les agents à se mobiliser pour défendre leurs droits. Présenté lors d’un groupe de travail, ce texte modifierait en profondeur le régime des autorisations d’absence pour événements familiaux, garde d’enfant malade ou accompagnement d’un proche. Des droits des agents publics menacés Pour l’UNSA Fonction publique comme pour le Snep-Unsa, le projet de décret constitue un recul. Il pourrait restreindre certains droits existants, limiter les possibilités de négociation locale et fragiliser l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Les autorisations spéciales d’absence sont pourtant essentielles. Elles permettent aux agents et agentes, qu'ils soient affectés dans des murs privés ou publics, de faire face à des situations familiales importantes sans pénalisation professionnelle. Certaines mesures envisagées pourraient par ailleurs avoir un impact particulier sur les femmes, alors que l’égalité professionnelle reste un enjeu majeur dans la Fonction publique. Une mobilisation pour le maintien des autorisations d’absence Face à ces reculs, une mobilisation nationale est lancée afin d’obtenir le maintien des droits existants et l’ouverture d’une véritable concertation avec les organisations syndicales. Le Snep-Unsa appelle l’ensemble des personnels à rester vigilants et à se mobiliser pour garantir des autorisations d’absence protectrices, équitables et adaptées aux réalités des agents publics.
par Snep UNSA 13 février 2026
Depuis 1976, la promulgation de la loi Guermeur instituant une égalité des obligations et du salaire entre enseignants fonctionnaires et contractuels en contrat définitif , affectés dans des murs privés, depuis 1992 et les accords Lang Cloupet installant un vrai faux concours d'enseignant, l'Etat et le secrétariat général de l'enseignement catholique ont régulièrement l'occasion de déstabiliser le service public d'éducation. Les enseignants, fonctionnaires ou contractuels, les inspecteurs, les médecins scolaires, les personnels administratifs des divisions "du privé", voient leur travail utilisé soit au motif du service public soit au motif de l'enseignement confessionnel. Le choix politique n'est pas assumé. La séquence récente autour de l’inspection en est l’illustration la plus nette. Après l’affaire Bétharram, l’État a enfin renforcé les contrôles dans le privé sous contrat. Mais au lieu de soutenir clairement celles et ceux qui exercent les missions d'enseignement, de direction d'école (dirigées par des agentes publiques), d'inspection, de médecine scolaire et d'administration, le Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique accélère son offensive publique et interne aux établissements privés sous contrat, en visant particulièrement les inspections et leurs méthodes. Dans le même temps, le ministre a publiquement mis l’accent sur des « problèmes de positionnement » de certains inspecteurs, renvoyant ainsi une part de la difficulté sur ceux qui contrôlent. Et c’est dans ce contexte qu’un syndicat de l'"enseignement libre catholique" (sic) s’est félicité de l’ouverture annoncée de l’accès au concours d’Inspecteur Académique - Inspecteur Pédagogique Régional (IA-IPR) aux enseignants du privé sous contrat. Les formations à la laïcité, celles relatives à l'EVARS sont largement utilisées par le SGEC et ses associations (Formiris notamment) pour faire valoir ses enjeux sans que le ministère ne se prononce clairement. Peut-être attend-il le résultat de l'audit de Formiris par la Cour des comptes ? Quoi qu'il en coûte aux agents, il laisse prospérer le vrai faux mouvement de l'emploi des agents publics, celui parallèle au vrai mouvement de l'emploi qu'il est censé diriger. A chaque fois le perdant est l’État et ses agents. Une frontière claire distingue pourtant le service public d’État, le travail des agents publics (enseignants, directrices d'écoles sous contrat, inspecteurs, médecins scolaires, personnels administratif) du SGEC et de l'activité "hors contrat" des directeurs des collèges et lycées privés sous contrat. Officiellement les directeurs des collèges et lycées privés sous contrat représentent l’État, la puissance publique, auprès des agents (enseignants, directrices d'écoles sous contrat, inspecteurs, médecins scolaires, personnels administratif) . L'ambiguïté, terreau de la violence ? Le long travail de sape de l’École de la République, visible depuis 1976 par les experts ou plus récemment par celles et ceux qui suivent l'actualité se mesure aussi à l'aune de la mise à jour des violences contre les élèves, particulièrement dans les internats relevant es établissements privés. Il n'y a pas une semaine sans révélations. Défendre l’École de la République, dont l'école publique ne consiste pas à opposer des personnes ou des parcours, mais à exiger un État clair sur ses principes, loyal dans le dialogue social et exigeant, voire intransigeant, avec tous ceux qui bénéficient de financements publics. Le Snep UNSA demande toujours des clarifications au ministère de l'éducation nationale et à celui de l’agriculture au sujet du statut des enseignants : la fonctionnarisation de tous et non pas l'affectation de vrais faux contractuels à coté de fonctionnaires. L'attractivité des métiers de l'éducation exige une clarification du statut des enseignants, la fonctionnarisation de tous les directeurs d'écoles, de collèges et de lycées œuvrant, en théorie, au service public, même si les murs sont privés. L'enseignement privé doit rester ce qu'il n'aurait jamais du cesser d'être : le financement privé de l'enseignement entre clients et patrons. Contact presse : Franck Pécot 06.52.60.83.11
Escroquerie FNOGEC
par Snep UNSA 11 février 2026
Escroquerie au dépend de la prévoyance ? Le Snep UNSA agit
par Snep UNSA 11 février 2026
À la suite de l'émission Cash Investigation du 29 janvier, évoquant la triste réalité d'un établissement , l’Espérance , des collègues nous ont alerté sur une pratique visiblement bien installée : l'activité de la DDEC pour chercher à remplacer le service du Rectorat dédié à la carrière des enseignant(e)s. En effet, les directrices et directeurs d'école de ce département, transmettent les éléments de la vie privée des enseignantes et enseignants à l'autorité diocésaine (ddec 85). Chaque absence, chaque congé (maladie, maternité, paternité, accident de travail, formation* sur temps de classe) est ainsi recensé par l'autorité diocésaine qui utilise le document officiel de l'autorité académique pour s'approprier ces éléments qui relèvent de la vie privée et professionnelles des agents de l'Etat. Les éléments transmis nous apprennent que l'autorité diocésaine stocke ces éléments dans une base de données à partir de laquelle elle édite des documents officiels ; procès-verbal d'installation et contrat de travail. Mais cela ne s'arrête pas là. Directrices et directeurs se permettent d'évaluer les agents dans le cadre mis en place par l'autorité diocésaine. Le Snep UNSA, après avoir alerté l'autorité académique pour une demande d'explications sur ces graves dérives, engage un dépôt de plainte auprès de l'autorité en charge de la protection des données personnelles. Si les collègues de ce département souhaitent aller plus loin, le Snep UNSA peut engager, directement, vis-à-vis de la DDEC et/ou de chacune et chacun des directeurs d'écoles les actions nécessaires pour que ces pratiques cessent.
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