Snep UNSA
11 juin 2021

Baccalauréat 2021 : questions et réponses

  • Epeuves Anticipées de Francais (EAF) 2021 : combien y aura-t-il de sujets à l’écrit ?

    En voie générale, les élèves auront le choix entre deux objets d’étude. Cela signifie donc qu’il y aura 6 sujets de dissertations (pour que chaque élève puisse choisir l’œuvre étudiée dans chacun des deux objets d’étude proposés) et deux commentaires (un par objet d’étude).


    En voie technologique, il y aura deux sujets de contraction-essai au choix. Malgré notre intervention, le Ministère n’a pas souhaité revenir sur cet aménagement inutile. Il y aura également deux commentaires portant sur deux objets d’étude différents.

  • EAF 2021 : combien de sujets différents aurai-je dans mon paquet de copies ?

    Pöur les épreuves anticipées écrites de francais, l' UNSA a demandé que les copies soient triées par objet d’étude dans les centres d’examens pour éviter la multiplication des sujets différents dans les paquets de copies et ainsi limiter la charge de travail des correcteurs. 

    Le Ministère a indiqué ne pas avoir trouvé de solution pour que les copies soient triées ainsi dans les établissements ou centres d’examens, avant numérisation. 

    Il peut donc y avoir jusqu’à 8 sujets différents dans un paquet de voie générale et 4 sujets différents dans un paquet de voie technologique

  • EAF 2021 : combien de textes doivent figurer sur les descriptifs ?

    Pour les épreuves anticipées de francais (EAF), 14 textes sont attendus en voie générale et 7 en voie technologique.

  • EAF 2021 : quels sont les aménagements prévus cette année pour l’épreuve orale ?
    • L’examinateur.trice doit donner le choix entre deux textes à l’élève pour la première partie de l’épreuve et prévoir une question de grammaire pour chaque texte. 
    • Les points du programme qui n’auront pas été abordés (notamment en grammaire) figureront sur le descriptif.
    • Lors de la seconde partie de l’épreuve l’élève pourra disposer de l’œuvre qu’il a choisi de présenter (qu’elle soit une œuvre du programme national ou une lecture cursive). Il ne pourra pas y accéder pendant la préparation.

    L'UNSA a été à l’initiative d’une intersyndicale dès le mois de mars pour exiger des aménagements conséquents pour l’épreuve écrit comme l’épreuve orale. 

  • EAF 2021 : je dois préparer les interrogations orales, serai-je convoqué.e pour surveiller la philosophie et l’écrit de l’EAF le 17 juin ?

    Le Ministère s’est engagé à demander aux divisions des examens et concours que des consignes soient transmises aux  chefs d’établissement afin que les professeurs de Lettres soient dégagés de surveillance.


    En cas de convocation de double convocation surveillance/examens, rappelez à votre directeur cette consigne ministérielle

  • EAF 2021 : Quelles sont les conditions matérielles du passage de l’oral ?

    Elles sont très différentes d’une académie à l’autre.


    On peut interroger les élèves dans leur établissement ou dans des centres d’examen. Certaines académies ont des coordonnateur.trice.s qui assurent le passage des élèves en tiers-temps, prennent le relais lors des pauses, aident à la saisie des notes. D’autres académies n’ont aucun dispositif de ce genre.


    Le nombre de candidats par jour est généralement entre 15 et 16.


    Certaines académies ont indiqué que les candidats devraient préparer dans une salle distincte de la salle d’interrogation. En effet, comme c’est l’élève qui choisit l’œuvre présentée dans la seconde partie et que celle-ci peut être issue du programme national, la probabilité que deux élèves passant successivement aient fait le choix de la même œuvre n’est pas faible.


    Le nombre de jours de convocation varie selon les académies.

  • EAF 2021 : serai-je convoqué pour l’écrit et pour l’oral de l’EAF ?

    Il n’existe pas de règle uniforme pour toutes les académies. Chaque DEC (division des examens et concours) ou le SIEC  s’organise comme il l’entend.


    Dans certaines académies, les professeurs de Lettres ne seront convoqués que pour l’écrit ou que pour l’oral. Dans certains cas, c’est une pratique habituelle en temps normal ; dans d’autres, c’est dans la volonté d’éviter une surcharge de travail. 

    Ce n’est pas forcément une réussite quand l’assiette des professeurs convoqués n’est pas élargie puisque la conséquence est alors des copies ou des candidat.e.s en très grand nombre.


    Dans certaines académies les convocations se feront pour l’écrit et à l’oral.

  • EAF 2021 : puis-je être convoqué pour plusieurs examens ?

    Le Snes-UNSA demande que les professeurs de lettres soient convoqués pour un seul examen (pas de cumul grand oral/EAF/BTS). 

    Suite aux interventions de l'UNSA, les divisions des examens et concours ont reçu des consignes pour éviter au maximum les sur-convocations des professeurs de Lettres.


    Il n’est toutefois pas possible d’avoir des garanties sur ce point dans toutes les académies.

  • EAF 2021 : j’enseigne en collège, puis-je être convoqué pour l’EAF ?

    C’est l’usage de certaines académies en temps normal. 

    Il est possible que cette pratique soit étendue cette année pour augmenter le vivier de correcteurs et examinateurs.

    Dans ce cas, devraient être privilégiés des collègues ayant une expérience du lycée.

  • Bac 2021 : quel protocole sanitaire doit-être appliqué lors des épreuves ?

    Les informations sur le protocole sanitaire exigées par l'UNSA arrivent au compte-goutte.


    En l’état actuel de nos informations :

    • Le port du masque chirurgical ou grand public ayant une capacité de filtration de 90% (ex catégorie 1) sera obligatoire pour tou.te.s. Des masques seront proposés aux candidat.e.s qui n’en auront pas. En cas de refus du port du masque, l’accès aux locaux d’examen sera refusé.
    • Un nettoyage des mains au gel hydroalcoolique sera systématiquement demandé à chaque entrée et sortie de salle.
    • Pour limiter les brassages, une signalétique sera installée pour dissocier les flux et matérialiser la distanciation physique d’un mètre.
    • Les consignes sanitaires seront affichées et rappelées aux candidat.e.s à leur arrivée et avant le début des épreuves.
    • Enfin, pour les épreuves orales, les candidats devront présenter leur pièce d’identité aux examinateurs sans contact et émarger avec leur propre stylo.

    L'UNSA continue d’intervenir à tous les niveaux pour que la sécurité sanitaire des examinateurs et des élèves soit assurée.

  • Bac 2021 : les copies seront-elles dématérialisées ?

    Les copies seront numérisées mais il sera possible de demander l’impression de pdf pour corriger des copies papier.


    La généralisation de la dématérialisation des copies pour les épreuves du baccalauréat est un non sens qui pose de nombreux problèmes : heures passées sur un écran, perte de sens de la correction car la comparaison des copies est rendue difficile. Tout un savoir faire lié à l’évaluation des copies est brutalement remis en question.


    L'UNSA exige la possibilité pour les correcteurs qui le demandent de corriger des copies papiers et non pas des copies numérisées. 


    Le ministère nous a informé que les correcteurs pourraient disposer des impressions des copies scannées afin de les corriger sur papier. C’est un premier pas, mais qui doit encore être confirmé : ces impressions doivent être lisibles et se faire dans les centres d’examen, il est n’est pas question que les correcteurs les impriment chez eux !


    Et en définitive, imprimer des copies qui étaient au format papier au départ et qui ont été scannées ...


    le plus simple est de donner accès directement aux copies papier aux correcteurs comme l'UNSA le demande.

  • Bac 2021 : je suis convoqué pour le Grand oral mais je n’ai pas encadré de Terminales cette année, est-ce réglementaire ?

    Oui, tous les collègues peuvent être convoqués aux jurys d’examens.


    Le jury du Grand Oral est composé de deux professeurs dont l’un dans la discipline d’une des spécialités du candidat. Vous pouvez aussi être convoqué au titre du second membre du jury, quelle que soit votre discipline.

  • Bac 2021 : en philosophie, un candidat peut-il tomber sur une partie du programme qu’il n’a pas étudiée ?

    Oui, et ce n’est pas le 4e sujet qui suffira à éviter le problème (un programme de 17 notions pour la voie générale, sera au mieux traité « à moitié » suite au passage en 1/2 jauge en novembre, que ce « à moitié » signifie 9 notions croisées entre-elles ou qu’il signifie 17 notions « à moitié » croisées. 


    En effet, il s’agit d’un programme dont les éléments ne sont pas isolables et interagissent les uns avec les autres). Sans parler de l’entraînement à l’écrit (bac blanc ou DS annulés…) très incomplet.

  • Bac 2021 : les épreuves de philosophie ont-elles été aménagées pour la session 2021 ?

    Oui, mais à la marge à l’écrit. Un sujet de dissertation supplémentaire viendra s’ajouter aux 3 sujets habituels, tant dans la voie générale que dans la voie technologique (le candidat aura donc le choix entre 3 dissertations et une explication de texte).


    Pour l’oral de rattrapage, en réponse à notre demande, une note de service en cours de publication autorisera, faute d’avoir la possibilité de présenter une œuvre intégrale, soit d’indiquer les passages de l’œuvre étudiés en classe, soit de remplacer la lecture suivie par une liste de 10 à 12 textes courts étudiés pendant l’année, sur le modèle de la voie technologique.


    Le Snes-UNSA est intervenu dès le mois de janvier pour pointer les conditions très particulières de cette session au cœur d’une année sous Covid.

    par exemple lire ICI

  • Bac 2021 : un élève absent à l’épreuve de philosophie bénéficie-t-il automatiquement de la note de contrôle continu ?

    Non, suite au CSE du 27 mai, la règle en cas d’absence d’un candidat a été modifiée. Le candidat bénéficiera de la meilleure des deux notes entre l’épreuve finale et la moyenne de contrôle continu. S’il est absent avec un motif valable, il pourra demander le bénéfice du contrôle continu en lieu et place de l’épreuve de remplacement de septembre.


    En cas d’absence injustifiée, il ne sera pas possible de bénéficier de cette possibilité car la note de 0 s’appliquera.


    Il n’en reste pas moins que la solution retenue par le ministère, à savoir retenir la meilleure note entre le contrôle continu et l’épreuve terminale est un nouveau signe de mépris pour les professeurs de philosophie. Elle revient à engager les correcteurs dans un travail, lourd, qui, dans beaucoup de cas, n’aura aucune utilité.


  • Bac 2021 : si je corrige l’écrit de philosophie, suis-je dispensé de jury de grand oral ?

    Non, mais suite à nos interventions à tous les niveaux pour pointer la charge de travail des correcteurs de philosophie, les services des examens (SIEC en IDF, DEC en académies) nous assurent d’une diminution du nombre de copies au prorata des journées de jury.


    Seuls les professeurs enseignant la spécialité HLP en terminale, ont néanmoins vocation à être de jury de Grand Oral, du moins en tant qu’examinateur expert de la spécialité à laquelle est adossée la question du Grand Oral (expertise censée permettre d’interroger le candidat sur toutes les parties du programme de terminale en lien avec sa question). 


    Le nombre limité de correcteurs pour l’épreuve de philosophie devrait donc les dispenser d’être de jury de Grand Oral au titre de l’examinateur non-expert (le jury étant composé de deux membres, dont un seul enseigne la spécialité).

  • Bac 2021 : les épreuves de philosophie ont-elles été aménagées pour la session 2021 ?

    Oui, mais à la marge à l’écrit. Un sujet de dissertation supplémentaire viendra s’ajouter aux 3 sujets habituels, tant dans la voie générale que dans la voie technologique (le candidat aura donc le choix entre 3 dissertations et une explication de texte).


    Pour l’oral de rattrapage, en réponse à notre demande, une note de service en cours de publication autorisera, faute d’avoir la possibilité de présenter une œuvre intégrale, soit d’indiquer les passages de l’œuvre étudiés en classe, soit de remplacer la lecture suivie par une liste de 10 à 12 textes courts étudiés pendant l’année, sur le modèle de la voie technologique.


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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité. Une certaine idée de la réussite Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences. Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence. Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours. L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes. L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline. Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement. L’avis du Snep-Unsa Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ? L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège. Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également. Pour le Snep-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur(e)s tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.
par Snep UNSA 15 avril 2026
Le convention collective 3218, enseignement privé non lucratif, couvre les personnels des établissements d'enseignement privés hors et sous contrat. L’État est le principal financeur via la subvention dite "forfait d'externat" qui permet le versement des salaires des directeurs, adjoints, secrétaire, comptable, surveillance, personnels de maintenance, .... des établissements sous contrat. Malgré ce financement public très majoritaire, les présidents d'association (OGEC) et les syndicats de l'enseignement privé (catholique) agissent sans réels contre-pouvoirs. Les OGEC, premiers financeurs du SGEC L'étude des comptes financiers des OGEC, lorsque ces associations veulent bien respecter leurs obligations légales, montrent des versements annuels aux diocèses, au SGEC, aux organisations de directeurs d'un montant minimal de 70 € par élève et par année. Pour un établissement souhaitant survivre financièrement : un collège avec 1 classe par niveau, une centaine d'élèves cela représente une dime d'environ 7.000 €. Pour un ensemble scolaire de 2.000 élèves, la montant de la dime est à minima de 140.000 € soit l'équivalent d'au moins deux postes de salarié. Comme pour 2025, les organisations présentes, après mise en scène, ont arrêté une augmentation de 0,5% de la valeur du point EPNL C'est-à-dire : - une hausse de +0,5% de la valeur du point, soit un passage à 20,13€, - rattrapage de l'effet Smic et mesures spécifiques pour les bas de grille à points EPNL : -Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1085 : Bonification exceptionnelle de + 8 points (proratisée selon la durée du travail) • Pour les salariés dont le nombre total de points est égal à 1091 : Bonification exceptionnelle de +4 points (proratisée selon la durée du travail) - Rattrapage de l'effet Smic pour les enseignants hors contrat : pas d’indice inférieur à 371, Cette hausse est insuffisante au regard des capacités financières des OGEC puisqu'elles préfèrent verser une dime, facultative, plutôt que d'améliorer les conditions salariales des personnels, salariés de droit privé. Le Snep UNSA revendique : - Une hausse du point d'indice EPNL au moins égale à l'inflation, - la redéfinition du champ de cette convention dont le nom est trompeur, EPNL ( enseignement privé dit non lucratif ), afin de distinguer le personnel rémunéré indirectement par l'État, de celui relevant réellement de logique lucrative.
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